Déjà, parce qu'il s'ouvrit par un incendie, et que l'actu française était très occupée à couvrir et recouvrir celui de Notre-Dame ; une poignée de huttes au toit de paille ne pouvaient rivaliser avec la forêt de poutres de la voûte séculaire.
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Déjà, parce qu'il s'ouvrit par un incendie, et que l'actu française était très occupée à couvrir et recouvrir celui de Notre-Dame ; une poignée de huttes au toit de paille ne pouvaient rivaliser avec la forêt de poutres de la voûte séculaire. Ensuite, parce que ledit sinistre avait été commandité par le préfet Bernard Bonnet en personne, bien décidé qu'il était à raser les paillotes installées illégalement le long du littoral corse - on les soupçonnait d'abriter de dangereux nationalistes, de financer des activités répréhensibles ou de servir à blanchir l'argent, voire les trois à la fois. Et en ces temps où la contestation et les théories complotistes alimentent gaillardement le brasier médiatique, on suppose que l'Elysée préfère oublier cet épisode politico- judiciaire des plus fâcheux, et éviter de rappeler que des gendarmes avaient eux-mêmes bouté le feu. On comprend bien l'embarras que lui causerait la commémoration d'une bonne vieille affaire d'Etat, alors que l'on vient à peine de souffler une autre bougie, celle de l'anniversaire des premiers exploits d'Alexandre Benalla (photo), à l'occasion des manifs du 1er mai. Happy birthday !