Ils s'étaient juré, sa femme et lui, d'élever leurs filles et leur fils juste pareil. La preuve, lorsque l'envie lui est venue d'enfiler une robe, comme ses soeurs, ils ont trouvé ça cool. Tant que ça se passait à la maison. A l'école, c'est une autre paire de manches, même pour ce père, lui-même prof de math dans un lycée et journaliste spécialisé dans les questions de genre.

Dans un épisode de son podcast Mansplaining, Thomas Messias s'est longuement entretenu avec Benjamin Parent, le réalisateur d' Un vrai bonhomme, le faux teen movie qui ose poser la question qui fâche : en encourageant les garçons à jouer les gros durs pour asseoir leur position de dominant, l'environnement scolaire, au même titre que d'autres lieux de sociabilisation, est-il propice à la construction de ces masculinités toxiques qui enferment les mômes dans des rôles qu'ils n'ont peut-être pas vraiment choisis ?

En se conformant aux injonctions des plus forts ou, au contraire, en s'en délivrant, l'enfant puis l'ado posera les choix qui détermineront quel homme ou quelle femme il deviendra. Pour Benjamin Parent, cette (dé)construction passe forcément par une lutte constante contre l'héritage sexiste qui percole en chacun de nous de manière inconsciente. Se rendre compte de son existence est déjà un pas dans la bonne direction. Il ne reste plus qu'à doser l'effort, la prise de risque aussi parce qu'il existe, pour s'en libérer, chacun à sa façon.

Ils s'étaient juré, sa femme et lui, d'élever leurs filles et leur fils juste pareil. La preuve, lorsque l'envie lui est venue d'enfiler une robe, comme ses soeurs, ils ont trouvé ça cool. Tant que ça se passait à la maison. A l'école, c'est une autre paire de manches, même pour ce père, lui-même prof de math dans un lycée et journaliste spécialisé dans les questions de genre. Dans un épisode de son podcast Mansplaining, Thomas Messias s'est longuement entretenu avec Benjamin Parent, le réalisateur d' Un vrai bonhomme, le faux teen movie qui ose poser la question qui fâche : en encourageant les garçons à jouer les gros durs pour asseoir leur position de dominant, l'environnement scolaire, au même titre que d'autres lieux de sociabilisation, est-il propice à la construction de ces masculinités toxiques qui enferment les mômes dans des rôles qu'ils n'ont peut-être pas vraiment choisis ? En se conformant aux injonctions des plus forts ou, au contraire, en s'en délivrant, l'enfant puis l'ado posera les choix qui détermineront quel homme ou quelle femme il deviendra. Pour Benjamin Parent, cette (dé)construction passe forcément par une lutte constante contre l'héritage sexiste qui percole en chacun de nous de manière inconsciente. Se rendre compte de son existence est déjà un pas dans la bonne direction. Il ne reste plus qu'à doser l'effort, la prise de risque aussi parce qu'il existe, pour s'en libérer, chacun à sa façon.