71, avenue Louise, à 1050 Bruxelles. www.steigenberger.com
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C'est un certain Sydney-Charles Wiltcher qui, en 1913, lui donna son premier nom et débuta l'exploitation de cet hôtel aux lignes Beaux-Arts qui allait très vite s'imposer comme l'un des palaces les plus prestigieux de la capitale. Plaisirs préférés des clients: son salon de thé et ses soirées dansantes. Cent ans plus tard, après avoir notamment brillé sous le label Conrad, le 5-étoiles est toujours debout, et même plus majestueux que jamais. Non seulement il a retrouvé une partie de son nom d'antan - enrichi de celui du groupe allemand Steigenberger qui le dirige aujourd'hui de main de maître -, mais en plus, il a réussi une énième reconversion remarquable. Que ce soit dans son magnifique fumoir lounge estampillé Davidoff, sur son parvis de pierres bleues du Hainaut taillées sur mesure ou à travers les contours chics de son mythique bar Loui, il règne ici une atmosphère qui invoque à la fois le respect de l'histoire et l'envie d'un luxe moderne. Restaurant et spa ont évidemment profité de cette renaissance. Tout comme les chambres inspirées, dont le clou du spectacle se trouve au 5e étage, dans la suite royale de 320 m²- la plus grande de Bruxelles. C'est en 1898 que l'architecte Louis Cloquet achève les plans de l'Hôtel des Postes et des Télégraphes. Un bâtiment néogothique qui sera notamment mis sous les projecteurs lors de l'Exposition universelle de 1913, avant de devenir le bureau de poste le plus fréquenté de la ville. Le dernier guichet ne fermera qu'en 2001. En 2017 que le groupe français Zannier Hotels décide de transformer les deux étages supérieurs en hôtel. Parquets, murs verts, hauts plafonds, tentures lourdes habillant des fenêtres immenses, mobilier des années 1900 ou éléments de déco chinés... On baigne ici dans une ambiance old school du plus bel effet. Et les chambres offrent toutes une vue sur la cité gantoise. Le bar à cocktails The Cobbler achève de sublimer le décor historique, avec ses matériaux bruts et ses éclairages tamisés. Il donne envie d'y passer de longues soirées. Surtout que les breuvages sont concoctés par Jurgen Nobels, l'un des mixologistes les plus agiles du pays. Gros challenge, relevé haut la main: transformer un couvent centenaire en véritable place to be anversois. Depuis avril dernier, l'ancien cloître du site militaire a retrouvé ses couleurs alors qu'il était à l'abandon depuis vingt ans - au point que la pluie y coulait. Cinq bâtiments composent désormais ce resplendissant August, qui compte un boutique-hôtel, un restaurant, un bar, un étang de baignade en plein air, un centre de bien-être et de ravissants petits jardins clos. Aux manettes de cette reconversion étonnante, l'architecte belge Vincent Van Duysen, qui a travaillé tout en contrastes, afin de mêler classique et contemporain. Un sanctuaire moderne au coeur de la ville trépidante, et dont chaque détail a été peaufiné: carrelages à motifs d'époque, tapis tissés à la main dans les chambres... A noter que le restaurant et le bar ont été conçus par le chef Nick Bril, qui officiait déjà à l'étoilé The Jane. Situé à 5 km de Dinant, ce 3-étoiles se trouve sur la longue liste des forts et châteaux de la vallée de la Haute-Meuse. La légende raconte qu'en 1810, un aristocrate a fait construire cette splendide demeure pour y installer confortablement sa maîtresse. Beaucoup de propriétaires se sont ensuite succédé et ont relooké les lieux à leur goût. Formé d'un bâtiment principal de trois étages et d'une tour, le domaine devient, en 1948, un centre de vacances et de loisirs pour les affiliés du syndicat des métallurgistes liégeois de la FGTB. Puis, progressivement, le Castel se mue en un hôtel classique de renom, avant d'être complètement rénové en 2005. Son plus bel atout? Un décor de 25 hectares en forme d'écrin de verdure, avec des rochers d'escalade mais aussi un arboretum - labellisé Natura 2000 - datant de Léopold II, où sommeillent de très rares orchidées sauvages, des genévriers centenaires et trente arbres classés, dont six séquoias géants. Quant aux chambres, elles offrent toutes une vue sur le parc ou la vallée. Nuits paisibles garanties... C'est une histoire de famille qui s'écrit depuis quatre générations. Son préambule? Deux moulins à eau datant du XVIIe siècle, au bord de la Semois, au milieu d'une clairière. En 1947, le grand-père de Julien Lahire, actuel chef et propriétaire du lieu, acquiert une ruine. Ses parents héritent de l'hôtel pour en faire une adresse unique, à la fois calme et cossue. En 1960, c'est la double consécration: le Moulin Hideux devient le premier établissement hors de France à être labellisé Relais & Châteaux (une distinction qu'il reste le seul de Wallonie à posséder), tandis que sa cuisine se voit récompensée d'une étoile au guide Michelin. Autres qualités reconnues par ses fidèles clients: douze chambres à la déco chaleureuse, des salons élégants, un superbe jardin avec terrasse, ou un tout récent espace wellness avec piscine chauffée et solarium donnant sur la nature. A l'origine, un hôtel de maître imaginé par l'architecte Alfred Nyst dans les années 1920. A l'arrivée, une maison d'hôtes 5-étoiles où rien n'a été laissé au hasard. Achevée en mars, la dernière rénovation en date a exigé pas moins de trois années durant lesquelles le propriétaire a fait appel à des artisans belges et français pour réhabiliter les sols et les escaliers d'époque. Le défi était de taille: concevoir un ensemble cohérent entre une bâtisse contemporaine réalisée avec les techniques d'aujourd'hui et un lieu historique aux formes strictes du début du siècle dernier. Parquets en marqueterie, boiseries en chêne, marbres, mosaïques et ferronnerie, apparats phares de l'Art déco, ont été scrupuleusement restaurés. Au coeur de la prestigieuse avenue Molière, à Forest, ce petit bijou de 850 m² se démarque par sa splendide façade rappelant la proue d'un bateau et qui est répertoriée au patrimoine de Bruxelles. Un véritable exemple d'éclat retrouvé. Le cadre est superbe: un cloître construit en 1531 pour accueillir les appartements de Guy Morillon, secrétaire de Charles-Quint, avant de devenir le couvent des Augustines, qui servait à la fois d'hôpital pour les chevaliers et de halte pour les pèlerins de Compostelle. Au début des années 2000, ce magnifique témoin du passé culturel flamand renaît de ses cendres. Un boutique-hôtel y est aménagé en 2003 et complété d'une extension en 2012, où la magie opère entre la structure classée et le raffinement des aménagements plus modernes. Avec sa tourelle, sa porte cochère, ses pignons à redents, ses fenêtres à croisillons, ses persiennes et ses poutres en coeur de chêne, l'adresse constitue un véritable joyau du patrimoine louvaniste. Un 4-étoiles posé au bord de la Dyle, en bas d'une ravissante ruelle pavée, en plein centre du quartier historique, soit à deux minutes à peine de l'Oude Markt et du jardin botanique. Le long de la Lesse, le splendide bâtiment classé du XVIIe siècle servait autrefois de relais pour les malles-postes, ces anciennes voitures des services postaux qui parcouraient toute l'Europe, tirées par des chevaux. Jadis, c'étaient donc les cochers et les bêtes qui se reposaient en ses murs. Aujourd'hui, ce sont les clients avides de quiétude et de cadre somptueux qui viennent s'y détendre. L'architecture végétale des jardins à la française, raffinés et organisés, aux formes géométriques et effets symétriques, confère au lieu un charme romantique à souhait - à noter la magnifique pergola. L'hôtel, remarquablement restauré par les propriétaires tombés sous le charme de la bâtisse en pierres du pays, a gardé l'élégance de son passé: planchers, caves, fenêtres... Tout est d'époque et adapté au goût du jour. Piscine, sauna, hammam et fitness s'y sont même fait une petite place.