La chambre basse du Parlement bhoutanais a voté lundi une loi obligeant les visiteurs d'Inde, du Bangladesh et des Maldives à s'acquitter d'une "taxe pour le développement durable" de 1.200 ngultrums (15,20 euros) par jour à compter de juillet.

Ces ressortissants pouvaient jusqu'ici entrer gratuitement dans la petite nation de 750.000 habitants, quand tous les autres touristes doivent s'acquitter d'un visa coûtant 250 dollars (226 euros) par jour en saison haute. Outre la taxe pour le développement durable, ce montant comprend toutefois aussi les nuitées en hôtel 3 étoiles, un guide, la nourriture et les transports.

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En 2018, le Bhoutan a reçu 200.000 visiteurs des pays de la région, principalement de l'Inde frontalière, soit une augmentation de 10% en un an. Cet afflux fait craindre aux autorités locales que le pays du dragon tonnerre, fermé jusqu'à peu au reste du monde, ne se transforme en nouvelle destination du tourisme de masse.

En octobre dernier, un motard indien avait fait scandale en montant sur le toit d'une pagode bouddhiste pour se faire photographier.

Le président de l'organisation des hôtels et restaurants du Bhoutan craint que la taxe imposée aux touristes indiens n'entraîne la faillite d'hôtels bon marché construits ces dernières années pour les accueillir. "Nous avons eu beau faire part de nos appréhensions, le gouvernement a maintenu sa décision", a déclaré à l'AFP Sonam Wangchuk.

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Tandi Dorji, ministre des Affaires étrangères du Bhoutan et président du conseil du tourisme, a indiqué que le gouvernement envisagerait des allégements fiscaux si la nouvelle taxe affectait le secteur de l'hôtellerie.

Connu pour son indice de "bonheur national brut", le Bhoutan est l'une des seules nations au monde à absorber davantage de dioxyde de carbone qu'elle n'en émet, grâce aux forêts qui couvrent 70% de son territoire.

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La chambre basse du Parlement bhoutanais a voté lundi une loi obligeant les visiteurs d'Inde, du Bangladesh et des Maldives à s'acquitter d'une "taxe pour le développement durable" de 1.200 ngultrums (15,20 euros) par jour à compter de juillet.Ces ressortissants pouvaient jusqu'ici entrer gratuitement dans la petite nation de 750.000 habitants, quand tous les autres touristes doivent s'acquitter d'un visa coûtant 250 dollars (226 euros) par jour en saison haute. Outre la taxe pour le développement durable, ce montant comprend toutefois aussi les nuitées en hôtel 3 étoiles, un guide, la nourriture et les transports.En 2018, le Bhoutan a reçu 200.000 visiteurs des pays de la région, principalement de l'Inde frontalière, soit une augmentation de 10% en un an. Cet afflux fait craindre aux autorités locales que le pays du dragon tonnerre, fermé jusqu'à peu au reste du monde, ne se transforme en nouvelle destination du tourisme de masse.En octobre dernier, un motard indien avait fait scandale en montant sur le toit d'une pagode bouddhiste pour se faire photographier.Le président de l'organisation des hôtels et restaurants du Bhoutan craint que la taxe imposée aux touristes indiens n'entraîne la faillite d'hôtels bon marché construits ces dernières années pour les accueillir. "Nous avons eu beau faire part de nos appréhensions, le gouvernement a maintenu sa décision", a déclaré à l'AFP Sonam Wangchuk.Tandi Dorji, ministre des Affaires étrangères du Bhoutan et président du conseil du tourisme, a indiqué que le gouvernement envisagerait des allégements fiscaux si la nouvelle taxe affectait le secteur de l'hôtellerie.Connu pour son indice de "bonheur national brut", le Bhoutan est l'une des seules nations au monde à absorber davantage de dioxyde de carbone qu'elle n'en émet, grâce aux forêts qui couvrent 70% de son territoire.