Le lac de Plastiras

Le lac Plastiras est un lac artificiel situé à 750 mètres d'altitude, entouré de montagnes, de rivières et de forêts. Cette beauté naturelle a d'ailleurs valu à la région le surnom de Petite Suisse. Il doit son nom au général et homme politique grec Nikólaos Plastíras qui a initié l'aménagement du lac. Comme dans l'Antiquité, les deux rivières Tavropos et Achelous confluaient à cet endroit, on l'appelle aussi réservoir de Tavropos.

Bien qu'artificiel, le lac de Plastiras s'intègre harmonieusement dans le paysage montagneux. Les criques, les petits fjords, les baies et la façon fantaisiste dont le lac suit le vallonnement naturel du paysage, font oublier qu'il n'a pas toujours été là. Le lac est entouré de sommets enneigés et de forêts et au milieu se trouve une île verdoyante.

Le lac de Plastiras © Getty

Autour du lac, des villages idylliques et accueillants sont éparpillés le long des rives et à flanc de des montagnes. Kalivia Pezoulas et Neohori, situés au bord du lac, sont les plus développés et offrent un large éventail d'activités de plein air. Grâce à la combinaison de la montagne et de l'eau, les possibilités sportives sont inépuisables : escalade, randonnée, rafting, parapente, canyoning, canoë-kayak, natation, pédalos, vélo de montagne, ski, équitation... Près de Neohori, on trouve également un jardin botanique. Sur une dizaine d'hectares, vous découvrirez l'ensemble de l'écosystème de la région.

Les plages de Pezoula et Lamperou sont les meilleurs endroits pour une baignade rafraîchissante dans le lac. Les montagnes d'Agrafa, qui possèdent un vaste réseau de sentiers pédestres, feront le bonheur des randonneurs. On peut y faire de courtes promenades d'une heure, mais aussi de longs trajets tel que l'ascension du Borlero à 2.016 mètres ou le Voutsikaki à 2.154 mètres. Il y existe aussi plusieurs lodges où l'on peut passer la nuit avant de partir en randonnée.

Les montagnes d'Agrafa © Getty

Villages idylliques et un monastère célèbre

Une route de septante kilomètres autour du lac traverse de très beaux villages et longe les plus beaux points de vue. Au village de Karitsa, vous passez devant le monastère de Panagia Pelekiti, mondialement connu. Ce sanctuaire du XVIe siècle a été construit sur un rocher presque vertical à 1400 mètres d'altitude. Le monastère compte deux églises datant de 1640. A l'intérieur du monastère et de l'église il y a beaucoup de belles choses à voir : peintures murales impressionnantes, icônes en bois, bibles, manuscrits précieux et d'autres objets ecclésiastiques. A Karitsa, vous pouvez aussi faire une promenade jusqu'à la grotte de Gakis. La promenade de trois ou quatre heures est presque aussi belle que la grotte elle-même.

Le monastère de Panagia Pelekiti © Getty

Pour de belles vues sur le lac, n'hésitez pas à visiter les villages de Neohori et Neraida, même si c'est le village de Zigogianneika qui offre le meilleur point de vue, situé à 1350 mètres, sur le lac, les fjords, l'île de Niaga et les hauts sommets en toile de fond.

Les Météores

L'idéal est de combiner des vacances au bord du lac Plastiras à une visite aux rochers et aux monastères de Météores, un des paysages les plus extraordinaires de Grèce.

Vous pouvez rejoindre Meteora depuis le lac en une heure en voiture, et Les Meteores en peu plus de deux heures en transports en commun. Le lac de Plastiras et les Météores ne sont pas très éloignés des aéroports de Volos et de Thessalonique.

Les Météores © Getty

Les Météores sont uniques au monde. Perchés sur les piliers rocheux hauts de 300 à plus de 600 mètres, les monastères veillent sur Kastraki, le village de la vallée, depuis environ 700 ans. En hiver, la vallée est souvent enveloppée d'une épaisse couche de brouillard. Les monastères semblent alors flotter au-dessus des nuages.

L'histoire de ce paysage extraordinaire remonte à quelque 60 millions d'années. Durant ces millions d'années, les tremblements de terre, l'érosion éolienne et hydrique ont formé les piliers rocheux escarpés. Bien sûr, les monastères sont bien plus récents, puisqu'ils sont là depuis des siècles. Depuis le Xe siècle, des moines pieux ont grimpé sur les sommets des rochers pour se retirer du monde.

Le premier monastère a été construit au XIVe siècle par Athanase, un moine d'Athos. Le Grand Météore, le premier, le plus ancien et le plus important, a été construit sur un pilier de 623 mètres de haut. Après cela, 23 autres suivront. Sur les 24 monastères, il n'en reste que 6. Deux d'entre eux sont encore habités de nos jours par des moines. Ils sont inscrits depuis 1988 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les six monastères qui ont traversé les siècles

Agios Nikolaos (Saint-Nicolas)

Agios Stefanos (Saint-Étienne)

Aghia Triada (Sainte-Trinité)

Grand Météore

Roussanou

Varlaam

Rencontrer le ciel

La vie au monastère n'était pas facile. Déjà, atteindre l'édifice s'avère difficile. Et à l'intérieur, les moines vivaient une vie pieuse selon les règles strictes de l'Église orthodoxe. En entrant, on observe la vie quotidienne des habitants. La cuisine et la salle à manger étaient sobrement meublées, mais l'église est richement décorée. Les peintures murales parfois cruelles en effraieront plus d'un. Elles représentent des martyrs morts pour leur foi. On peut voir ainsi des moines écartelé, cuit vivant ou décapité.

Les Météores © Getty

Les pèlerins qui voulaient visiter les monastères pour se rapprocher un peu plus du ciel devaient grimper une échelle de corde ou être hissés dans un filet. Mais ils étaient récompensés par une vue spectaculaire sur les environs. À cette époque, on ne se rapprochait pas beaucoup plus du ciel.

Aujourd'hui, la visite des monastères n'est plus une entreprise périlleuse, on peut s'y rendre facilement grâce à une route goudronnée. Les audacieux emprunteront toutefois les marches sculptées dans la roche. Sur le chemin, avec un peu de chance, vous verrez des tortues, des lézards d'un vert vif et d'autres animaux typiques de la nature grecque.

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