Une nouvelle loi adoptée par les députés "criminalise le harcèlement sexuel, notamment sur le lieu de travail", indique l'Agence nationale d'information ANI.

Le texte prévoit des amendes et des peines de prison pouvant aller jusqu'à 2 ans.

La législation est la première du genre pour le pays. La Commission nationale pour les femmes libanaises a estimé que le texte "garantissait protection et soutien à la victime".

Karim Nammour, de l'ONG juridique Legal Agenda, a déploré toutefois certains manquements, notamment le recours au pénal. "Cela signifie que l'affaire sera publique, avec un passage au poste de police, devant le juge d'instruction, puis les juges. C'est un obstacle, pas une incitation à porter plainte", explique-t-il.

Par ailleurs, la victime doit "prouver l'acte de harcèlement et ses conséquences", explique-t-il, estimant qu'il aurait été préférable que l'accusé prouve qu'il n'a rien commis.

Cette loi est une "avancée" pour "consolider les droits de la femme et les droits humains", s'est toutefois réjoui sur Twitter le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Jan Kubis. "La clé maintenant, c'est la mise en oeuvre".

Lundi le Parlement a aussi amendé une loi portant sur les violences domestiques, pour y ajouter "la pénalisation de la violence économique et psychologique", a indiqué à l'AFP Leila Awada, avocate engagée avec l'ONG féministe Kafa.

La législation existe depuis 2014 mais la société civile réclamait son durcissement.

L'amendement de lundi ne criminalise pas le viol conjugal, comme réclamé par les ONG. "Etre marié à la victime ne devrait pas exempter le délinquant sexuel d'une condamnation", a fustigé l'experte pour le Liban de Human Rights Watch (HRW) Aya Majzoub. "L'application ou non de la législation sera le vrai test pour l'engagement du Liban sur la protection des femmes et des filles", a-t-elle ajouté.

Une nouvelle loi adoptée par les députés "criminalise le harcèlement sexuel, notamment sur le lieu de travail", indique l'Agence nationale d'information ANI.Le texte prévoit des amendes et des peines de prison pouvant aller jusqu'à 2 ans.La législation est la première du genre pour le pays. La Commission nationale pour les femmes libanaises a estimé que le texte "garantissait protection et soutien à la victime".Karim Nammour, de l'ONG juridique Legal Agenda, a déploré toutefois certains manquements, notamment le recours au pénal. "Cela signifie que l'affaire sera publique, avec un passage au poste de police, devant le juge d'instruction, puis les juges. C'est un obstacle, pas une incitation à porter plainte", explique-t-il.Par ailleurs, la victime doit "prouver l'acte de harcèlement et ses conséquences", explique-t-il, estimant qu'il aurait été préférable que l'accusé prouve qu'il n'a rien commis.Cette loi est une "avancée" pour "consolider les droits de la femme et les droits humains", s'est toutefois réjoui sur Twitter le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Jan Kubis. "La clé maintenant, c'est la mise en oeuvre".Lundi le Parlement a aussi amendé une loi portant sur les violences domestiques, pour y ajouter "la pénalisation de la violence économique et psychologique", a indiqué à l'AFP Leila Awada, avocate engagée avec l'ONG féministe Kafa.La législation existe depuis 2014 mais la société civile réclamait son durcissement.L'amendement de lundi ne criminalise pas le viol conjugal, comme réclamé par les ONG. "Etre marié à la victime ne devrait pas exempter le délinquant sexuel d'une condamnation", a fustigé l'experte pour le Liban de Human Rights Watch (HRW) Aya Majzoub. "L'application ou non de la législation sera le vrai test pour l'engagement du Liban sur la protection des femmes et des filles", a-t-elle ajouté.