"Dès que ça pète de partout, disent ses confrères, un seul est toujours au milieu, complètement inconscient du danger, un seul ne se met pas à l'abri, et photographie à tout prix, c'est Patrick". Hubert Henrotte, Le monde dans les yeux, Gamma/ Sygma, l'aventure du photojournalisme, 2005

Ce fut le cas en début d'année à Baghouz (Syrie), dont Chauvel photographiait le conflit en mars dernier. A 70 ans, dont 50 ans à sillonner le monde pour en consigner la terrible vérité, l'homme poursuit sa mission car selon ses propres termes, "la première victime de la guerre est la vérité ! C'est à nous de la rechercher et de la montrer".

Deux combattants kudes de l'Unité de Protection du Peuple, Baghouz (Syrie), le 3 mars 2019, Patrick Chauvel / SIPA
Deux combattants kudes de l'Unité de Protection du Peuple, Baghouz (Syrie), le 3 mars 2019 © Patrick Chauvel / SIPA

Durant sa "carrière", Patrick Chauvel aura couvert 36 conflits, d'Israel au Vietnam en passant par l'Angola, l'Amérique du Sud ou le Moyen Orient. Il aura pris des balles, aura laissé quelques parties de lui, mais jamais sa gouaille et surtout pas sa passion, "une passion, une façon de vivre de j'aimerais transmettre pour ne plus entendre 'On ne savait pas !' Aujourd'hui, ceux qui ne savent pas sont ceux qui ne veulent pas savoir." Cette passion, ce métier, il en est devenu l'un des grands défenseurs, à travers son livre, référence, Rapporteur de Guerre, devenu film documentaire, mais aussi à travers les nombreuses conférences et rencontres auxquelles il participe et qu'il anime, à travers le monde.

Geopolis reçoit, durant une soirée exceptionnelle, ce photojournaliste de guerre qui ne l'est pas moins, dans le cadre de l'exposition Missing, où il présente une série de photographies sur le Salvador réalisées dans les années 90. A ne pas manquer.

Mardi 17 décembre à 19h, au Centre du Photojournalisme Geopolis, 58-60 rue des Tanneurs à Bruxelles, geopolis.brussels. 2 euros l'entrée

Extrait du documentaire Rapporteur de Guerre, de Patrick Chauvel et Antoine Novat, 1999

Ce fut le cas en début d'année à Baghouz (Syrie), dont Chauvel photographiait le conflit en mars dernier. A 70 ans, dont 50 ans à sillonner le monde pour en consigner la terrible vérité, l'homme poursuit sa mission car selon ses propres termes, "la première victime de la guerre est la vérité ! C'est à nous de la rechercher et de la montrer". Durant sa "carrière", Patrick Chauvel aura couvert 36 conflits, d'Israel au Vietnam en passant par l'Angola, l'Amérique du Sud ou le Moyen Orient. Il aura pris des balles, aura laissé quelques parties de lui, mais jamais sa gouaille et surtout pas sa passion, "une passion, une façon de vivre de j'aimerais transmettre pour ne plus entendre 'On ne savait pas !' Aujourd'hui, ceux qui ne savent pas sont ceux qui ne veulent pas savoir." Cette passion, ce métier, il en est devenu l'un des grands défenseurs, à travers son livre, référence, Rapporteur de Guerre, devenu film documentaire, mais aussi à travers les nombreuses conférences et rencontres auxquelles il participe et qu'il anime, à travers le monde. Geopolis reçoit, durant une soirée exceptionnelle, ce photojournaliste de guerre qui ne l'est pas moins, dans le cadre de l'exposition Missing, où il présente une série de photographies sur le Salvador réalisées dans les années 90. A ne pas manquer.