" Non, la Fête des mères n'a pas été inventée par le maréchal Pétain ", tel était, il y a quelques temps, le titre d'un article du journal Le Monde rappelant que l'origine de ces réjouissances remonte à bien plus loin. Et que le Mother's Day serait apparu aux Etats-Unis, en 1908, grâce à une certaine Anna Jarvis qui voulait rendre hommage à sa défunte génitrice et à toutes ses paires. L'événement gravita vers la France, et par extension notre petit pays, pour se voir officialisé dans les années 20. Le but : revaloriser la natalité et panser les pertes de la Première Guerre mondiale.

Il serait nécessaire de s'interroger sur l'utilité de fixer un moment au calendrier pour gâter celle qui nous donna la vie

Il n'empêche que le régime collaborationniste de Vichy promut dès 1941 ce jour de festivités, en demandant aux écoles d'y participer, et ce dans l'objectif de glorifier le rôle des dames au sein de la famille, dans une vision passéiste de la femme prête à se sacrifier pour porter les enfants et les élever.

Mais au-delà de cette histoire peu progressiste, il serait nécessaire de s'interroger sur l'utilité de fixer un moment au calendrier pour gâter celle qui nous donna la vie. Et encore plus sur l'intérêt de déplacer cette date, en cette période de pandémie, pour mieux coller avec la réouverture prévue des boutiques - une proposition du ministre-président flamand Jan Jambon.

Car si ce dimanche habituellement rempli de bienveillance aura un goût amer en ce mois de mai 2020, l'idée même d'avoir un espace-temps défini pour consacrer notre reine de coeur semble bancale. Plus que jamais donc, rappelons à notre maman que l'on tient à elle, à chaque instant, et pas seulement en ce D-day. Je t'aime maman, sois patiente et merci pour tout!

" Non, la Fête des mères n'a pas été inventée par le maréchal Pétain ", tel était, il y a quelques temps, le titre d'un article du journal Le Monde rappelant que l'origine de ces réjouissances remonte à bien plus loin. Et que le Mother's Day serait apparu aux Etats-Unis, en 1908, grâce à une certaine Anna Jarvis qui voulait rendre hommage à sa défunte génitrice et à toutes ses paires. L'événement gravita vers la France, et par extension notre petit pays, pour se voir officialisé dans les années 20. Le but : revaloriser la natalité et panser les pertes de la Première Guerre mondiale.Il n'empêche que le régime collaborationniste de Vichy promut dès 1941 ce jour de festivités, en demandant aux écoles d'y participer, et ce dans l'objectif de glorifier le rôle des dames au sein de la famille, dans une vision passéiste de la femme prête à se sacrifier pour porter les enfants et les élever. Mais au-delà de cette histoire peu progressiste, il serait nécessaire de s'interroger sur l'utilité de fixer un moment au calendrier pour gâter celle qui nous donna la vie. Et encore plus sur l'intérêt de déplacer cette date, en cette période de pandémie, pour mieux coller avec la réouverture prévue des boutiques - une proposition du ministre-président flamand Jan Jambon. Car si ce dimanche habituellement rempli de bienveillance aura un goût amer en ce mois de mai 2020, l'idée même d'avoir un espace-temps défini pour consacrer notre reine de coeur semble bancale. Plus que jamais donc, rappelons à notre maman que l'on tient à elle, à chaque instant, et pas seulement en ce D-day. Je t'aime maman, sois patiente et merci pour tout!