"Nous avons besoin que justice soit rendue pour George Floyd", déclare la chanteuse dans cette vidéo d'une cinquantaine de secondes, postée dans la nuit de vendredi à samedi sur Instagram, où elle compte 147 millions d'abonnés. "Nous avons tous été témoins de son meurtre en plein jour. Nous sommes brisés et écoeurés", a-t-elle exprimé sur fond de notes de piano. "Je ne parle pas qu'aux gens de couleurs. Que vous soyez blanc, noir, métissé ou n'importe quoi d'autre, je suis sûre que vous vous sentez désespéré du racisme qui existe en Amérique aujourd'hui." "Nous ne pouvons plus regarder ailleurs", a ajouté la célébrité de 38 ans, elle-même afro-américaine. "George est notre famille (...) parce qu'il est Américain. Trop de fois nous avons vu ces meurtres violents, et aucune conséquence". "Oui, quelqu'un a été inculpé, mais la justice est loin d'être rendue", a-t-elle estimé.

Un lien ajouté sur son profil Instagram renvoie vers son site officiel, qui affiche une photo de George Floyd surplombée par le hashtag #Wecantbreathe ("Nous ne pouvons plus respirer"), en référence aux derniers mots de M. Floyd, suppliant le policier blanc qui maintenait son genou sur son coup de relâcher son emprise.

La pétition lancée sur le site Change.org pour réclamer justice, et à laquelle Beyonce invite les internautes à participer, a déjà recueilli plus de 7 millions de signatures, ce qui en fait la pétition ayant enregistré le plus de soutien dans l'histoire du site, a déclaré ce dernier. Elle a également été relayée par les stars Ariana Grande et Cardi B.

D'autres célébrités américaines se sont élevées pour dénoncer la mort de George Floyd.

"Ces derniers jours, l'ampleur du désespoir, de la colère et de la tristesse que j'ai ressentis m'ont submergée", a confié la chanteuse Rihanna dans un message posté sous une photo de George Floyd sur son compte Instagram.

"Derek Chauvin me hante!", a-t-elle dit à propos du policier inculpé pour homicide involontaire, dénonçant des "meurtres et des lynchages, jour après jour".

"Je suis fatigué de voir des hommes noirs mourir", a pour sa part déclaré le rappeur noir américain Killer Mike à Atlanta vendredi soir, étouffant des larmes au cours de sa prise de parole. "Nous voulons voir le système qui met en place un racisme systémique réduit en cendres", a-t-il plaidé, tout en appelant les manifestants à travers les Etats-Unis au calme.

Taylor Swift vs Trump

Vendredi, la chanteuse américaine Taylor Swift a promis vendredi à Donald Trump qu'il serait battu lors du prochain scrutin présidentiel et appelé à voter contre le président sortant, outrée par les propos du chef de l'Etat sur les émeutes à Minneapolis.

"Après avoir attisé le feu de la suprématie blanche et du racisme depuis le début de votre mandat, vous avez le culot de jouer l'autorité morale avant de menacer (de l'usage) de la violence. Nous allons voter pour vous chasser en novembre"", a écrit l'artiste de 30 ans sur son compte Twitter.

Taylor Swift a cité une partie du message tweeté jeudi par le président américain qui, évoquant des émeutes à Minneapolis, a semblé menacer les manifestants de l'usage de la force armée. "Quand le pillage commence, les tirs partent", a tweeté Donald Trump.

Donald Trump a assuré vendredi que son tweet avait été mal compris et qu'il évoquait, en réalité, de possibles échanges de tirs entre émeutiers et non l'usage de la force par la police.

Taylor Swift a longtemps refusé de parler de politique et était devenue une artiste appréciée des conservateurs. Elle a depuis déjà indiqué publiquement qu'elle souhaitait s'engager en faveur du candidat démocrate à l'occasion du scrutin présidentiel de novembre prochain.

Une industrie à l'arrêt pour protester

Les principales maisons de disques vont suspendre leur activité mardi pour manifester leur soutien contre les violences policières visant les Afro-Américains aux Etats-Unis, une initiative à laquelle se sont associés plusieurs artistes.

Sony Music, Warner Music Group et Universal Music vont ainsi participer au "Black Out Tuesday" (le mardi débranché), "une journée pour observer, prendre contact et s'organiser", selon un message publié lundi par Universal Music. Toutes les maisons filiales de ces trois géants de l'industrie musicale mais aussi de très nombreux labels indépendants ont fait savoir qu'ils y participeraient également.

Sony Music annonce "une journée d'action consacrée à des changements significatifs dans notre société, dès maintenant et dans l'avenir".

L'initiative, qui utilise le mot-clé #TheShowMustBePaused (le spectacle doit faire une pause, décalage avec l'expression "The Show Must Go On" a été lancée par deux cadres noires de l'industrie musicale, dont Jamila Thomas, d'Atlantic Records, filiale de Warner Music Group. es deux femmes la présente comme un appel à l'industrie musicale, "qui a tiré profit de façon prédominante de l'art noir", à protéger et mettre en valeur la communauté noire

Plusieurs artistes, dont les Rolling Stones, David Guetta, Massive Attack et Quincy Jones ont annoncé qu'ils s'y associaient.

C'est difficile de trouver les mots, parce que j'ai fait face au racisme toute ma vie", a tweeté le producteur et musicien Quincy Jones. "Cela dit, il refait surface et, bon sang, il est temps de s'y attaquer une bonne fois pour toutes."

De nombreux producteurs de podcasts, musicaux ou non, ont également indiqué qu'ils suspendraient leurs programmes mardi. Ce n'est pas une initiative de 24 heures", ont annoncé les deux femmes à l'origine du mouvement sur leur site dédié. "Nous allons mener ce combat à long terme. Un plan d'action sera annoncé."

Lewis Hamilton dénonce le silence de la F1 "dominée par les blancs"

De son côté, le quadruple champion du monde Lewis Hamilton a dénoncé le silence des "plus grandes stars" du monde de la Formule 1 "dominé par les blancs" après la mort de George Floyd aux Etats-Unis qui a entraîné des dizaines de manifestations dégénérant parfois en émeutes.

"Certains d'entre vous figurent parmi les plus grandes stars et pourtant vous restez silencieux face à l'injustice", a écrit le pilote Mercedes sur Instagram dans la nuit de dimanche à lundi, après la mort le 25 mai de cet homme noir de 46 ans lors de son interpellation à Minneapolis (Minnesota).

"Personne ne bouge le petit doigt dans mon sport qui est bien sûr dominé par les blancs. J'y suis l'une des seules personnes de couleur, je reste encore seul", ajoute le pilote britannique de 35 ans.

"J'aurais cru que vous verriez maintenant pourquoi cela arrive et réagiriez, mais vous ne pouvez pas vous dresser à nos côtés. Sachez juste que je sais qui vous êtes et que je vous vois", écrit encore Hamilton.

Le champion du monde en titre déclare ne soutenir que les manifestants pacifiques mais il ajoute qu'il "ne peut pas y avoir de paix, tant que nos soi-disant dirigeants n'enclenchent pas de changements, pas seulement en Amérique, mais au Royaume-Unis, en Espagne, en Italie et partout ailleurs".

"La manière dons les minorités sont traitées doit changer", plaide-t-il. "Nous ne sommes pas nés avec le coeur rempli de racisme et de haine, ce sont ceux que nous admirons qui nous l'ont inculqué."

L'attaque directe du pilote britannique a poussé plusieurs acteurs de la F1 à réagir lundi, à commencer par sa propre équipe Mercedes.

"Nous sommes avec toi Lewis, la tolérance est l'un des principes élémentaires de notre équipe", a répondu sur Instagram l'écurie allemande.

Daniel Ricciardo, le pilote australien de Renault, a lui été plus direct en affirmant sur Instagram également: "le racisme est toxique et il faut y faire face non par la violence et le silence mais par l'unité et l'action. Nous sommes en 2020 merde, les vies des noirs comptent".

Le pilote monégasque de Ferrari Charles Leclerc a concédé que les déclarations d'Hamilton l'avaient poussé à réagir. "Pour être complètement honnête, je ne me sentais pas à ma place et pas à l'aise de partager mes pensées sur les réseaux sociaux. Mais j'avais complètement tort", a-t-il écrit sur Twitter.

Un point de vue qu'ont aussi partagé George Russell (Williams) et Alex Albon (Red Bull) dont la mère est Thaïlandaise.

Le Canadien Nicholas Latifi (Williams) s'est également joint lundi aux voix condamnant la mort de George Floyd et les actes de racisme alors que le Britannique Lando Norris (McLaren) a reconnu que sa popularité sur les réseaux sociaux lui donnait un rôle particulier à tenir pour "défendre ce qui est juste".

Hamilton, chantre de la protection de l'environnement et des espèces animales et végétalien depuis 2017, prend régulièrement position sur les sujets qui lui tiennent à coeur. Il avait ainsi été l'auteur d'une sortie remarquée sur Instagram contre l'agriculture intensive et l'élevage fin octobre.

Michael Jordan, le basket, le foot, le tennis

Michael Jordan a dénoncé dans un communiqué le "racisme enraciné" aux Etats-Unis, se disant "profondément attristé, véritablement en souffrance et totalement en colère" après la mort le 25 mai de George Floyd, 46 ans, à Minneapolis (Minnesota).

"Nous en avons assez", a poursuivi Michael Jordan, qui refusait de prendre position sur des questions sociales et politiques pendant sa carrière de joueur.

Il rejoint ainsi la cohorte de voix émanant de la NBA (basket), de la NFL (football américain) et d'autres sports aux Etats-Unis, mais aussi à travers le monde, exigeant des changements sur la façon dont sont traités les Noirs dans ce pays, en particulier par les policiers.

Le joueur des Boston Celtics Jaylen Brown a conduit quinze heures pour participer à une manifestation pacifique à Atlanta (Géorgie).

La joueuse de tennis Serena Williams a posté une vidéo sur Instagram d'une jeune fille submergée par l'émotion lors d'une réunion publique: "Nous sommes des Noirs et nous ne devrions pas avoir à nous sentir comme ça".

Sa compatriote et phénomène du tennis Coco Gauff a réagi dans une vidéo sur le réseau social TikTok: "Suis-je la prochaine?".

Trois joueurs noirs de Bundesliga ont également rendu hommage ce week-end sur les terrains allemands à Floyd.

Le geste le plus spectaculaire a été celui de l'attaquant de Mönchengladbach Marcus Thuram, fils du champion du monde français de 1998, Lilian Thuram, qui a mis un genou à terre dimanche pour célébrer un but.

Juste après le match, son club a publié sur Twitter une photo de son joueur, le genou à terre et le regard tourné vers le sol, avec la légende en anglais: "No explanation needed" ("Pas besoin d'explication"). e geste a été popularisé par le joueur de NFL Colin Kaepernick, devenu un porte-voix des protestations aux Etats-Unis contre les violences policières, notamment contre les minorités de couleur.

Lundi, les joueurs de Liverpool les ont imités en posant genou à terre dans le rond central de leur stade. Plusieurs membres de l'équipe championne d'Europe ont partagé sur les réseaux sociaux la photo du geste, accompagnée du slogan antiraciste américain "Black Lives Matter" ("La vie des Noirs compte").

Dimanche, le jeune attaquant anglais de Dortmund Jadon Sancho (20 ans) a aussi affiché un T-shirt portant l'inscription "Justice for George Floyd" après avoir marqué un but.

Samedi, c'est l'Américain Weston McKennie du club de Schalke 04, qui avait arboré un brassard "Justice pour George". Pouvoir utiliser cette tribune pour attirer l'attention sur un problème qui dure depuis trop longtemps, ça fait du bien!!!", a tweeté McKennie, 21 ans, à l'issue de la rencontre.

La star de la NBA LeBron James avait réagi dès mercredi, tout comme l'entraîneur des Golden State Warriors, Steve Kerr, qui avait tweeté: "C'est un meurtre. Ecoeurant".

La révolte était teintée de douleur pour l'ancien joueur des Warriors et des San Antonio Spurs, Stephen Jackson, qui connaissait la victime.

"Floyd était mon frère. On s'appelait "es jumeaux" Mon frère était dans le Minnesota parce qu'il changeait de vie, il conduisait des camions (...) et vous l'avez tué. Je suis en route pour le Minnesota. Justice sera faite", a-t-il écrit sur son compte Instagram.

Nike et Adidas

"Pour une fois, "Don't Do It".. Ne prétendez pas qu'il n'y a pas un problème en Amérique", a tweeté Nike vendredi soir dans un spot qui détourne son slogan "Just Do It", en référence à la mort de George Floyd.

Fait exceptionnel, son concurrent Adidas a retweeté le message, avec ces mots: "Ensemble nous allons de l'avant. Ensemble nous changeons des choses".

"N'ignorez pas le racisme. N'acceptez pas que des vies innocentes soient prises. Ne trouvez pas d'excuses. Ne faites pas comme si cela ne vous concernait pas", continue la vidéo de Nike - de simples lettres blanches sur fond noir. 'équipementier américain Nike est un habitué des campagnes publicitaires engagées.

En 2018, il avait indiqué avoir atteint un niveau "record" d'adhésion des consommateurs après avoir diffusé des annonces utilisant le visage du joueur de football américain Colin Kaepernick, connu pour avoir protesté contre les violences racistes.

Eric Reid #35 et Colin Kaepernick #7 durant l'hymne national américain., AFP
Eric Reid #35 et Colin Kaepernick #7 durant l'hymne national américain. © AFP

USA: L'ex-boxeur Floyd Mayweather va payer les funérailles de George Floyd

USA|boxe|crime|police|racisme|minorités|homicide

Los Angeles, Etats-Unis | AFP | mardi 02/06/2020 - 03:12 UTC+2 | 257 mots

L'ancienne star de la boxe Floyd Mayweather va financer les frais funéraires de George Floyd, victime d'un homicide commis par un policier blanc lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis, a annoncé l'un de ses représentants.

Le boxeur "se mettra probablement en colère contre moi pour avoir dit cela, mais oui, il va vraiment payer pour les funérailles", a déclaré lundi sur ESPN Leonard Ellerbe, président de Mayweather Promotions.

Il a ajouté que l'ancien boxeur, champion du monde dans cinq catégories différentes et invaincu en 50 combats, a été en contact avec la famille de George Floyd, par l'entremise d'un ami commun, et que celle-ci a accepté son offre.

L'un des avocats de la famille du défunt a dit que ses funérailles auraient lieu le 9 juin à Houston, ville où Floyd a grandi. Avant cela, deux cérémonies doivent se dérouler jeudi à Minneapolis et samedi en Caroline du Nord d'où il était originaire.

Cet homme noir de 46 ans est décédé après que Derek Chauvin, un policier blanc, s'est agenouillé sur son cou pendant plus de huit minutes. L'officier de 44 ans, qui a été licencié le lendemain, a été arrêté vendredi et inculpé d'homicide involontaire.

Le drame a indigné à travers les Etats-Unis. De New York à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, des dizaines de milliers d'Américains manifestent depuis une semaine contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales.

Ces violences ont parfois dégénéré en émeutes, conduisant plusieurs villes à mobiliser la Garde nationale et à imposer des couvre-feux.

"Nous avons besoin que justice soit rendue pour George Floyd", déclare la chanteuse dans cette vidéo d'une cinquantaine de secondes, postée dans la nuit de vendredi à samedi sur Instagram, où elle compte 147 millions d'abonnés. "Nous avons tous été témoins de son meurtre en plein jour. Nous sommes brisés et écoeurés", a-t-elle exprimé sur fond de notes de piano. "Je ne parle pas qu'aux gens de couleurs. Que vous soyez blanc, noir, métissé ou n'importe quoi d'autre, je suis sûre que vous vous sentez désespéré du racisme qui existe en Amérique aujourd'hui." "Nous ne pouvons plus regarder ailleurs", a ajouté la célébrité de 38 ans, elle-même afro-américaine. "George est notre famille (...) parce qu'il est Américain. Trop de fois nous avons vu ces meurtres violents, et aucune conséquence". "Oui, quelqu'un a été inculpé, mais la justice est loin d'être rendue", a-t-elle estimé.Un lien ajouté sur son profil Instagram renvoie vers son site officiel, qui affiche une photo de George Floyd surplombée par le hashtag #Wecantbreathe ("Nous ne pouvons plus respirer"), en référence aux derniers mots de M. Floyd, suppliant le policier blanc qui maintenait son genou sur son coup de relâcher son emprise.La pétition lancée sur le site Change.org pour réclamer justice, et à laquelle Beyonce invite les internautes à participer, a déjà recueilli plus de 7 millions de signatures, ce qui en fait la pétition ayant enregistré le plus de soutien dans l'histoire du site, a déclaré ce dernier. Elle a également été relayée par les stars Ariana Grande et Cardi B. D'autres célébrités américaines se sont élevées pour dénoncer la mort de George Floyd."Ces derniers jours, l'ampleur du désespoir, de la colère et de la tristesse que j'ai ressentis m'ont submergée", a confié la chanteuse Rihanna dans un message posté sous une photo de George Floyd sur son compte Instagram."Derek Chauvin me hante!", a-t-elle dit à propos du policier inculpé pour homicide involontaire, dénonçant des "meurtres et des lynchages, jour après jour"."Je suis fatigué de voir des hommes noirs mourir", a pour sa part déclaré le rappeur noir américain Killer Mike à Atlanta vendredi soir, étouffant des larmes au cours de sa prise de parole. "Nous voulons voir le système qui met en place un racisme systémique réduit en cendres", a-t-il plaidé, tout en appelant les manifestants à travers les Etats-Unis au calme.Taylor Swift vs TrumpVendredi, la chanteuse américaine Taylor Swift a promis vendredi à Donald Trump qu'il serait battu lors du prochain scrutin présidentiel et appelé à voter contre le président sortant, outrée par les propos du chef de l'Etat sur les émeutes à Minneapolis."Après avoir attisé le feu de la suprématie blanche et du racisme depuis le début de votre mandat, vous avez le culot de jouer l'autorité morale avant de menacer (de l'usage) de la violence. Nous allons voter pour vous chasser en novembre"", a écrit l'artiste de 30 ans sur son compte Twitter.Taylor Swift a cité une partie du message tweeté jeudi par le président américain qui, évoquant des émeutes à Minneapolis, a semblé menacer les manifestants de l'usage de la force armée. "Quand le pillage commence, les tirs partent", a tweeté Donald Trump.Donald Trump a assuré vendredi que son tweet avait été mal compris et qu'il évoquait, en réalité, de possibles échanges de tirs entre émeutiers et non l'usage de la force par la police.Taylor Swift a longtemps refusé de parler de politique et était devenue une artiste appréciée des conservateurs. Elle a depuis déjà indiqué publiquement qu'elle souhaitait s'engager en faveur du candidat démocrate à l'occasion du scrutin présidentiel de novembre prochain.Une industrie à l'arrêt pour protesterLes principales maisons de disques vont suspendre leur activité mardi pour manifester leur soutien contre les violences policières visant les Afro-Américains aux Etats-Unis, une initiative à laquelle se sont associés plusieurs artistes.Sony Music, Warner Music Group et Universal Music vont ainsi participer au "Black Out Tuesday" (le mardi débranché), "une journée pour observer, prendre contact et s'organiser", selon un message publié lundi par Universal Music. Toutes les maisons filiales de ces trois géants de l'industrie musicale mais aussi de très nombreux labels indépendants ont fait savoir qu'ils y participeraient également.Sony Music annonce "une journée d'action consacrée à des changements significatifs dans notre société, dès maintenant et dans l'avenir".L'initiative, qui utilise le mot-clé #TheShowMustBePaused (le spectacle doit faire une pause, décalage avec l'expression "The Show Must Go On" a été lancée par deux cadres noires de l'industrie musicale, dont Jamila Thomas, d'Atlantic Records, filiale de Warner Music Group. es deux femmes la présente comme un appel à l'industrie musicale, "qui a tiré profit de façon prédominante de l'art noir", à protéger et mettre en valeur la communauté noirePlusieurs artistes, dont les Rolling Stones, David Guetta, Massive Attack et Quincy Jones ont annoncé qu'ils s'y associaient. C'est difficile de trouver les mots, parce que j'ai fait face au racisme toute ma vie", a tweeté le producteur et musicien Quincy Jones. "Cela dit, il refait surface et, bon sang, il est temps de s'y attaquer une bonne fois pour toutes."De nombreux producteurs de podcasts, musicaux ou non, ont également indiqué qu'ils suspendraient leurs programmes mardi. Ce n'est pas une initiative de 24 heures", ont annoncé les deux femmes à l'origine du mouvement sur leur site dédié. "Nous allons mener ce combat à long terme. Un plan d'action sera annoncé."Lewis Hamilton dénonce le silence de la F1 "dominée par les blancs"De son côté, le quadruple champion du monde Lewis Hamilton a dénoncé le silence des "plus grandes stars" du monde de la Formule 1 "dominé par les blancs" après la mort de George Floyd aux Etats-Unis qui a entraîné des dizaines de manifestations dégénérant parfois en émeutes."Certains d'entre vous figurent parmi les plus grandes stars et pourtant vous restez silencieux face à l'injustice", a écrit le pilote Mercedes sur Instagram dans la nuit de dimanche à lundi, après la mort le 25 mai de cet homme noir de 46 ans lors de son interpellation à Minneapolis (Minnesota)."Personne ne bouge le petit doigt dans mon sport qui est bien sûr dominé par les blancs. J'y suis l'une des seules personnes de couleur, je reste encore seul", ajoute le pilote britannique de 35 ans. "J'aurais cru que vous verriez maintenant pourquoi cela arrive et réagiriez, mais vous ne pouvez pas vous dresser à nos côtés. Sachez juste que je sais qui vous êtes et que je vous vois", écrit encore Hamilton.Le champion du monde en titre déclare ne soutenir que les manifestants pacifiques mais il ajoute qu'il "ne peut pas y avoir de paix, tant que nos soi-disant dirigeants n'enclenchent pas de changements, pas seulement en Amérique, mais au Royaume-Unis, en Espagne, en Italie et partout ailleurs". "La manière dons les minorités sont traitées doit changer", plaide-t-il. "Nous ne sommes pas nés avec le coeur rempli de racisme et de haine, ce sont ceux que nous admirons qui nous l'ont inculqué." L'attaque directe du pilote britannique a poussé plusieurs acteurs de la F1 à réagir lundi, à commencer par sa propre équipe Mercedes."Nous sommes avec toi Lewis, la tolérance est l'un des principes élémentaires de notre équipe", a répondu sur Instagram l'écurie allemande.Daniel Ricciardo, le pilote australien de Renault, a lui été plus direct en affirmant sur Instagram également: "le racisme est toxique et il faut y faire face non par la violence et le silence mais par l'unité et l'action. Nous sommes en 2020 merde, les vies des noirs comptent".Le pilote monégasque de Ferrari Charles Leclerc a concédé que les déclarations d'Hamilton l'avaient poussé à réagir. "Pour être complètement honnête, je ne me sentais pas à ma place et pas à l'aise de partager mes pensées sur les réseaux sociaux. Mais j'avais complètement tort", a-t-il écrit sur Twitter. Un point de vue qu'ont aussi partagé George Russell (Williams) et Alex Albon (Red Bull) dont la mère est Thaïlandaise.Le Canadien Nicholas Latifi (Williams) s'est également joint lundi aux voix condamnant la mort de George Floyd et les actes de racisme alors que le Britannique Lando Norris (McLaren) a reconnu que sa popularité sur les réseaux sociaux lui donnait un rôle particulier à tenir pour "défendre ce qui est juste".Hamilton, chantre de la protection de l'environnement et des espèces animales et végétalien depuis 2017, prend régulièrement position sur les sujets qui lui tiennent à coeur. Il avait ainsi été l'auteur d'une sortie remarquée sur Instagram contre l'agriculture intensive et l'élevage fin octobre.Michael Jordan, le basket, le foot, le tennis Michael Jordan a dénoncé dans un communiqué le "racisme enraciné" aux Etats-Unis, se disant "profondément attristé, véritablement en souffrance et totalement en colère" après la mort le 25 mai de George Floyd, 46 ans, à Minneapolis (Minnesota)."Nous en avons assez", a poursuivi Michael Jordan, qui refusait de prendre position sur des questions sociales et politiques pendant sa carrière de joueur.Il rejoint ainsi la cohorte de voix émanant de la NBA (basket), de la NFL (football américain) et d'autres sports aux Etats-Unis, mais aussi à travers le monde, exigeant des changements sur la façon dont sont traités les Noirs dans ce pays, en particulier par les policiers.Le joueur des Boston Celtics Jaylen Brown a conduit quinze heures pour participer à une manifestation pacifique à Atlanta (Géorgie).La joueuse de tennis Serena Williams a posté une vidéo sur Instagram d'une jeune fille submergée par l'émotion lors d'une réunion publique: "Nous sommes des Noirs et nous ne devrions pas avoir à nous sentir comme ça".Sa compatriote et phénomène du tennis Coco Gauff a réagi dans une vidéo sur le réseau social TikTok: "Suis-je la prochaine?".Trois joueurs noirs de Bundesliga ont également rendu hommage ce week-end sur les terrains allemands à Floyd.Le geste le plus spectaculaire a été celui de l'attaquant de Mönchengladbach Marcus Thuram, fils du champion du monde français de 1998, Lilian Thuram, qui a mis un genou à terre dimanche pour célébrer un but.Juste après le match, son club a publié sur Twitter une photo de son joueur, le genou à terre et le regard tourné vers le sol, avec la légende en anglais: "No explanation needed" ("Pas besoin d'explication"). e geste a été popularisé par le joueur de NFL Colin Kaepernick, devenu un porte-voix des protestations aux Etats-Unis contre les violences policières, notamment contre les minorités de couleur.Lundi, les joueurs de Liverpool les ont imités en posant genou à terre dans le rond central de leur stade. Plusieurs membres de l'équipe championne d'Europe ont partagé sur les réseaux sociaux la photo du geste, accompagnée du slogan antiraciste américain "Black Lives Matter" ("La vie des Noirs compte").Dimanche, le jeune attaquant anglais de Dortmund Jadon Sancho (20 ans) a aussi affiché un T-shirt portant l'inscription "Justice for George Floyd" après avoir marqué un but.Samedi, c'est l'Américain Weston McKennie du club de Schalke 04, qui avait arboré un brassard "Justice pour George". Pouvoir utiliser cette tribune pour attirer l'attention sur un problème qui dure depuis trop longtemps, ça fait du bien!!!", a tweeté McKennie, 21 ans, à l'issue de la rencontre. La star de la NBA LeBron James avait réagi dès mercredi, tout comme l'entraîneur des Golden State Warriors, Steve Kerr, qui avait tweeté: "C'est un meurtre. Ecoeurant". La révolte était teintée de douleur pour l'ancien joueur des Warriors et des San Antonio Spurs, Stephen Jackson, qui connaissait la victime."Floyd était mon frère. On s'appelait "es jumeaux" Mon frère était dans le Minnesota parce qu'il changeait de vie, il conduisait des camions (...) et vous l'avez tué. Je suis en route pour le Minnesota. Justice sera faite", a-t-il écrit sur son compte Instagram.Nike et Adidas"Pour une fois, "Don't Do It".. Ne prétendez pas qu'il n'y a pas un problème en Amérique", a tweeté Nike vendredi soir dans un spot qui détourne son slogan "Just Do It", en référence à la mort de George Floyd.Fait exceptionnel, son concurrent Adidas a retweeté le message, avec ces mots: "Ensemble nous allons de l'avant. Ensemble nous changeons des choses"."N'ignorez pas le racisme. N'acceptez pas que des vies innocentes soient prises. Ne trouvez pas d'excuses. Ne faites pas comme si cela ne vous concernait pas", continue la vidéo de Nike - de simples lettres blanches sur fond noir. 'équipementier américain Nike est un habitué des campagnes publicitaires engagées.En 2018, il avait indiqué avoir atteint un niveau "record" d'adhésion des consommateurs après avoir diffusé des annonces utilisant le visage du joueur de football américain Colin Kaepernick, connu pour avoir protesté contre les violences racistes.USA: L'ex-boxeur Floyd Mayweather va payer les funérailles de George FloydUSA|boxe|crime|police|racisme|minorités|homicideLos Angeles, Etats-Unis | AFP | mardi 02/06/2020 - 03:12 UTC+2 | 257 motsL'ancienne star de la boxe Floyd Mayweather va financer les frais funéraires de George Floyd, victime d'un homicide commis par un policier blanc lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis, a annoncé l'un de ses représentants.Le boxeur "se mettra probablement en colère contre moi pour avoir dit cela, mais oui, il va vraiment payer pour les funérailles", a déclaré lundi sur ESPN Leonard Ellerbe, président de Mayweather Promotions. Il a ajouté que l'ancien boxeur, champion du monde dans cinq catégories différentes et invaincu en 50 combats, a été en contact avec la famille de George Floyd, par l'entremise d'un ami commun, et que celle-ci a accepté son offre.L'un des avocats de la famille du défunt a dit que ses funérailles auraient lieu le 9 juin à Houston, ville où Floyd a grandi. Avant cela, deux cérémonies doivent se dérouler jeudi à Minneapolis et samedi en Caroline du Nord d'où il était originaire.Cet homme noir de 46 ans est décédé après que Derek Chauvin, un policier blanc, s'est agenouillé sur son cou pendant plus de huit minutes. L'officier de 44 ans, qui a été licencié le lendemain, a été arrêté vendredi et inculpé d'homicide involontaire.Le drame a indigné à travers les Etats-Unis. De New York à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, des dizaines de milliers d'Américains manifestent depuis une semaine contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales.Ces violences ont parfois dégénéré en émeutes, conduisant plusieurs villes à mobiliser la Garde nationale et à imposer des couvre-feux.