Venise, Amsterdam et Barcelone furent parmi les premières villes à tirer la sonnette d'alarme : certains habitants, dérangés par les nuisances, poursuivent aujourd'hui une véritable guerre contre les hordes de voyageurs envahiss...

Venise, Amsterdam et Barcelone furent parmi les premières villes à tirer la sonnette d'alarme : certains habitants, dérangés par les nuisances, poursuivent aujourd'hui une véritable guerre contre les hordes de voyageurs envahissant " leurs " lieux de vie.Au-delà du trop-plein urbain, c'est désormais l'impact écologique qui est au centre des réflexions. Que ce soit en Antarctique (dont l'écosystème n'a jamais été aussi fragilisé), à l'île de Pâques (où la durée du permis de séjour touristique a été divisée par trois), en Thaïlande (qui a fermé Maya Bay afin de régénérer ses récifs coralliens) ou encore aux Philippines (où l'île de Boracay a été interdite d'accès durant six mois rien que pour nettoyer... ses plages), l'inquiétude est scandée à haute voix. Même plus près de nous, l'Islande ou l'Ecosse veulent limiter les afflux. Tout comme Bruges, où le nombre de navires de croisière a triplé en dix ans. On fait quoi, dès lors ? Deux possibilités : soit on attend la saturation totale, soit on réfléchit un peu avant d'enchaîner les vols low cost comme on va acheter une baguette à l'épicerie. Et encore, ce sera juste un bon début.