A 32 ans, Lizzo cultive son charisme. Sur scène, elle combine maîtrise du flow, humour, textes engagés et twerks endiablés, chorégraphies au cordeau dans des tenues hyper sexy et talent de flûtiste, elle qui joue de la flûte traversière depuis ses 10 ans.

Rihanna l'adore. D'ailleurs le titre Truth Hurts a pris la première place du Billboard Hot 100 près de deux ans après sa sortie. Il devient alors le premier single solo d'une chanteuse noire de R&B à atteindre cette place depuis le Diamond de Rihanna sorti en 2012. En septembre, cette dernière confiait aux caméras son désir de travailler avec Lizzo.

Pas étonnant, étant donné que la chanteuse semble correspondre parfaitement aux valeurs de Savage x Fenty, ligne de lingerie lancée par la Rihanna femme d'affaires aguerrie, qui lui tient tant à coeur pour les valeurs positives qu'elle véhicule, et dont le deuxième défilé était justement lancé en grande pompe au même moment.

Défilé de lingerie Savage x Fenty, où les mannequins représentent toute la variété de canons que les corps peuvent recouvrir © Getty Images

Mais ce qui constitue peut-être le liant le plus fort à ce cocktail déjà détonant est à chercher du côté du tempérament de l'artiste. Née dans la ville qui fut le berceau de la Motown, Lizzo quitte Détroit pour le Texas (Houston), où elle acquiert une formation classique, qu'elle combine très vite avec son aspiration pour la rap, en fondant son premier groupe féminin, baptisé Cornrow Clique, à 14 ans.

"Body positivity only exists because body negativity is the norm." ("La positivité du corps n'existe que parce que la négativité du corps est la norme")

Très tôt Melissa Vivane Jefferson de son vrai nom, doit faire face à des problèmes d'obésité. Au fil du temps, et non sans difficulté, son tempérament et la musique lui ont permis de s'accepter, en tant que femme noire, obèse, et sexpositive. Mais non sans mal. A 21 ans, elle touche le fond: son père meurt, elle est sans abri, et elle qui n'a jamais été aussi mince qu'à ce moment-là, n'a alors jamais été aussi malheureuse.""J'étais accro à la gym, je ne mangeais pas, et je dormais dans une voiture poussiéreuse, tout ça pour la musique (...) Je pensais que ma vie était finie."

Mais alors qu'elle touche le fond, elle "rampe hors du tunnel". Et selon elle, ces épreuves ont contribué à faire cette Lizzo que nous connaissons aujourd'hui, même si elle reste convaincue que "personne ne devrait pas avoir à toucher le fond pour s'aimer".

"J'ai toujours défendu les opprimés et les sous-représentés parce que je ne peux pas y échapper moi-même. Je ne peux pas me réveiller un jour et ne pas être noire. Je ne peux pas me réveiller un jour et ne pas être une femme. Je ne peux pas me réveiller un jour et ne pas être grosse. J'ai toujours eu ces trois choses contre moi dans ce monde, et parce que je me bats pour moi-même, je dois me battre pour tous les autres."

Ce succès dans l'industrie musicale, mais surtout sur elle-même, est le résultat d'une longue lutte, sans doute acharnée qui a été obtenue aussi par la rébellion, notamment vis à vis de son éducation religieuse. Ce combat, la chanteuse s'est donc donnée pour mission de lui donner un maximum d'écho. Comme en témoigne le clip de Scuse Me, un hymne à la masturbation, filmé dans une église.

Comme le rappelle le magazine Rolling Stone qui lui consacre sa couverture, Lizzo "est devenue un nouveau genre de superstar de la pop, porteuse d'une positivité à toute épreuve. Mais après beaucoup de temps et de peines.(...) Elle "est une chanteuse et rappeuse taille XXL qui domine le monde largement blanc et mince de la pop, tout en étant ouvertement sexy, à sa façon à elle".

Lizzo prône l'acceptation et l'amour de soi. Mais puisqu'elle est désormais une star, avec la visibilité qui va avec, l"amour-propre" de Lizzo n'a plus rien à voir avec elle seule. Ainsi, son compte Instagram est dès lors devenu un véritable outil et manifeste pour cette noble cause. Et chaque apparition publique devient un événement. Défendant la cause LGBTQ+, elle qui ne veut pas être réduite à un seul type de sexualité et qui prône l'ouverture d'esprit, elle compte un grand nombre de fans parmi cette communauté, un grand nombre de fans, surnommés Lizzbians.

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What I really mean when I say I love myself 😏

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Alors qu'elle faisait la cover du Vogue UK spécial mode l'hiver dernier, de l'autre côté de l'Atlantique le Time la consacrait Entertainer de l'année. De son côté, le Teen Vogue - émanation du prestigieux magazine Vogue, à destination des adolescents - y voit une sorte de Messie pop, la femme qu'on attendait, combinant talent classique et pop et valeurs contemporaines prônant l'estime de soi - "the sex positiv, tweerking, gospel singing artist the world needs". Une personnalité incontournable, à suivre de près.

A 32 ans, Lizzo cultive son charisme. Sur scène, elle combine maîtrise du flow, humour, textes engagés et twerks endiablés, chorégraphies au cordeau dans des tenues hyper sexy et talent de flûtiste, elle qui joue de la flûte traversière depuis ses 10 ans. Rihanna l'adore. D'ailleurs le titre Truth Hurts a pris la première place du Billboard Hot 100 près de deux ans après sa sortie. Il devient alors le premier single solo d'une chanteuse noire de R&B à atteindre cette place depuis le Diamond de Rihanna sorti en 2012. En septembre, cette dernière confiait aux caméras son désir de travailler avec Lizzo. Pas étonnant, étant donné que la chanteuse semble correspondre parfaitement aux valeurs de Savage x Fenty, ligne de lingerie lancée par la Rihanna femme d'affaires aguerrie, qui lui tient tant à coeur pour les valeurs positives qu'elle véhicule, et dont le deuxième défilé était justement lancé en grande pompe au même moment. Mais ce qui constitue peut-être le liant le plus fort à ce cocktail déjà détonant est à chercher du côté du tempérament de l'artiste. Née dans la ville qui fut le berceau de la Motown, Lizzo quitte Détroit pour le Texas (Houston), où elle acquiert une formation classique, qu'elle combine très vite avec son aspiration pour la rap, en fondant son premier groupe féminin, baptisé Cornrow Clique, à 14 ans. Très tôt Melissa Vivane Jefferson de son vrai nom, doit faire face à des problèmes d'obésité. Au fil du temps, et non sans difficulté, son tempérament et la musique lui ont permis de s'accepter, en tant que femme noire, obèse, et sexpositive. Mais non sans mal. A 21 ans, elle touche le fond: son père meurt, elle est sans abri, et elle qui n'a jamais été aussi mince qu'à ce moment-là, n'a alors jamais été aussi malheureuse.""J'étais accro à la gym, je ne mangeais pas, et je dormais dans une voiture poussiéreuse, tout ça pour la musique (...) Je pensais que ma vie était finie."Mais alors qu'elle touche le fond, elle "rampe hors du tunnel". Et selon elle, ces épreuves ont contribué à faire cette Lizzo que nous connaissons aujourd'hui, même si elle reste convaincue que "personne ne devrait pas avoir à toucher le fond pour s'aimer". Ce succès dans l'industrie musicale, mais surtout sur elle-même, est le résultat d'une longue lutte, sans doute acharnée qui a été obtenue aussi par la rébellion, notamment vis à vis de son éducation religieuse. Ce combat, la chanteuse s'est donc donnée pour mission de lui donner un maximum d'écho. Comme en témoigne le clip de Scuse Me, un hymne à la masturbation, filmé dans une église. Comme le rappelle le magazine Rolling Stone qui lui consacre sa couverture, Lizzo "est devenue un nouveau genre de superstar de la pop, porteuse d'une positivité à toute épreuve. Mais après beaucoup de temps et de peines.(...) Elle "est une chanteuse et rappeuse taille XXL qui domine le monde largement blanc et mince de la pop, tout en étant ouvertement sexy, à sa façon à elle".Lizzo prône l'acceptation et l'amour de soi. Mais puisqu'elle est désormais une star, avec la visibilité qui va avec, l"amour-propre" de Lizzo n'a plus rien à voir avec elle seule. Ainsi, son compte Instagram est dès lors devenu un véritable outil et manifeste pour cette noble cause. Et chaque apparition publique devient un événement. Défendant la cause LGBTQ+, elle qui ne veut pas être réduite à un seul type de sexualité et qui prône l'ouverture d'esprit, elle compte un grand nombre de fans parmi cette communauté, un grand nombre de fans, surnommés Lizzbians.Alors qu'elle faisait la cover du Vogue UK spécial mode l'hiver dernier, de l'autre côté de l'Atlantique le Time la consacrait Entertainer de l'année. De son côté, le Teen Vogue - émanation du prestigieux magazine Vogue, à destination des adolescents - y voit une sorte de Messie pop, la femme qu'on attendait, combinant talent classique et pop et valeurs contemporaines prônant l'estime de soi - "the sex positiv, tweerking, gospel singing artist the world needs". Une personnalité incontournable, à suivre de près.