En communication, ils sont clairement devenus des incontournables, pour ne pas dire des cibles très convoitées. Notamment, leurs 150.000 à 500.000 followers. Même si de nombreux profils sont faux - car dorénavant, sur le Net, on achète des followers, comme on achète de la musique : en un clic - à côté, les quelques milliers de lecteurs de mon format papier semblent dérisoires.

Valentine Van Gestel
© Valentine Van Gestel

Pourtant, et je l'ignorais jusqu'ici, il y a une autre différence notoire dans nos profils : les instagrammeurs monnayent leurs photos. Et plutôt bien : entre 5.000 et 10.000 euros les quatre clichés ! Raison, sans doute, pour laquelle nos méthodes de travail diffèrent : alors qu'ils posent dans les vignes, moi, je pose... des questions ! Toute la journée, j'ai griffonné dans mon carnet. Une méthode jugée vintage, puisque l'un d'entre eux m'a très sérieusement demandé pourquoi je prenais note.

Valentine Van Gestel
© Valentine Van Gestel

Leur talent est ailleurs : ils ont l'oeil affûté pour repérer immédiatement la meilleure prise de vue et l'art de se mettre en scène pour sublimer la réalité. Ils offrent du rêve. "Nous sommes dans l'émotion pure" admettra l'une d'elles. Leur point commun ? Ils sont beaux (ou en tous cas particulièrement photogéniques) et ont décidé d'en tirer profit. Pourquoi leur donner tort ?

Valentine Van Gestel
© Valentine Van Gestel

Ils sont invités, en couple, aux quatre coins du monde et les marques se disputent pour leur offrir bijoux, vêtements et produits de beauté. Leur unique mission ? Faire envie.

C'est plutôt réussi à en juger le résultat : @mrandmrsmonnet (couple franco-espagnol bling-bling vivant à Hong Kong), @elensham (douce architecte londonienne), @theballoondiary (élégante Australienne débarquée à Paris, ayant épousé un beau Frenchie)... distillent chaque jour un instantané ultra-léché de leur vie. Une mise en scène qui leur demande jusqu'à... 14 heures par jour ! Soit un job à part entière. Or tout travail mérite salaire. Et si les conditions de travail sont idylliques, elles sont aussi précaires...

En communication, ils sont clairement devenus des incontournables, pour ne pas dire des cibles très convoitées. Notamment, leurs 150.000 à 500.000 followers. Même si de nombreux profils sont faux - car dorénavant, sur le Net, on achète des followers, comme on achète de la musique : en un clic - à côté, les quelques milliers de lecteurs de mon format papier semblent dérisoires. Pourtant, et je l'ignorais jusqu'ici, il y a une autre différence notoire dans nos profils : les instagrammeurs monnayent leurs photos. Et plutôt bien : entre 5.000 et 10.000 euros les quatre clichés ! Raison, sans doute, pour laquelle nos méthodes de travail diffèrent : alors qu'ils posent dans les vignes, moi, je pose... des questions ! Toute la journée, j'ai griffonné dans mon carnet. Une méthode jugée vintage, puisque l'un d'entre eux m'a très sérieusement demandé pourquoi je prenais note. Leur talent est ailleurs : ils ont l'oeil affûté pour repérer immédiatement la meilleure prise de vue et l'art de se mettre en scène pour sublimer la réalité. Ils offrent du rêve. "Nous sommes dans l'émotion pure" admettra l'une d'elles. Leur point commun ? Ils sont beaux (ou en tous cas particulièrement photogéniques) et ont décidé d'en tirer profit. Pourquoi leur donner tort ? Ils sont invités, en couple, aux quatre coins du monde et les marques se disputent pour leur offrir bijoux, vêtements et produits de beauté. Leur unique mission ? Faire envie. C'est plutôt réussi à en juger le résultat : @mrandmrsmonnet (couple franco-espagnol bling-bling vivant à Hong Kong), @elensham (douce architecte londonienne), @theballoondiary (élégante Australienne débarquée à Paris, ayant épousé un beau Frenchie)... distillent chaque jour un instantané ultra-léché de leur vie. Une mise en scène qui leur demande jusqu'à... 14 heures par jour ! Soit un job à part entière. Or tout travail mérite salaire. Et si les conditions de travail sont idylliques, elles sont aussi précaires...