Samedi 10 heures : La tour Saint-Rombaut

En arrivant dans le centre de Malines, on ne voit qu'elle : la tour Saint-Rombaut qui, du haut de ses 97 mètres, surveille toute la ville. Ce géant au look gothique brabançon, dont les premières pierres ont été posées au xiiie siècle, n'est pas là uniquement pour impressionner les yeux, puisqu'on peut aussi... grimper jusqu'à son sommet. Pas de panique : bien que l'ascension comporte 514 marches, pas moins de six paliers sont prévus pour reposer les jambes et donner l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de ce bâtiment classé comme beffroi sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Amusant : pour les kids, un jeu de piste est prévu, qui mène d'étage en étage. Et bien sûr, tout en haut, la vue est incroyable. Par temps clair, on perçoit même l'Atomium...
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En arrivant dans le centre de Malines, on ne voit qu'elle : la tour Saint-Rombaut qui, du haut de ses 97 mètres, surveille toute la ville. Ce géant au look gothique brabançon, dont les premières pierres ont été posées au xiiie siècle, n'est pas là uniquement pour impressionner les yeux, puisqu'on peut aussi... grimper jusqu'à son sommet. Pas de panique : bien que l'ascension comporte 514 marches, pas moins de six paliers sont prévus pour reposer les jambes et donner l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de ce bâtiment classé comme beffroi sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Amusant : pour les kids, un jeu de piste est prévu, qui mène d'étage en étage. Et bien sûr, tout en haut, la vue est incroyable. Par temps clair, on perçoit même l'Atomium... Même si la ville compte pas moins de huit églises historiques, dont celle des Saints-Pierre-et-Paul, la cathédrale qui jouxte la tour Saint-Rombaut reste la plus visitée. Elle abrite notamment le célèbre mausolée des archevêques de Malines, ainsi que Le Christ en Croix d'Antoine Van Dyck et une collection de vieux tableaux des Primitifs flamands. En sortant, il faut tendre l'oreille : le clocher propose aux promeneurs un répertoire pour le moins inattendu, allant des Beatles à Abba. Des tubes pas toujours évidents à reconnaître, mais justement : c'est le jeu ! C'est la mascotte de la ville, et on peut la saluer à deux endroits. En version jaune dans le petit parc situé à côté de la cathédrale. Ou en mode " bronze " sur la Grote Markt. Son histoire renvoie à une légende cocasse : en janvier 1687, alors que la lune se reflétait sur la gigantesque tour Saint-Rombaut recouverte d'un épais brouillard, un ivrogne cria " Au feu ! " et fit sortir tous les habitants pour éteindre l'incendie... qui était dû uniquement à la lumière lunaire. Ainsi naquit ce drôle de bonhomme à l'allure pompette. Qui, au passage, donna leur surnom à tous les Malinois pour toujours et à jamais : les Maneblussers, pour les " extincteurs de lune ". Pour une pause " à la bonne franquette ", comme on ne le dit pas là-bas, on se plonge ici dans un décor inattendu : chaque table possède un style différent, tout comme le lot de chaises qui l'accompagne. La carte, elle, va du panini au burger, en passant par le potage ou le plat de pâtes. Notre suggestion : les tartines copieuses où se mêlent fromages, charcuteries et légumes frais. Un étang, une aire de jeux et des petits chemins pour flâner après avoir mangé (surtout si vous avez préféré un coucou de Malines à un lunch léger) : les pauses " verdure ", quand on traverse des rues et des places à longueur de journée, ça fait un bien fou. A noter qu'au coeur du parc, se trouve la statue du botaniste Rembert Dodoens qui, il y a cinq siècles, imaginait le tout premier herbier répertoriant les plantes médicinales, dont 250 variétés sommeillent ici aujourd'hui. Légèrement excentré, il abrite l'une des collections de jeux et de jouets les plus complètes d'Europe, traversant les époques et les traditions ludiques dans un décor mi-désuet mi-moderne. Ici, des démonstrations de cerceaux, d'osselets ou de toupies. Là-bas, une attraction permettant de revivre la bataille de Waterloo " comme si on y était ", ou des trains électriques comme on n'en fait plus... Y a rien à faire : dans ce genre d'endroit dédié à la nostalgie, le charme opère toujours. Le samedi matin, c'est ici que les Malinois font leurs emplettes, sur l'un des marchés à étals les plus vastes de la région, auscultés par l'emblématique statue de Marguerite d'Autriche, qui régna et mourut ici. Le reste du temps, on traverse cette place - interdite aux voitures - avec les yeux grands ouverts pour admirer ses façades somptueuses. Chiffre méconnu et, donc, bon à savoir : avec quelque 336 bâtiments et monuments protégés, Malines abrite plus de lieux classés que sa cousine de Bruges - tout en sachant qu'à ce jeu-là, Gand surclasse tout le monde. En début de soirée, la place prend des allures de Grand-Place bruxelloise, et c'est bien sûr le plus beau des compliments... Dans un cadre boisé aux lumières tamisées, dans l'une des somptueuses maisons de la Grote Markt, on sert des tapas à tout-va. Les assiettes sont ainsi remplies de mets méditerranéens - tortillas, gambas, moussakas, saucissons ou mini-brochettes de porc - même si le chef y ajoute parfois une touche locale, comme pour les beignets au jambon sec et à la Carolus triple. C'est peu dire qu'il y en a pour tous les goûts... 13, Grote Markt. www.savamechelen.be Balade matinale incontournable, peu importe la taille des pieds. L'Unesco ne s'y est pas trompé en classant le Grand Béguinage malinois sur la liste de son patrimoine mondial : les ruelles pavées, les maisonnées en brique rouge et les façades fleuries en font l'un des plus jolis de Belgique. Jadis, ce sont les femmes qui, ne souhaitant pas vivre au couvent, animaient cette petite communauté pour oublier que leurs hommes ne reviendraient jamais des Croisades - époque de l'apparition des béguinages. Aujourd'hui, ce sont des Malinois qui savourent le calme d'un quartier hyper-agréable jouxtant le tout aussi charmant Petit Béguinage. Le temps d'une parenthèse, les enfants suivront sagement leurs parents. Depuis cinq générations, une famille brasse ici la célèbre Gouden Carolus en version blonde, triple, ambrée ou hop, ainsi que la Maneblusser et, depuis une petite dizaine d'années, la redoutable Lucifer à 8 %. La visite vaut pour la richesse des anecdotes racontées - c'est l'une des plus anciennes brasseries de Belgique -, mais aussi pour y goûter une autre spécialité du lieu : un single malt distillé à partir du moût de la Gouden Carolus et qui en fait un whisky remarquablement doux et fruité. Le dimanche matin, on se rue ici en famille ou entre amis, en s'asseyant autour d'une table en bois pour déguster les propositions du jour en mode self-service. OEufs frais, pains succulents, soupes du jour, fromages de tous pays, plats végétariens ou en sauce, thés ou cafés à tomber... En optant pour le 1er étage, on peut même observer la minuscule cuisine, où des jeunes gens se démènent pour que personne ne manque de rien. 26, Vismarkt. www.sisterbean.be Les bons restos et les bars - qui s'animent surtout le soir - y sont plantés dans un décor intime et enchanteur. Par beau temps, les terrasses offrent la vue sur la Dyle. Mais peu importe l'humeur du ciel, les habitations typiquement flamandes rappellent l'histoire de ce lieu où l'on a commencé à vendre du poisson en 1531, et où cette activité est toujours en vigueur. A noter qu'en traversant le petit pont, ce n'est rien d'autre qu'une statue de... Ludwig van Beethoven qui trône discrètement face à la rue portant son nom. Pourquoi donc ? Le grand-père du compositeur a longtemps vécu à Malines, où il a suivi des cours d'orgue. Pour le bonheur des kids, rien de mieux qu'une petite croisière qui s'amuse à naviguer vers des endroits plus méconnus. Le départ se fait juste à côté du Grand Café Lamot. Au menu : un passage par le pont en pierre de Grootbrug - le plus ancien de la cité -, une vue sur les maisons anciennes ou les appartements design des Malinois les plus vernis, le moulin à eau de Volmolen, ou encore le quai de Haverwerf où se négociaient jadis les céréales. Une détente fluviale qui, attention, à un certain moment, exige juste un peu de souplesse : pour passer l'un des ponts, les adultes doivent baisser la tête... Les deux lieux se trouvent à quelques enjambées du centre. Par ciel dégagé, Planckendael est la meilleure option : ce parc animalier constitue un must pour visiter les cinq continents en un après-midi. Quant à Technopolis, qui joue la carte de la science à coups d'expériences interactives, il reste un bon moyen de montrer aux bambins à quoi ressemblera le monde d'après-demain. On peut même y faire atterrir un avion ou s'allonger sur un lit de clous, et ça, même les parents risquent d'adorer...