Entreprise créée à Coblence en 1985 par les fères Arnold, Radsport était initialement fournisseur de composants de vélo. Ce n'est qu'en 1996 qu'elle se mit à assembler ses propres cycles, et, après l'adoption du nom Canyon au tournant du millénaire, se donna les moyens de rivaliser avec les constructeurs de premier plan ; avec un succès certain. C'est ainsi qu'en septembre 2009, Cadel Evans est sacré champion du monde sur un de leurs vélos. Quelques semaines plus tard, notre Philippe Gilbert national remporte quant à lui le tour de Lombardie, chevauchant un Canyon ...

Entreprise créée à Coblence en 1985 par les fères Arnold, Radsport était initialement fournisseur de composants de vélo. Ce n'est qu'en 1996 qu'elle se mit à assembler ses propres cycles, et, après l'adoption du nom Canyon au tournant du millénaire, se donna les moyens de rivaliser avec les constructeurs de premier plan ; avec un succès certain. C'est ainsi qu'en septembre 2009, Cadel Evans est sacré champion du monde sur un de leurs vélos. Quelques semaines plus tard, notre Philippe Gilbert national remporte quant à lui le tour de Lombardie, chevauchant un Canyon lui aussi, avant de connaitre deux saisons cannibalesques qui le hisseront à la seconde, puis à la première place du classement mondial de l'UCI, toujours propulsé par la belle mécanique allemande. Autant dire que Canyon n'est pas un nouveau venu dans le circuit - mais, s'il en est question aujourd'hui, ce n'est pas en lien avec le tour de France, ou l'un des autres coureurs, triathlètes ou vététistes soutenus par la marque. L'actu de la marque en ce mois de septembre 2020, outre la Grande Boucle, c'est ce prototype de quadricycle à assistance électrique, imaginé comme " une alternative révolutionnaire à la voiture comme au vélo ".Celle-ci présenterait de nombreux avantages, dont les principaux sont sans conteste de protéger son pilote des intempéries comme des automobilistes indélicats, de proposer un espace de rangement que l'on dit susceptible d'accueillir un enfant jusqu'à 11 ans, et accessoirement d'éviter d'émettre du CO² en milieu urbain. Avec son cockpit amovible, il ressemble un peu aux vélomobiles aux airs " fusée " que l'on croise parfois sur nos routes, en dépit d'un look résolument carré. Côté performances, la bête dispose de deux niveaux de vitesse, l'un de 25 km/h, comme une vélo électrique traditionnel, et l'autre poussant l'engin jusqu'à 60 km/h, supposément pour trouver sa place dans le trafic régulier - merci à la batterie surpuissante de 2000 watts.Spécialiste des véhicules ultra-légers (détenant notamment le record du vélo de course le plus léger, avec 3,7 kg à la pesée en 2005), Canyon a doté son Future Mobility Concept de mensurations relativement compactes, avec deux mètres de long pour 83 centimètres de large, soit une douzaine de plus qu'un cintre de VTT standard. Des caractéristiques qui lui permettent d'emprunter les routes comme les pistes cyclables - du moins celles d'une largeur suffisante -, avec une autonomie maximale de 150 kilomètres.A quelle date peut-on espérer voir cette intrigante machine en magasin, selon quelle législation pourra-t-elle arpenter nos routes ou à quel prix pourra-t-on l'acquérir, nous n'en savons encore rien. Quant à ceux qui voudraient découvrir la bête de leurs yeux, ils peuvent se rendre au showroom Canyon de Coblence, dans le nord de la Rhénanie-Palatinat.