Queen B frappe à nouveau. Le film musical "Black is King", qui a d'ailleurs été filmé en partie en Belgique, est rempli de silhouette royale. La styliste derrière ce festin de mode est Zerina Akers. Elle a commencé au W Magazine comme l'une des deux seules employées noires. Huit ans plus tard, elle rejoint Beyoncé. Portrait d'une fonceuse.
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Queen B frappe à nouveau. Le film musical "Black is King", qui a d'ailleurs été filmé en partie en Belgique, est rempli de silhouette royale. La styliste derrière ce festin de mode est Zerina Akers. Elle a commencé au W Magazine comme l'une des deux seules employées noires. Huit ans plus tard, elle rejoint Beyoncé. Portrait d'une fonceuse.Akers a grandi à Landover, une ville afro-américaine traditionnelle du Maryland. Elle a acquis ses connaissances en matière de mode en parcourant des magazines et en devinant quel créateur avait conçu les vêtements. Au lycée, elle organise même un défilé avec sa propre ligne de vêtements.Akers a fait ses premiers pas de styliste en tant que stagiaire au magazine W. Elle y débarque en 2006 avant d'y revenir plus tard en tant que pigiste. Sous l'oeil attentif de vétérans comme Alex White et Karl Temper, elle y découvre le pouvoir visuel de la mode. "J'ai toujours pensé qu'on ne pouvait travailler dans le domaine de la mode qu'en tant que styliste. He bien pas du tout. Le monde de la mode est en fait très vaste", déclare-t-elle dans une interview accordée à HypeBae. Elle commence par concevoir des séances de photos pour des magazines, puis se dirige vers la publicité.Combiner créativité et vision commerciale est très utile pour un styliste de célébrités. L'apparence doit être originale et correspondre à l'image de l'artiste. Akers le fait de façon magistrale. "Si j'ai un nouveau client, je commence toujours par une bonne conversation. J'ai besoin de savoir qui je vais habiller."Akers a rencontré Beyoncé lors d'une séance photo. Quelques mois plus tard, il s'est avéré que la superstar était à la recherche d'un styliste. "J'ai envoyé ma candidature, sans trop d'espoir. Je n'avais jamais habillé une personne célèbre auparavant. Après une période d'essai d'un mois, elle est définitivement adoptée. Leur collaboration débute par une série de post Instagram qui annonce un nouveau look pour Beyoncé. La chanteuse y combinait des pièces de grandes maisons de mode avec celles de créateurs indépendants. La demande pour les pièces explose et les postes sont même repris par Vogue. De quoi lancer de petits créateurs. Parce que c'est Beyoncé, j'aime aller trop loin. Je collectionne un peu de tout, des T-shirts à la haute couture. Il y a donc de la place pour la spontanéité", explique Akers au Harper's Bazaar.La marque de fabrique d'Akers est de réunir les talents pour créer un look. Chaque accessoire et vêtement est soigneusement sélectionné par elle. Par exemple, elle a demandé à la créatrice anversoise Nadine Veldman de lui envoyer ses boucles d'oreilles. Elles ont atterri sur les oreilles de la reine B dans le clip musical "Already". "J'aime mettre les créateurs au défi. La dentelle de Tanaya, par exemple, est une marque d'accessoires et de lingerie. Je lui ai demandé de faire un poncho avec des cristaux qui ressemblent à des gouttes de pluie. Cela donne super bien". Outre la débauche de glamour, Akers ne perd pas de vue l'objectif final : rendre hommage à la culture afro-américaine. Donner une voix et une visibilité aux créateurs noirs, c'est pour cela que nous avons fait l'album visuel.Pour la même raison, Akers a lancé la plate-forme "Black Owned Everything". En tant que styliste, elle peut ainsi entrer en contact avec des créateurs noirs indépendants dans le monde entier. Akers a un faible pour les pièces rares, mais elle aime tout autant les pièces phares. Dans "Déjà", par exemple, on peut voir Beyoncé dans un body de Marine Serre, qui a appris son métier à La Cambre à Bruxelles. Le célèbre motif en demi-lune de la créatrice française pourrait gagner de nombreux coeurs.Le travail opulent d'Akers dans Black is King est accueilli avec beaucoup d'enthousiasme, mais elle garde les pieds sur terre. "Je ne m'attendais pas à de telles réactions. Quand vous travaillez, vous êtes dans une bulle et vous ne le remarquez pas. On passe à autre chose, un pas à la fois".