Dans un communiqué de janvier, celle-ci annonçait la prise de dispositions inédites, dont l'une fit particulièrement frémir la planète mode : le contrôle de gens portant des vêtements de créateurs et autres accessoires de luxe. Une manière de lutter contre la contrefaçon ? Pas du tout, plutôt contre le trafic de drogues, en harcelant de jeunes présumés dealers manifestement " trop pauvres " pour pouvoir se tapisser de Vuitton, Saint Laurent ou Gucci. Nulle question donc d'alpaguer les touristes fortunés pour examiner les étiquettes de leurs frusques, il s'agit de quartiers ciblés et d'un public précis - et pourtant, du côté des syndicats policiers, on s'avoue pas franchement ravis.

Qu'importe, on a décidé en haut lieu que les agents allaient défroquer des gamins en pleine rue, pour battre en brèche le sentiment d'impunité et leur montrer un peu qui commande, à la fin. Soit une recette répressive, franchement éculée, déguisée en mesure expérimentale ; rien de plus qu'une bonne petite humiliation en règle, consécutive à un contrôle au faciès. Pile un an après l'affaire Théo, certaines habitudes ont décidément la peau dure ; c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures bavures.

Dans un communiqué de janvier, celle-ci annonçait la prise de dispositions inédites, dont l'une fit particulièrement frémir la planète mode : le contrôle de gens portant des vêtements de créateurs et autres accessoires de luxe. Une manière de lutter contre la contrefaçon ? Pas du tout, plutôt contre le trafic de drogues, en harcelant de jeunes présumés dealers manifestement " trop pauvres " pour pouvoir se tapisser de Vuitton, Saint Laurent ou Gucci. Nulle question donc d'alpaguer les touristes fortunés pour examiner les étiquettes de leurs frusques, il s'agit de quartiers ciblés et d'un public précis - et pourtant, du côté des syndicats policiers, on s'avoue pas franchement ravis. Qu'importe, on a décidé en haut lieu que les agents allaient défroquer des gamins en pleine rue, pour battre en brèche le sentiment d'impunité et leur montrer un peu qui commande, à la fin. Soit une recette répressive, franchement éculée, déguisée en mesure expérimentale ; rien de plus qu'une bonne petite humiliation en règle, consécutive à un contrôle au faciès. Pile un an après l'affaire Théo, certaines habitudes ont décidément la peau dure ; c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures bavures.