Peu connu du grand public, le cinéaste de 55 ans, qui conteste cette mise en cause, est mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime", a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Il a été placé sous contrôle judiciaire le temps que les investigations se poursuivent. Il lui est notamment interdit de rencontrer l'actrice de 31 ans, a précisé une source proche du dossier à l'AFP.

M. Ruggia avait été interpellé mardi matin avant d'être interrogé à Nanterre, près de Paris. Une confrontation avec la comédienne a eu lieu mercredi, durant laquelle chacun a campé sur ses positions, a indiqué à l'AFP une autre source proche du dossier.

L'affaire a démarré à l'automne quand Adèle Haenel, récompensée par deux César en 2014 et 2015, a accusé le cinéaste auprès du site d'informations en ligne Mediapart.

Elle a dénoncé dans le journal en ligne "l'emprise" qu'il aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film "Les Diables" (2002), puis un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements" répétés et des "baisers forcés dans le cou", le tout alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.

Ces accusations ont provoqué un séisme dans le milieu du cinéma français, jusque-là resté assez imperméable au mouvement #MeToo. Quelques jours plus tard, de nouvelles accusations de viol portées par une photographe française contre le célèbre réalisateur franco-polonais Roman Polanski ébranlaient de nouveau le milieu du 7e art.

Adèle Haenel avait dans un premier temps refusé de saisir la justice. Elle avait finalement porté plainte quelques jours après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet.

Elle avait estimé dans un communiqué qu'il était "de sa responsabilité de justiciable comme de personnalité publique" de prendre part activement à la procédure, "au regard de la gravité des faits dénoncés et des conséquences pour chacun".

Christophe Ruggia s'est défendu à plusieurs reprises dans les médias, assurant par exemple avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite".

Dans le magazine Marianne, le cinéaste, engagé ces dernières années en faveur des réfugiés et des sans-papiers, a aussi affirmé en décembre qu'Adèle Haenel lui était hostile car il lui avait refusé un film.

Peu connu du grand public, le cinéaste de 55 ans, qui conteste cette mise en cause, est mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime", a-t-on appris auprès du parquet de Paris.Il a été placé sous contrôle judiciaire le temps que les investigations se poursuivent. Il lui est notamment interdit de rencontrer l'actrice de 31 ans, a précisé une source proche du dossier à l'AFP.M. Ruggia avait été interpellé mardi matin avant d'être interrogé à Nanterre, près de Paris. Une confrontation avec la comédienne a eu lieu mercredi, durant laquelle chacun a campé sur ses positions, a indiqué à l'AFP une autre source proche du dossier.L'affaire a démarré à l'automne quand Adèle Haenel, récompensée par deux César en 2014 et 2015, a accusé le cinéaste auprès du site d'informations en ligne Mediapart.Elle a dénoncé dans le journal en ligne "l'emprise" qu'il aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film "Les Diables" (2002), puis un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements" répétés et des "baisers forcés dans le cou", le tout alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.Ces accusations ont provoqué un séisme dans le milieu du cinéma français, jusque-là resté assez imperméable au mouvement #MeToo. Quelques jours plus tard, de nouvelles accusations de viol portées par une photographe française contre le célèbre réalisateur franco-polonais Roman Polanski ébranlaient de nouveau le milieu du 7e art.Adèle Haenel avait dans un premier temps refusé de saisir la justice. Elle avait finalement porté plainte quelques jours après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet.Elle avait estimé dans un communiqué qu'il était "de sa responsabilité de justiciable comme de personnalité publique" de prendre part activement à la procédure, "au regard de la gravité des faits dénoncés et des conséquences pour chacun".Christophe Ruggia s'est défendu à plusieurs reprises dans les médias, assurant par exemple avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite".Dans le magazine Marianne, le cinéaste, engagé ces dernières années en faveur des réfugiés et des sans-papiers, a aussi affirmé en décembre qu'Adèle Haenel lui était hostile car il lui avait refusé un film.