Cette année, Miss Allemagne s'appelle Leonie Charlotte von Hase. Elle est belle, blonde, athlétique. Malgré ces trois qualificatifs somme toute assez commun dans un concours de ce genre, elle a créé la surprise: elle est mère de famille et âgée de 35 ans. En effet, pour la première fois de son histoire presque centenaire, le concours de Miss Allemagne a ouvert ses inscriptions aux femmes de 39 ans maximum, mères de famille ou enceinte. La volonté du concours est clairement affiché via son hashtag #EmpoweringAuthenticWomen. Quoi de mieux semblent penser les organisateurs, que d'offrir comme représentation féminine du pays, qu'une femme accomplie - même si la maternité n'est pas forcément facteur d'accomplissement, son interdiction ne doit pas être un critère de sélection - plus qu'en devenir.

Le critère esthétique n'est plus donc premier dans le choix final du jury - composé pour la première fois cette année, exclusivement de femmes - même s'il reste important, comme le prouve le choix de Leonie Charlotte von Hase. C'est la personnalité des candidates, leur présence sur les réseaux sociaux ou encore la vie professionnelle, qui ont permis jauger les différentes prétendantes au titre.

"Je veux représenter l'Allemagne avec élégance, dignité, charisme et puissance", Leonie Charlotte von Hase à Der Spiegel juste après son élection

Fini aussi le défilé en maillot de bain, très vieux jeu et place à la présentation en tenue de soirée, puis en tenue décontractée. L'idée des organisateurs allemands est sans doute de coller à l'air du temps, et peut-être d'accompagner plus justement le mouvement général d'empowerment des femmes dans la société.

Les dauphines de cette Miss Allemagne nouvelle génération sont deux jeunes étudiantes de 22 ans, à savoir Lara Rúnarsson et Michelle-Anastasia Masalis.

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Une Miss Belgique de 35 ans et mère de famille, est-ce possible en Belgique aussi ?

Cela semble impossible, dans la mesure où les quatre critères requis pour prétendre devenir Miss Belgique sont à ce jour : d'être de nationalité belge, d'être célibataire, sans enfant, et d'être âgée de plus de 18 ans et de moins de 25 ans.

Mais plus drastique encore, la sélection chez nos voisins français: être de sexe féminin, être née de nationalité française, avoir un âge compris entre 18 et 24 ans à la date du 1er novembre de l'année en cours. Il faut aussi être célibataire, mesurer au minimum 1,70 m et posséder un casier judiciaire vierge. De plus, sont exclus de la sélection les jeunes femmes ayant posé partiellement ou totalement dénudée ou promouvoir des activités érotiques. Idem pour si vous êtes tatouée (sauf tatouage discret) et/ou percée, mariée, pacsée, divorcée ou veuve. Si vous avez des enfants, si vous avez eu recours à la chirurgie plastique (excepté la chirurgie réparatrice) et si vous avez associé votre écharpe régionale à de la propagande politique ou religieuse.

Avec de tels critères restrictifs, il semblerait que nos voisins français s'éloignent encore plus de la révolution que l'Allemagne vient d'amorcer.

Cette année, Miss Allemagne s'appelle Leonie Charlotte von Hase. Elle est belle, blonde, athlétique. Malgré ces trois qualificatifs somme toute assez commun dans un concours de ce genre, elle a créé la surprise: elle est mère de famille et âgée de 35 ans. En effet, pour la première fois de son histoire presque centenaire, le concours de Miss Allemagne a ouvert ses inscriptions aux femmes de 39 ans maximum, mères de famille ou enceinte. La volonté du concours est clairement affiché via son hashtag #EmpoweringAuthenticWomen. Quoi de mieux semblent penser les organisateurs, que d'offrir comme représentation féminine du pays, qu'une femme accomplie - même si la maternité n'est pas forcément facteur d'accomplissement, son interdiction ne doit pas être un critère de sélection - plus qu'en devenir. Le critère esthétique n'est plus donc premier dans le choix final du jury - composé pour la première fois cette année, exclusivement de femmes - même s'il reste important, comme le prouve le choix de Leonie Charlotte von Hase. C'est la personnalité des candidates, leur présence sur les réseaux sociaux ou encore la vie professionnelle, qui ont permis jauger les différentes prétendantes au titre. Fini aussi le défilé en maillot de bain, très vieux jeu et place à la présentation en tenue de soirée, puis en tenue décontractée. L'idée des organisateurs allemands est sans doute de coller à l'air du temps, et peut-être d'accompagner plus justement le mouvement général d'empowerment des femmes dans la société. Les dauphines de cette Miss Allemagne nouvelle génération sont deux jeunes étudiantes de 22 ans, à savoir Lara Rúnarsson et Michelle-Anastasia Masalis. Une Miss Belgique de 35 ans et mère de famille, est-ce possible en Belgique aussi ?Cela semble impossible, dans la mesure où les quatre critères requis pour prétendre devenir Miss Belgique sont à ce jour : d'être de nationalité belge, d'être célibataire, sans enfant, et d'être âgée de plus de 18 ans et de moins de 25 ans.Mais plus drastique encore, la sélection chez nos voisins français: être de sexe féminin, être née de nationalité française, avoir un âge compris entre 18 et 24 ans à la date du 1er novembre de l'année en cours. Il faut aussi être célibataire, mesurer au minimum 1,70 m et posséder un casier judiciaire vierge. De plus, sont exclus de la sélection les jeunes femmes ayant posé partiellement ou totalement dénudée ou promouvoir des activités érotiques. Idem pour si vous êtes tatouée (sauf tatouage discret) et/ou percée, mariée, pacsée, divorcée ou veuve. Si vous avez des enfants, si vous avez eu recours à la chirurgie plastique (excepté la chirurgie réparatrice) et si vous avez associé votre écharpe régionale à de la propagande politique ou religieuse. Avec de tels critères restrictifs, il semblerait que nos voisins français s'éloignent encore plus de la révolution que l'Allemagne vient d'amorcer.