Mais ce ne sont pas des acteurs, mais bien des experts sur les lieux d'une fusillade qui a tué deux jeunes touristes dans cette station balnéaire sur la côte caraïbe.

L'Allemande Jennifer Henzold, 35 ans, et l'Indienne Anjali Ryot, 25 ans, ont été prises sous les feux croisés d'un affrontement entre vendeurs de drogue présumés le 20 octobre dans l'ancienne cité portuaire maya.

La jeune Indienne installée en Californie a été présentée comme une "influenceuse" qui mettait en scène des voyages à faire pâlir de jalousie ses 42.300 abonnés sur Instagram.

Dans sa dernière vidéo, elle pose en maillot de bain rouge sur un hamac aux bords des eaux turquoises qui baignent la péninsule du Yucatan.

null, Belga
null © Belga

En mars, c'est une touriste espagnole qui a succombé à ses blessures après une fusillade.

Tulum, Cancun, Acapulco: connues dans le monde entier, ces stations balnéaires ne sont pas épargnées par la violence souvent attribuée aux rivalités entre gangs de narcotrafiquants.

Mercredi près de Cancun, des vacanciers en maillot de bain sur la plage du luxueux hôtel Hyatt Ziva Riviera Cancun Resort ont soudain pris la fuite pour échapper à une fusillade qui a tué deux petits trafiquants présumés, d'après les autorités.

Belga
© Belga

"Plusieurs témoins ont raconté qu'ils ont vu les hommes armés faire irruption sur la plage, en tirant", a raconté un témoin américain, Mike Sington, photos à l'appui sur Twitter.

La violence frappe des stations balnéaires qui sont restées ouvertes pendant la pandémie.

- "Je ne veux rien savoir!" -

En pleine pandémie, Tulum a reçu un festival de musique électronique, avec quelque 5.000 participants (pour 46.000 habitants). Les fêtes ont généré un marché important de vente de stupéfiants, assure David Ortiz, président de l'Association des hôtel de Tulum.

Le procureur général de l'Etat de Quintana Roo où se trouve Tulum, Óscar Montes de Oca, attribue la violence à la vente de la drogue et aux extorsions pratiquées par le crime organisé auprès des commerçants.

Après le double homicide, les réservations ont chuté d'environ 20%. L'Allemagne a déconseillé à ses ressortissants de se rendre à Tulum. L'Espagne et la France leur recommandent la plus grande vigilance.

Tulum, iStock
Tulum © iStock

Des touristes passent cependant outre, dans ce pays de près de deux millions de km2, où il y a assez d'espace pour des paysages inoubliables, une offre culturelle intense et des violences extrêmes (plus de 36.000 homicides en 2020).

"Je suis venu à Tulum pour vibrer! Je ne veux rien savoir!", affirme une Espagnole, Natalia Lopez, 27 ans.

Son amie Luisa Fernanda Jiménez, 24 ans, affirme ne pas se sentir en danger, tout en reconnaissant que visiter le Mexique demande de prendre des "précautions".

A l'autre bout du pays, Acapulco, sur la côte pacifique, n'est plus seulement connu pour ses falaises qui font le bonheur des plongeurs.

Un journaliste d'un site d'information a été tué la semaine dernière.

Le 29 septembre dernier, un incendie volontaire a ravagé la célèbre boîte de nuit Baby'O, qui a vu défiler des stars du rock, du cinéma et du sport, Rod Stewart, Bono, Elizabeth Taylor, Michael Jordan.

"Ce n'est pas un court-circuit. Trois personnes sont arrivées. Elles portaient des bidons avec un liquide qui pourrait être de l'essence et ont mis le feu", a déclaré à la presse l'un des propriétaires du Baby'O, Eduardo Cesarman. Des images de vidéo-surveillance corroborent son récit.

Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a refusé d'attribuer l'incendie "à la délinquance organisée sans preuve, vu que même le propriétaire affirme qu'il n'a jamais été victime d'extorsions".

La maire de la ville, Abelina Lopez, a lancé un appel aux amoureux d'Acapulco: "Aimer Acapulco, c'est prendre soin de nous tous et chercher à réactiver l'économie". La ville a de plus été victime ces dernières semaines d'un tremblement de terre et d'un ouragan.

Le tourisme représente 8,5% du PIB du Mexique, septième pays le plus visité au monde avec 41 millions de visiteurs en 2018, d'après l'Organisation mondial du tourisme (OMT).

Mais ce ne sont pas des acteurs, mais bien des experts sur les lieux d'une fusillade qui a tué deux jeunes touristes dans cette station balnéaire sur la côte caraïbe.L'Allemande Jennifer Henzold, 35 ans, et l'Indienne Anjali Ryot, 25 ans, ont été prises sous les feux croisés d'un affrontement entre vendeurs de drogue présumés le 20 octobre dans l'ancienne cité portuaire maya.La jeune Indienne installée en Californie a été présentée comme une "influenceuse" qui mettait en scène des voyages à faire pâlir de jalousie ses 42.300 abonnés sur Instagram. Dans sa dernière vidéo, elle pose en maillot de bain rouge sur un hamac aux bords des eaux turquoises qui baignent la péninsule du Yucatan.En mars, c'est une touriste espagnole qui a succombé à ses blessures après une fusillade.Tulum, Cancun, Acapulco: connues dans le monde entier, ces stations balnéaires ne sont pas épargnées par la violence souvent attribuée aux rivalités entre gangs de narcotrafiquants.Mercredi près de Cancun, des vacanciers en maillot de bain sur la plage du luxueux hôtel Hyatt Ziva Riviera Cancun Resort ont soudain pris la fuite pour échapper à une fusillade qui a tué deux petits trafiquants présumés, d'après les autorités."Plusieurs témoins ont raconté qu'ils ont vu les hommes armés faire irruption sur la plage, en tirant", a raconté un témoin américain, Mike Sington, photos à l'appui sur Twitter.La violence frappe des stations balnéaires qui sont restées ouvertes pendant la pandémie.En pleine pandémie, Tulum a reçu un festival de musique électronique, avec quelque 5.000 participants (pour 46.000 habitants). Les fêtes ont généré un marché important de vente de stupéfiants, assure David Ortiz, président de l'Association des hôtel de Tulum.Le procureur général de l'Etat de Quintana Roo où se trouve Tulum, Óscar Montes de Oca, attribue la violence à la vente de la drogue et aux extorsions pratiquées par le crime organisé auprès des commerçants.Après le double homicide, les réservations ont chuté d'environ 20%. L'Allemagne a déconseillé à ses ressortissants de se rendre à Tulum. L'Espagne et la France leur recommandent la plus grande vigilance.Des touristes passent cependant outre, dans ce pays de près de deux millions de km2, où il y a assez d'espace pour des paysages inoubliables, une offre culturelle intense et des violences extrêmes (plus de 36.000 homicides en 2020)."Je suis venu à Tulum pour vibrer! Je ne veux rien savoir!", affirme une Espagnole, Natalia Lopez, 27 ans.Son amie Luisa Fernanda Jiménez, 24 ans, affirme ne pas se sentir en danger, tout en reconnaissant que visiter le Mexique demande de prendre des "précautions".A l'autre bout du pays, Acapulco, sur la côte pacifique, n'est plus seulement connu pour ses falaises qui font le bonheur des plongeurs.Un journaliste d'un site d'information a été tué la semaine dernière.Le 29 septembre dernier, un incendie volontaire a ravagé la célèbre boîte de nuit Baby'O, qui a vu défiler des stars du rock, du cinéma et du sport, Rod Stewart, Bono, Elizabeth Taylor, Michael Jordan."Ce n'est pas un court-circuit. Trois personnes sont arrivées. Elles portaient des bidons avec un liquide qui pourrait être de l'essence et ont mis le feu", a déclaré à la presse l'un des propriétaires du Baby'O, Eduardo Cesarman. Des images de vidéo-surveillance corroborent son récit.Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a refusé d'attribuer l'incendie "à la délinquance organisée sans preuve, vu que même le propriétaire affirme qu'il n'a jamais été victime d'extorsions".La maire de la ville, Abelina Lopez, a lancé un appel aux amoureux d'Acapulco: "Aimer Acapulco, c'est prendre soin de nous tous et chercher à réactiver l'économie". La ville a de plus été victime ces dernières semaines d'un tremblement de terre et d'un ouragan.Le tourisme représente 8,5% du PIB du Mexique, septième pays le plus visité au monde avec 41 millions de visiteurs en 2018, d'après l'Organisation mondial du tourisme (OMT).