La Cinémathèque française organise en ce moment une exposition consacrée au réalisateur et acteur français, Jacques Tati. La promo ? Des panneaux publicitaires du film "Mon oncle", montrant un Tati droit comme un "i" sur une bicyclette, une pipe à la bouche... Mais Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a purement et simplement ordonné la métamorphose de la fameuse pipe en moulin à vent par crainte de la loi Evin anti-tabac. Libération.fr propose une relecture, touchée d'un brin d'ironie anticipative, de cette injonction métrobussienne : "Pourquoi ne pas être allé au bout de ce zèle législatif ? Ajouter à la palette graphique un casque intégral aux personnages, remplacer le Solex polluant par un véhicule à label vert, redessiner un siège homologué pour y caler les miches du petit Gérard, ou faire apparaître une vitre de sécurité entre Tati et le gamin, histoire d'évacuer toute hypothèse pédophile imaginable...". Ah le zèle, toujours le zèle !

C.D

L'exposition se poursuit, avec ou sans pipe, jusqu'au 3 août à la Cinémathèque française.

La Cinémathèque française organise en ce moment une exposition consacrée au réalisateur et acteur français, Jacques Tati. La promo ? Des panneaux publicitaires du film "Mon oncle", montrant un Tati droit comme un "i" sur une bicyclette, une pipe à la bouche... Mais Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a purement et simplement ordonné la métamorphose de la fameuse pipe en moulin à vent par crainte de la loi Evin anti-tabac. Libération.fr propose une relecture, touchée d'un brin d'ironie anticipative, de cette injonction métrobussienne : "Pourquoi ne pas être allé au bout de ce zèle législatif ? Ajouter à la palette graphique un casque intégral aux personnages, remplacer le Solex polluant par un véhicule à label vert, redessiner un siège homologué pour y caler les miches du petit Gérard, ou faire apparaître une vitre de sécurité entre Tati et le gamin, histoire d'évacuer toute hypothèse pédophile imaginable...". Ah le zèle, toujours le zèle !C.D L'exposition se poursuit, avec ou sans pipe, jusqu'au 3 août à la Cinémathèque française.