Si elle n'a pas pris la parole plus tôt, c'est qu'elle était "nerveuse" et ne savait pas comment aborder la question, explique l'actrice américaine métisse, visiblement émue, dans une vidéo de six minutes adressée aux jeunes diplômées de son ancien lycée Immaculate Heart à Los Angeles.

"Puis je me suis rendu compte que la seule erreur était de garder le silence car la vie de George Floyd comptait", déclare la duchesse de Sussex.

La jeune femme de 38 ans a ensuite égrené les noms d'autres victimes noires de brutalités policières ces dernières années. Parmi elles Breonna Taylor, professionnelle de santé de 26 ans tuée à son domicile par la police en mars, ou Tamir Rice, un garçon de 12 ans abattu alors qu'il jouait avec un pistolet en plastique en 2014.

"Les vies de nombreuses autres personnes, celles dont on connaît les noms, et celles dont on ne connaît pas les noms", comptaient aussi, a-t-elle poursuivi, en référence au mouvement "Black Live Matters" à l'origine des centaines de manifestations qui ont soulevé le pays depuis la mort de George Floyd sous le genou d'un policier blanc.

Désormais de retour en Californie avec son époux et son fils Archie, après avoir officiellement cessé d'être des "membres actifs" de la famille royale, Meghan Markle s'est remémorée les émeutes de 1992 dans sa ville d'origine, Los Angeles, "déclenchées par un acte de racisme gratuit". En l'occurrence l'acquittement de quatre policiers blancs qui avaient passé à tabac et grièvement blessé l'automobiliste noir Rodney King.

"Et je me souviens du couvre-feu, de m'être précipitée chez moi et d'avoir vu sur le chemin, en voiture, des cendres tomber du ciel, d'avoir senti la fumée et vu la fumée s'échapper des bâtiments"

La duchesse de Sussex n'était encore qu'une enfant s'apprêtait à entrer au collège Immaculate Heart.

"Yeux remplis de larmes"

"Et je me souviens m'être arrêtée devant la maison et avoir vu cet arbre, qui avait toujours été là, complètement calciné. Et ces souvenirs ne disparaissent pas", poursuit sobrement Meghan Markle. Les manifestations et les violences qui s'étaient propagées à San Francisco, Las Vegas, Atlanta et New York avaient fait à l'époque une soixantaine de morts et plus de 2.300 blessés.

Meghan Markle a aussi évoqué le souvenir d'une enseignante qui l'avait marquée en lui disant de "ne jamais oublier de faire passer les besoins d'autrui avant ses propres peurs". "J'y ai plus que jamais pensé la semaine dernière", assure-t-elle.

La duchesse de Sussex a à son tour prodigué conseils et encouragements aux diplômées de la promotion 2020 de son lycée. "Vous savez que vous allez reconstruire, reconstruire et reconstruire encore (...) Car quand les fondations sont brisées, nous le sommes aussi", a-t-elle lancé, appelant les jeunes filles à "faire entendre leur voix plus que jamais" en votant.

Née d'une mère afro-américaine, Doria Ragland, et d'un père blanc, Thomas Markle, l'actrice métisse a elle-même été victime de racisme, notamment lorsqu'elle vivait au Royaume-Uni, qu'elle a quitté l'hiver dernier avec le prince Harry. Un présentateur de la radio britannique BBC Radio 5 live avait ainsi été licencié en 2019 pour avoir accolé une photo de singe à celle du fils du couple royal.

Elle a déjà par le passé évoqué les discriminations et vexations subies par ses aïeux, comme son grand-père qui avait dû emprunter la porte réservée "aux gens de couleur" pour commander dans un restaurant du Kentucky, où il n'avait pu s'asseoir pour manger son repas. "Cette histoire me hante encore (...) Ca me rappelle à quel point notre pays est jeune. Tout le chemin parcouru et celui qui reste à faire", avait-elle écrit.

Meghan Markle avait aussi parlé des insultes racistes essuyées par sa propre mère à Los Angeles alors qu'elle se trouvait en voiture avec elle et de "ses yeux remplis de larmes".

MeghanMarkle avait aussi raconté son expérience face au racisme en 2012 dans une campagne vidéo sur les réseaux sociaux baptisée "I won't stand for" ("Je ne peux pas tolérer").

Si elle n'a pas pris la parole plus tôt, c'est qu'elle était "nerveuse" et ne savait pas comment aborder la question, explique l'actrice américaine métisse, visiblement émue, dans une vidéo de six minutes adressée aux jeunes diplômées de son ancien lycée Immaculate Heart à Los Angeles."Puis je me suis rendu compte que la seule erreur était de garder le silence car la vie de George Floyd comptait", déclare la duchesse de Sussex.La jeune femme de 38 ans a ensuite égrené les noms d'autres victimes noires de brutalités policières ces dernières années. Parmi elles Breonna Taylor, professionnelle de santé de 26 ans tuée à son domicile par la police en mars, ou Tamir Rice, un garçon de 12 ans abattu alors qu'il jouait avec un pistolet en plastique en 2014. "Les vies de nombreuses autres personnes, celles dont on connaît les noms, et celles dont on ne connaît pas les noms", comptaient aussi, a-t-elle poursuivi, en référence au mouvement "Black Live Matters" à l'origine des centaines de manifestations qui ont soulevé le pays depuis la mort de George Floyd sous le genou d'un policier blanc.Désormais de retour en Californie avec son époux et son fils Archie, après avoir officiellement cessé d'être des "membres actifs" de la famille royale, Meghan Markle s'est remémorée les émeutes de 1992 dans sa ville d'origine, Los Angeles, "déclenchées par un acte de racisme gratuit". En l'occurrence l'acquittement de quatre policiers blancs qui avaient passé à tabac et grièvement blessé l'automobiliste noir Rodney King.La duchesse de Sussex n'était encore qu'une enfant s'apprêtait à entrer au collège Immaculate Heart. "Yeux remplis de larmes" "Et je me souviens m'être arrêtée devant la maison et avoir vu cet arbre, qui avait toujours été là, complètement calciné. Et ces souvenirs ne disparaissent pas", poursuit sobrement Meghan Markle. Les manifestations et les violences qui s'étaient propagées à San Francisco, Las Vegas, Atlanta et New York avaient fait à l'époque une soixantaine de morts et plus de 2.300 blessés. Meghan Markle a aussi évoqué le souvenir d'une enseignante qui l'avait marquée en lui disant de "ne jamais oublier de faire passer les besoins d'autrui avant ses propres peurs". "J'y ai plus que jamais pensé la semaine dernière", assure-t-elle.La duchesse de Sussex a à son tour prodigué conseils et encouragements aux diplômées de la promotion 2020 de son lycée. "Vous savez que vous allez reconstruire, reconstruire et reconstruire encore (...) Car quand les fondations sont brisées, nous le sommes aussi", a-t-elle lancé, appelant les jeunes filles à "faire entendre leur voix plus que jamais" en votant.Née d'une mère afro-américaine, Doria Ragland, et d'un père blanc, Thomas Markle, l'actrice métisse a elle-même été victime de racisme, notamment lorsqu'elle vivait au Royaume-Uni, qu'elle a quitté l'hiver dernier avec le prince Harry. Un présentateur de la radio britannique BBC Radio 5 live avait ainsi été licencié en 2019 pour avoir accolé une photo de singe à celle du fils du couple royal.Elle a déjà par le passé évoqué les discriminations et vexations subies par ses aïeux, comme son grand-père qui avait dû emprunter la porte réservée "aux gens de couleur" pour commander dans un restaurant du Kentucky, où il n'avait pu s'asseoir pour manger son repas. "Cette histoire me hante encore (...) Ca me rappelle à quel point notre pays est jeune. Tout le chemin parcouru et celui qui reste à faire", avait-elle écrit.Meghan Markle avait aussi parlé des insultes racistes essuyées par sa propre mère à Los Angeles alors qu'elle se trouvait en voiture avec elle et de "ses yeux remplis de larmes".MeghanMarkle avait aussi raconté son expérience face au racisme en 2012 dans une campagne vidéo sur les réseaux sociaux baptisée "I won't stand for" ("Je ne peux pas tolérer").