Et c'est là que les Belges interviennent. En effet, contrairement à leurs voisins néerlandais ou français, les Belges ont coutume de traverser la frontière en masse en été. Selon Statbel, ils effectuent environ 6 millions de voyages en été, dont 80 % à l'étranger. C'est dire si ces visiteurs potentiels constituent une manne convoitée par leurs voisins. Et cette année encore plus que jamais. En effet, L'Organisation mondiale du tourisme prévoit une diminution de 60 à 80 % des revenus du tourisme d'ici 2020. La France prévoit une perte de chiffre d'affaires de 25 %, soit 40 milliards d'euros. Les Pays-Bas estiment la perte à 65 %, soit 9,5 milliards d'euros. L'espoir de ces deux pays est donc de compenser un peu ce déclin en retenant leurs compatriotes sur le territoire, mais aussi en attirant leurs "bons voisins".

Le Belge, touriste convoité

Les Belges sont, d'un point de vue touristique, de très bons voisins. On l'a vu, ils effectuent des millions de voyages en été, dont huit sur dix à l'étranger. Ainsi, sur l'année 2017 par exemple, la France a comptabilisé plus de 11 millions d'arrivées de Belges sur son territoire. Ils occupent ainsi en chiffres, la troisième place des visiteurs étrangers en France, après la Grande-Bretagne et l'Allemagne. La même année, les touristes belges d'un jour ou d'une nuit ont dépensé 7 milliards d'euros en France. Ce qui équivaut presque à un cinquième de l'ensemble des revenus dépensés par les étrangers.

Chaque étél les Belges effectuent environ 6 millions de voyages, dont 80 % à l'étranger.

Pour les Pays-Bas, les chiffres sont plus modestes. En 2019, 2,5 millions de Belges y ont réservé des vacances, ce qui fait d'eux une population touristique importante. Les touristes belges sont, avec les allemands, le marché le plus important pour les Pays-Bas, en termes de chiffres et de dépenses, selon Jos Vranken, directeur de NBTC Holland Marketing, interrogé par De Standaard.

Ce qui explique qu', à l'instar de la France, les Pays-Bas envisagent de lancer une campagne d'information pour faire découvrir aux Belges les lieux méconnus des Pays-Bas.

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Toujours selon Jos Vranken, le touriste belge semble jouir d'un profil atypique. Il serait connu pour aimer découvrir, mais aussi pour s'intégrer facilement à la population locale. "Ce profil prend d'autant plus d'importance maintenant, car que nous ne voulons pas nous concentrer sur le tourisme de masse. Nous investissons dans la qualité de l'hospitalité afin de donner du lieu la meilleure expérience possible. Une enquête récente nous a appris que l'hygiène, la tranquillité et l'air frais attirent davantage de personnes. C'est un élément nouveau, plus facile à réaliser en dehors de l'activité de masse, à la fois pour les Néerlandais qui veulent voyager en toute sécurité, et pour les touristes belges qui veulent faire de nouvelles expériences."

Côté français, le flux touristique venu de Belgique est très intéressant, notamment vu à travers les contraintes liées au coronavirus. Atout France a décidé de s'adresser aux Belges d'abord pour des raisons de proximité, puisque 75 % des touristes viennent sur le territoire en voiture, qui représente cette année, à la fois une bulle sanitaire - contrairement à l'avion ou même au train - , mais aussi la possibilité de retour au cas où la situation prend un tour inattendu.

Découvrir la France vs les Pays-Bas

La France offre un espace plus vaste à découvrir, donc la probabilité plus sûre d'être immergé loin de sa culture, en ne croisant aucun ou peu compatriotes. Selon le Standaard, les touristes belges qui séjournent en France le font traditionnellement principalement dans les régions du sud, en particulier en Provence, dans la région de l'est autour de Lyon et dans le sud-ouest autour de Toulouse. Les Wallons et les Flamands diffèrent un peu : les premiers aiment aussi la Bretagne, les Flamands se déplacent plus rapidement vers les Landes, sous Bordeaux.

Aux Pays-Bas, les Belges optent principalement pour des voyages plus courts vers les petits ports de Zélande. Et Amsterdam et les îles Wadden. Mais cela pourrait changer. Le tour opérateur TUI a constaté un engouement de la part des Belges pour des régions encore méconnues et authentiques. À découvrir donc. Alors, qui de la France ou les Pays-Bas attirera le plus de Belges ? Le résultat du match sera connu dans quelques mois, un match dont le trophée est le touriste belge, et son portefeuille estival.

Et c'est là que les Belges interviennent. En effet, contrairement à leurs voisins néerlandais ou français, les Belges ont coutume de traverser la frontière en masse en été. Selon Statbel, ils effectuent environ 6 millions de voyages en été, dont 80 % à l'étranger. C'est dire si ces visiteurs potentiels constituent une manne convoitée par leurs voisins. Et cette année encore plus que jamais. En effet, L'Organisation mondiale du tourisme prévoit une diminution de 60 à 80 % des revenus du tourisme d'ici 2020. La France prévoit une perte de chiffre d'affaires de 25 %, soit 40 milliards d'euros. Les Pays-Bas estiment la perte à 65 %, soit 9,5 milliards d'euros. L'espoir de ces deux pays est donc de compenser un peu ce déclin en retenant leurs compatriotes sur le territoire, mais aussi en attirant leurs "bons voisins".Le Belge, touriste convoitéLes Belges sont, d'un point de vue touristique, de très bons voisins. On l'a vu, ils effectuent des millions de voyages en été, dont huit sur dix à l'étranger. Ainsi, sur l'année 2017 par exemple, la France a comptabilisé plus de 11 millions d'arrivées de Belges sur son territoire. Ils occupent ainsi en chiffres, la troisième place des visiteurs étrangers en France, après la Grande-Bretagne et l'Allemagne. La même année, les touristes belges d'un jour ou d'une nuit ont dépensé 7 milliards d'euros en France. Ce qui équivaut presque à un cinquième de l'ensemble des revenus dépensés par les étrangers.Pour les Pays-Bas, les chiffres sont plus modestes. En 2019, 2,5 millions de Belges y ont réservé des vacances, ce qui fait d'eux une population touristique importante. Les touristes belges sont, avec les allemands, le marché le plus important pour les Pays-Bas, en termes de chiffres et de dépenses, selon Jos Vranken, directeur de NBTC Holland Marketing, interrogé par De Standaard.Ce qui explique qu', à l'instar de la France, les Pays-Bas envisagent de lancer une campagne d'information pour faire découvrir aux Belges les lieux méconnus des Pays-Bas.Toujours selon Jos Vranken, le touriste belge semble jouir d'un profil atypique. Il serait connu pour aimer découvrir, mais aussi pour s'intégrer facilement à la population locale. "Ce profil prend d'autant plus d'importance maintenant, car que nous ne voulons pas nous concentrer sur le tourisme de masse. Nous investissons dans la qualité de l'hospitalité afin de donner du lieu la meilleure expérience possible. Une enquête récente nous a appris que l'hygiène, la tranquillité et l'air frais attirent davantage de personnes. C'est un élément nouveau, plus facile à réaliser en dehors de l'activité de masse, à la fois pour les Néerlandais qui veulent voyager en toute sécurité, et pour les touristes belges qui veulent faire de nouvelles expériences."Côté français, le flux touristique venu de Belgique est très intéressant, notamment vu à travers les contraintes liées au coronavirus. Atout France a décidé de s'adresser aux Belges d'abord pour des raisons de proximité, puisque 75 % des touristes viennent sur le territoire en voiture, qui représente cette année, à la fois une bulle sanitaire - contrairement à l'avion ou même au train - , mais aussi la possibilité de retour au cas où la situation prend un tour inattendu.Découvrir la France vs les Pays-Bas La France offre un espace plus vaste à découvrir, donc la probabilité plus sûre d'être immergé loin de sa culture, en ne croisant aucun ou peu compatriotes. Selon le Standaard, les touristes belges qui séjournent en France le font traditionnellement principalement dans les régions du sud, en particulier en Provence, dans la région de l'est autour de Lyon et dans le sud-ouest autour de Toulouse. Les Wallons et les Flamands diffèrent un peu : les premiers aiment aussi la Bretagne, les Flamands se déplacent plus rapidement vers les Landes, sous Bordeaux.Aux Pays-Bas, les Belges optent principalement pour des voyages plus courts vers les petits ports de Zélande. Et Amsterdam et les îles Wadden. Mais cela pourrait changer. Le tour opérateur TUI a constaté un engouement de la part des Belges pour des régions encore méconnues et authentiques. À découvrir donc. Alors, qui de la France ou les Pays-Bas attirera le plus de Belges ? Le résultat du match sera connu dans quelques mois, un match dont le trophée est le touriste belge, et son portefeuille estival.