Le 21 septembre dernier, le développement des réseaux ferroviaires européens était à l'ordre du jour de la visioconférence par la présidence allemande du Conseil de l'UE. Dans ce cadre, le gouvernement allemand a présenté une proposition en vue de rétablie les services du Trans Europ Express d'ici à 2025. L'objectif: renforcer la coopération entre les pays sur les questions de mobilité, mais aussi de politiques climatiques. La relance de ce réseau répond aussi à une déclaration signée par 25 ministres des Transports en juin, où ils s'engageaient à mettre en place un "pr...

Le 21 septembre dernier, le développement des réseaux ferroviaires européens était à l'ordre du jour de la visioconférence par la présidence allemande du Conseil de l'UE. Dans ce cadre, le gouvernement allemand a présenté une proposition en vue de rétablie les services du Trans Europ Express d'ici à 2025. L'objectif: renforcer la coopération entre les pays sur les questions de mobilité, mais aussi de politiques climatiques. La relance de ce réseau répond aussi à une déclaration signée par 25 ministres des Transports en juin, où ils s'engageaient à mettre en place un "programme pour le transport ferroviaire de voyageurs à l'échelle internationale" d'ici à la mi-2021.Le réseau de Trans Europ Express a vu le jour en 1957, composé par des trains de voyageurs, rapides et de prestige. Ils étaient destinés à faire concurrence aux premiers assauts du transport aérien, alors utilisé par une clientèle haut de gamme et de voyages d'affaires. Ces trains étaient des trains de jour, rapides, uniquement de 1ere classe avec un service de restauration de qualité, et disposant parfois même à bord de services tels que salon de coiffure, secrétariat ou boutique. Ces trains très chics ont connu leur apogée en 1974, avant de péricliter au cours des années 1980, remplacés par les différents trains à grande vitesse, dont le TGV en France ou les Inter City Express en Allemagne. Finalement, les Trans Europ Express ont cessé de circuler dans les années 90. Dans son projet baptisé TEE 2.0, le ministre allemand des Transports propose de les réactiver et les remettre en circulation entre trois ou quatre pays, grâce à des partenariats avec des compagnies ferroviaires existantes. Ce TEE 2.0 proposerait huit routes transfrontalières, dont une Paris - Bruxelles - Cologne - Berlin - Varsovie. Mais aussi une liaison Amsterdam - Cologne - Bâle - Milan - Rome. Ou encore une ligne Berlin - Francfort - Lyon - Montpellier - Barcelone. Dans un premier temps, il serait fait usage des lignes existantes. Ainsi, par exemple, ces nouveaux trains permettraient de relier Bruxelles à Berlin en 6h, ou encore Bruxelles à Barcelone en 8h. Dans un second temps, la réalisation de travaux d'infrastructures supplémentaires permettrait par exemple de relier Bruxelles à Stockholm en moins de 13 heures.Le projet allemand prévoit aussi un pendant pour les trains de nuit, qui semblent faire l'objet d'un nouvel engouement de la part des voyageurs.Ce réseau de Trans Europ Express pourrait aussi être utiliser pour le transport de marchandises, ce passage du par la route vers le rail constituant une mesure de réduction des émissions de CO2.Ce projet se confronte toutefois pour l'instant à des obstacles, notamment en ce qui concerne les systèmes de tarifications, les lacunes relatives aux droits des passagers, les conditions de réservations, les différentes langues, et les critères opérationnels.