"En Finlande c'est vraiment difficile de faire venir des filles d'origine immigrée dans les clubs de foot", souligne Heidi Pihlaja, la responsable du projet à la fédération. "Donc nous avons commencé cette initiative pour accueillir tout le monde, qu'on veuille porter un foulard ou non".

"Il flotte moins que la version normale et on a pas besoin de l'attacher à son maillot", constate Nasro Bahnaan Hulbade, 13 ans, durant un entraînement de son club à Vantaa, grande ville jouxtant l'aéroport d'Helsinki. "C'est plus facile de courir avec", abonde sa camarade Kamila Nuh, dans son beau maillot du VJS, rouge comme celui de son club fétiche de Liverpool.

Les deux adolescentes se sont mises au foot en club il y a un an et deux ans respectivement, mais ont été "heureuses et reconnaissantes" d'apprendre par leurs parents le lancement de ces foulards gratuits.

Nous soutenons le droit des femmes à porter ou non le foulard. Quand elles veulent l'utiliser, nous voulons montrer que ce n'est pas un obstacle

Heidi Pihjala

Pour Heidi Pihlaja, les différences culturelles et le coût, plus que les foulards eux-mêmes, sont souvent les plus grands obstacles à la pratique sportive des filles et des femmes. Mais proposer ces voiles a une "importance symbolique", juge-t-elle, pour rendre le sport plus accessible.

Si les retours ont été globalement "très positifs", l'initiative a aussi reçu des critiques "de gens qui disent que cela rabaisse les femmes ou que ça fait entrer la religion dans le sport", explique à l'AFP la responsable du développement du foot féminin.

Selon une comparaison internationale du Pew Research Centre, la Finlande était en 2018 le pays avec le plus fort sentiment anti-musulman parmi 15 pays analysés. Le parti des Finlandais, formation d'extrême-droite à la ligne anti-immigration, pourrait selon les sondages faire le meilleur score de son histoire dimanche prochain lors des élections municipales, avec un score avoisinant les 18%.

Egalité femmes-hommes

La Finlande, où les fonctionnaires sont autorisées à porter le voile tant qu'il ne pose pas de problème pratique à l'exercice de leur métier, est une des populations les moins mélangées en Europe, avec une immigration restée relativement limitée malgré l'essor économique du pays ces dernières décennies.

J'adore le foot (...) et je n'ai aucune intention d'arrêter. Il y a toujours peu de femmes qui pratiquent en Finlande, mais je veux être l'une d'elles

Kamila, 13 ans

Si le programme de la fédération a suscité une cascade de réactions négatives sur les réseaux sociaux, il n'a pas suscité une controverse majeure dans le pays nordique semblable à celle de 2019 en France qui avait poussé le géant des articles de sport Decathlon à cesser de commercialiser un hijab de sport.

Malgré la progression des idées anti-immigration ou de l'hostilité vis-à-vis de l'islam, l'équipe nationale masculine, qualifiée pour la première fois de son histoire à l'Euro cet été, bénéficie d'un fort soutien alors que plusieurs joueurs sont d'origine étrangère.

L'équipe féminine brille aussi, avec une première qualification pour l'Euro 2021.

Dans un autre effort remarqué pour favoriser l'égalité des genres, la fédération avait enlevé en 2019 le mot "féminin" de son championnat de première division, rebaptisé "Ligue nationale" tout court. Rémunérations et bonus sont également les mêmes dans les équipes nationales masculine et féminine.

"J'adore le foot (...) et je n'ai aucune intention d'arrêter", explique la jeune Kamila. Il y a toujours peu de femmes qui pratiquent en Finlande, reconnaît l'adolescente de 13 ans, "mais je veux être l'une d'elles".

"En Finlande c'est vraiment difficile de faire venir des filles d'origine immigrée dans les clubs de foot", souligne Heidi Pihlaja, la responsable du projet à la fédération. "Donc nous avons commencé cette initiative pour accueillir tout le monde, qu'on veuille porter un foulard ou non"."Il flotte moins que la version normale et on a pas besoin de l'attacher à son maillot", constate Nasro Bahnaan Hulbade, 13 ans, durant un entraînement de son club à Vantaa, grande ville jouxtant l'aéroport d'Helsinki. "C'est plus facile de courir avec", abonde sa camarade Kamila Nuh, dans son beau maillot du VJS, rouge comme celui de son club fétiche de Liverpool.Les deux adolescentes se sont mises au foot en club il y a un an et deux ans respectivement, mais ont été "heureuses et reconnaissantes" d'apprendre par leurs parents le lancement de ces foulards gratuits.Pour Heidi Pihlaja, les différences culturelles et le coût, plus que les foulards eux-mêmes, sont souvent les plus grands obstacles à la pratique sportive des filles et des femmes. Mais proposer ces voiles a une "importance symbolique", juge-t-elle, pour rendre le sport plus accessible.Si les retours ont été globalement "très positifs", l'initiative a aussi reçu des critiques "de gens qui disent que cela rabaisse les femmes ou que ça fait entrer la religion dans le sport", explique à l'AFP la responsable du développement du foot féminin.Selon une comparaison internationale du Pew Research Centre, la Finlande était en 2018 le pays avec le plus fort sentiment anti-musulman parmi 15 pays analysés. Le parti des Finlandais, formation d'extrême-droite à la ligne anti-immigration, pourrait selon les sondages faire le meilleur score de son histoire dimanche prochain lors des élections municipales, avec un score avoisinant les 18%.Egalité femmes-hommesLa Finlande, où les fonctionnaires sont autorisées à porter le voile tant qu'il ne pose pas de problème pratique à l'exercice de leur métier, est une des populations les moins mélangées en Europe, avec une immigration restée relativement limitée malgré l'essor économique du pays ces dernières décennies.Si le programme de la fédération a suscité une cascade de réactions négatives sur les réseaux sociaux, il n'a pas suscité une controverse majeure dans le pays nordique semblable à celle de 2019 en France qui avait poussé le géant des articles de sport Decathlon à cesser de commercialiser un hijab de sport.Malgré la progression des idées anti-immigration ou de l'hostilité vis-à-vis de l'islam, l'équipe nationale masculine, qualifiée pour la première fois de son histoire à l'Euro cet été, bénéficie d'un fort soutien alors que plusieurs joueurs sont d'origine étrangère.L'équipe féminine brille aussi, avec une première qualification pour l'Euro 2021. Dans un autre effort remarqué pour favoriser l'égalité des genres, la fédération avait enlevé en 2019 le mot "féminin" de son championnat de première division, rebaptisé "Ligue nationale" tout court. Rémunérations et bonus sont également les mêmes dans les équipes nationales masculine et féminine."J'adore le foot (...) et je n'ai aucune intention d'arrêter", explique la jeune Kamila. Il y a toujours peu de femmes qui pratiquent en Finlande, reconnaît l'adolescente de 13 ans, "mais je veux être l'une d'elles".