Privée de scène, comment s'est donc passée pour Fanny Ruwet cette année sous perfusion covid? Up and down selon les moments. Entre désespoir, sur le mode de "la vie n'a aucun sens", et plaisir d'avoir le temps de se prendre conscience de plein de choses, et de travailler à foison sur de nouveaux projets. Une série de capsules qu'elle a coécrit avec Dena pour la Ville de Bruxelles avec des congénères françophones et néerlandophones, pour donner via l'humour le goût de découvrir la capitale. Sept films qui seront révélés pour la fête de l'Iris, les 8 et 9 mai prochains. Dans les tubes aussi, une série de podcasts de 3 minutes, enregistrés durant ses spectacles en public, depuis l'automne dernier. Baptisé Imagine ça parle de ça, dont on ne vous révèlera pas ici le pitch, l'objectif est clair: mettre un peu de légèreté et encore plus d'absurdité dans ce monde qui n'en manque pourtant pas. Parce qu'évidemment dans ce registre, l'auteure de stand up reste interdite face à l'attitude des gouvernements (belge mais aussi français) vis à vis du monde du spectacle, saisie d'un sentiment d'étrangeté que de ces métiers, il ne soit même pas fait mention.

M'installer à Paris? Pas question de vivre au jour le jour dans cette ville de sheitans! (rires)

Pas que show girl, elle n'a cessé chaque semaine de descendre à Paris, "cette ville de sheitans" où il n'est même pas question pour elle de s'installer tant elle préfère l'esprit décontracté de Bruxelles au stress parisien, et les mètres carrés pour faire évoluer sa pensée qu'elle a vivace. Un esprit sans filtre, drôlement désespéré, fille d'aujourd'hui délicieusement salace, dont on se régale chaque semaine durant trois minutes sur les ondes de France Inter.

Avant de se remettre en selle en se remettant en scène au TTO à Bruxelles, elle s'est prêtée à l'exercice du portrait chinois. De ce que l'on fait à une heure indue, ado, avec sa meilleure copine, quand on a plus rien de neuf à dire mais qu'on veut quand même continuer à parler pour rire, et pour en savoir toujours plus sur celle qu'on semble déjà bien connaître, tant elle ose tomber le masque sur ce qui la traverse, dès qu'on lui tend le micro pour l'exercice.

Si vous étiez une mesure sanitaire anti covid

Le fait de rester chez soi. Qui est une de mes passions.

Si vous étiez une chanson de l'année écoulée

Elle n'est pas sortie cette année mais elle la résume bien (et elle est très belle): Je veux de la lumière de Philémon Cimon.

Si vous étiez un plat régressif et réconfortant

La pizza. Simple, efficace.

Si vous étiez une expression crispante

Les anglicismes et le franglais, que je glisse dans toutes mes phrases, en sachant très bien qu'on va me le reprocher.

Si vous étiez une insulte

Fils de chien (je l'utilise surtout pour insulter mon chat).

Si vous étiez un.e humoriste vivant.e

Ça serait chouette.

Si vous étiez un tabou

La fragilité de la santé mentale.

Si vous étiez une fringue pas possible

Des t-shirts Céline Dion et Lorie. Grande fan.

Si vous étiez une mauvaise habitude à perdre

Se ronger les ongles.

Si vous étiez une série quand y pas stand-up

Fleabag!

Si vous étiez une nouvelle habitude

Faire du sport. Ça améliore tellement la vie.

Si vous étiez un anti-dépresseur

Sipralexa, 20mg / jour. La base.

Sans ordonnance, la bouffe.

Si vous étiez une pensée de fin de soirée

Mais dans le fond, on est rien (c'est aussi une pensée de milieu d'après-midi, par contre).

Si vous étiez une lubie de confinement

Se teindre les cheveux. J'avais tenté au début du premier confinement, histoire de moins m'ennuyer.

Si vous étiez une avancée pour les filles/ femmes

Le droit de s'en foutre. Et de pouvoir être aussi médiocre que les hommes.

Si vous étiez un moyen de s'endormir

Les audiobook. Je suis au 15e chapitre de Sorcières de Mona Chollet. Toujours aucune idée de ce dont ça parle.

Si vous étiez une question idiote de journaliste

"Ça fait quoi d'être une femme en humour?"

Fanny Ruwet déconfine la culture le 1er mai avec son spectacle, Bon anniversaire Jean au Théâtre de la Toison d'Or, Galeries de la Toison d'Or, 396-398 à 1050 Bruxelles, www.ttotheatre.com. Puis dans toute la Belgique, en France et en Suisse.

Et toujours le podcast Les gens qui doutent

Privée de scène, comment s'est donc passée pour Fanny Ruwet cette année sous perfusion covid? Up and down selon les moments. Entre désespoir, sur le mode de "la vie n'a aucun sens", et plaisir d'avoir le temps de se prendre conscience de plein de choses, et de travailler à foison sur de nouveaux projets. Une série de capsules qu'elle a coécrit avec Dena pour la Ville de Bruxelles avec des congénères françophones et néerlandophones, pour donner via l'humour le goût de découvrir la capitale. Sept films qui seront révélés pour la fête de l'Iris, les 8 et 9 mai prochains. Dans les tubes aussi, une série de podcasts de 3 minutes, enregistrés durant ses spectacles en public, depuis l'automne dernier. Baptisé Imagine ça parle de ça, dont on ne vous révèlera pas ici le pitch, l'objectif est clair: mettre un peu de légèreté et encore plus d'absurdité dans ce monde qui n'en manque pourtant pas. Parce qu'évidemment dans ce registre, l'auteure de stand up reste interdite face à l'attitude des gouvernements (belge mais aussi français) vis à vis du monde du spectacle, saisie d'un sentiment d'étrangeté que de ces métiers, il ne soit même pas fait mention. Pas que show girl, elle n'a cessé chaque semaine de descendre à Paris, "cette ville de sheitans" où il n'est même pas question pour elle de s'installer tant elle préfère l'esprit décontracté de Bruxelles au stress parisien, et les mètres carrés pour faire évoluer sa pensée qu'elle a vivace. Un esprit sans filtre, drôlement désespéré, fille d'aujourd'hui délicieusement salace, dont on se régale chaque semaine durant trois minutes sur les ondes de France Inter. Avant de se remettre en selle en se remettant en scène au TTO à Bruxelles, elle s'est prêtée à l'exercice du portrait chinois. De ce que l'on fait à une heure indue, ado, avec sa meilleure copine, quand on a plus rien de neuf à dire mais qu'on veut quand même continuer à parler pour rire, et pour en savoir toujours plus sur celle qu'on semble déjà bien connaître, tant elle ose tomber le masque sur ce qui la traverse, dès qu'on lui tend le micro pour l'exercice. Si vous étiez une mesure sanitaire anti covidLe fait de rester chez soi. Qui est une de mes passions.Si vous étiez une chanson de l'année écoulée Elle n'est pas sortie cette année mais elle la résume bien (et elle est très belle): Je veux de la lumière de Philémon Cimon.Si vous étiez un plat régressif et réconfortantLa pizza. Simple, efficace.Si vous étiez une expression crispanteLes anglicismes et le franglais, que je glisse dans toutes mes phrases, en sachant très bien qu'on va me le reprocher. Si vous étiez une insulteFils de chien (je l'utilise surtout pour insulter mon chat).Si vous étiez un.e humoriste vivant.eÇa serait chouette.Si vous étiez un tabou La fragilité de la santé mentale.Si vous étiez une fringue pas possibleDes t-shirts Céline Dion et Lorie. Grande fan.Si vous étiez une mauvaise habitude à perdre Se ronger les ongles.Si vous étiez une série quand y pas stand-upFleabag!Si vous étiez une nouvelle habitudeFaire du sport. Ça améliore tellement la vie.Si vous étiez un anti-dépresseurSipralexa, 20mg / jour. La base.Sans ordonnance, la bouffe.Si vous étiez une pensée de fin de soirée Mais dans le fond, on est rien (c'est aussi une pensée de milieu d'après-midi, par contre).Si vous étiez une lubie de confinement Se teindre les cheveux. J'avais tenté au début du premier confinement, histoire de moins m'ennuyer. Si vous étiez une avancée pour les filles/ femmesLe droit de s'en foutre. Et de pouvoir être aussi médiocre que les hommes.Si vous étiez un moyen de s'endormirLes audiobook. Je suis au 15e chapitre de Sorcières de Mona Chollet. Toujours aucune idée de ce dont ça parle.Si vous étiez une question idiote de journaliste"Ça fait quoi d'être une femme en humour?"