Ils ont ce petit quelque chose qui les rend à la fois fascinants et indémodables. Grâce à Thelma et Louise, Pulp Fiction ou Drive, ils ont réussi à ne pas prendre complètement la poussière, ancrés dans une culture yankee qui n'a jamais vraiment éteint leurs néons. Incarnant l'american way of life, les motels ont longtemps rimé avec "liberté", agrippés à cette rafraîchissante image des escales improvisées sur des routes sans fin. Leur heure de gloire remonte aux fifties et aux sixties, lors du développement fulgurant de l'industrie automobile, quand il a fallu répondre à la demande accrue d'hébergements fréquents et bon marché, le long des voies rapides traversant l'immense territoire US.
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Ils ont ce petit quelque chose qui les rend à la fois fascinants et indémodables. Grâce à Thelma et Louise, Pulp Fiction ou Drive, ils ont réussi à ne pas prendre complètement la poussière, ancrés dans une culture yankee qui n'a jamais vraiment éteint leurs néons. Incarnant l'american way of life, les motels ont longtemps rimé avec "liberté", agrippés à cette rafraîchissante image des escales improvisées sur des routes sans fin. Leur heure de gloire remonte aux fifties et aux sixties, lors du développement fulgurant de l'industrie automobile, quand il a fallu répondre à la demande accrue d'hébergements fréquents et bon marché, le long des voies rapides traversant l'immense territoire US. A la fin du siècle dernier, leur réputation n'était pas au beau fixe, tant on les disait démodés et peu fréquentables. En 2007, le National trust for historic preservation, organisme chargé de la conservation du patrimoine américain, inscrivait même tous les motels de la Route 66 sur la liste des biens culturels les plus menacés du pays. Aujourd'hui, ils sont en train de vivre une renaissance inattendue, prêts à réenchanter les baroudeurs qui n'ont rien réservé, et même à proposer des nuitées à une clientèle amatrice de belles choses. Beaucoup ont été rénovés avec goût. Le retour en grâce du design rétro, ajouté à la vague vintage qui secoue la planète, ont carrément transformé ces "auberges" en lieux ultratendance. Mieux: l'industrie hôtelière a bien compris qu'ils constituaient des arguments de poids face à des concurrents comme Airbnb. Le "motel revivalism" n'en est donc qu'à ses balbutiements. Et il ne touche pas que l'Amérique, loin de là...