Sarah a 30 ans et habite à Quaregnon, près de Mons. Après une formation en puériculture, elle s'est tournée vers des études d'institutrice maternelle, qui semblaient dans la continuité de son parcours. En même temps, et comme bon nombre de jeunes, elle exerçait aussi un job d'étudiant à Pairi Daiza. En poste dans le secteur de l'Horeca, Sarah était polyvalente: production, vente, elle touchait un peu à tout. "En travaillant ici, ça a été une révélation, j'étais vraiment passionnée par ce que je faisais."

Et passionnée, Sarah l'est toujours. Elle n'a finalement jamais terminé ses études d'institutrice et est engagée depuis six ans comme saisonnière au parc, un endroit qu'elle affectionne tout particulièrement. "Le cadre est magnifique. C'est un endroit tellement beau qu'on s'y ressource en quelques minutes. Ce que j'adore, c'est d'être accueillie le matin par les chèvres. L'entrée du personnel se trouve juste à côté de la mini-ferme et c'est super chouette de les voir gambader et de les entendre. Encore plus en cette saison où il y a plein de petits. Et puis ce qui me donne le sourire également, c'est de voir tous les paons qui se baladent dans les allées et que je croise sur le chemin du Moulin, la sandwicherie où je travaille."

Si Sarah officie dans un des snacks du parc, pour elle il y a une grande différence par rapport à une sandwicherie classique en bord de route: "Ici les clients sont plus détendus et plus souriants. Ils sont en congé, en famille. Ils sont plus sympas avec nous, je pense, car ils sont là pour se faire plaisir."

Olivia Van de Putte
© Olivia Van de Putte

Des horaires un peu différents

"Je reprends ma fonction dès que le parc ouvre après la trève hivernale, donc cette année depuis février. C'est très actif, on n'a pas le temps de s'ennuyer pendant les grosses périodes. Généralement je commence vers 8h30-9h et je termine vers 17h30-19h." L'hiver, lorsque le parc est fermé, Sarah n'a pas d'emploi. Elle consacre ce temps libre à sa famille et à d'autres projets personnels. "J'ai récemment acheté une maison et je fais les rénovations moi-même. Ce poste saisonnier m'a permis de faire les travaux en seulement quelques mois pendant l'hiver. Je n'y serais pas parvenue avec un emploi à plein temps." Pour la trentenaire, le temps libre n'est pas le seul avantage. Il est effectivement tout à fait possible d'alterner plusieurs jobs saisonniers: "Pour quelqu'un qui se cherche au niveau professionnel, ça peut être pas mal aussi de pouvoir tester plusieurs choses."

Sarah n'échangerait ce mode de vie pour rien au monde, mais elle admet tout de même qu'un métier saisonnier peut comporter des inconvénients. "Le plus difficile, c'est le retour au chômage. Quand on ne travaille qu'une partie de l'année, on retombe toujours quelques mois au chômage. Il faut alors bien gérer son budget et être organisé. C'est une question d'habitude, un mode de vie. Ce n'est évidemment pas adapté à tout le monde." Selon la saisonnière, il s'agit de l'unique désagrément rencontré, très vite atténué par le plaisir de retrouver ses collègues chaque année: "On s'active tous dans la bonne humeur et à la fin de la saison on fête ça!"

Reprendre ses études d'institutrice? Sarah n'y a jamais pensé: "Cela fait six ans et je suis très bien ici!"

Sarah a 30 ans et habite à Quaregnon, près de Mons. Après une formation en puériculture, elle s'est tournée vers des études d'institutrice maternelle, qui semblaient dans la continuité de son parcours. En même temps, et comme bon nombre de jeunes, elle exerçait aussi un job d'étudiant à Pairi Daiza. En poste dans le secteur de l'Horeca, Sarah était polyvalente: production, vente, elle touchait un peu à tout. "En travaillant ici, ça a été une révélation, j'étais vraiment passionnée par ce que je faisais."Et passionnée, Sarah l'est toujours. Elle n'a finalement jamais terminé ses études d'institutrice et est engagée depuis six ans comme saisonnière au parc, un endroit qu'elle affectionne tout particulièrement. "Le cadre est magnifique. C'est un endroit tellement beau qu'on s'y ressource en quelques minutes. Ce que j'adore, c'est d'être accueillie le matin par les chèvres. L'entrée du personnel se trouve juste à côté de la mini-ferme et c'est super chouette de les voir gambader et de les entendre. Encore plus en cette saison où il y a plein de petits. Et puis ce qui me donne le sourire également, c'est de voir tous les paons qui se baladent dans les allées et que je croise sur le chemin du Moulin, la sandwicherie où je travaille."Si Sarah officie dans un des snacks du parc, pour elle il y a une grande différence par rapport à une sandwicherie classique en bord de route: "Ici les clients sont plus détendus et plus souriants. Ils sont en congé, en famille. Ils sont plus sympas avec nous, je pense, car ils sont là pour se faire plaisir.""Je reprends ma fonction dès que le parc ouvre après la trève hivernale, donc cette année depuis février. C'est très actif, on n'a pas le temps de s'ennuyer pendant les grosses périodes. Généralement je commence vers 8h30-9h et je termine vers 17h30-19h." L'hiver, lorsque le parc est fermé, Sarah n'a pas d'emploi. Elle consacre ce temps libre à sa famille et à d'autres projets personnels. "J'ai récemment acheté une maison et je fais les rénovations moi-même. Ce poste saisonnier m'a permis de faire les travaux en seulement quelques mois pendant l'hiver. Je n'y serais pas parvenue avec un emploi à plein temps." Pour la trentenaire, le temps libre n'est pas le seul avantage. Il est effectivement tout à fait possible d'alterner plusieurs jobs saisonniers: "Pour quelqu'un qui se cherche au niveau professionnel, ça peut être pas mal aussi de pouvoir tester plusieurs choses." Sarah n'échangerait ce mode de vie pour rien au monde, mais elle admet tout de même qu'un métier saisonnier peut comporter des inconvénients. "Le plus difficile, c'est le retour au chômage. Quand on ne travaille qu'une partie de l'année, on retombe toujours quelques mois au chômage. Il faut alors bien gérer son budget et être organisé. C'est une question d'habitude, un mode de vie. Ce n'est évidemment pas adapté à tout le monde." Selon la saisonnière, il s'agit de l'unique désagrément rencontré, très vite atténué par le plaisir de retrouver ses collègues chaque année: "On s'active tous dans la bonne humeur et à la fin de la saison on fête ça!"Reprendre ses études d'institutrice? Sarah n'y a jamais pensé: "Cela fait six ans et je suis très bien ici!"