Steve Butcher, qui a essuyé l'annulation d'une dizaine de billets l'an dernier, est cette fois optimiste: il a réservé une croisière partant en juillet de Sint Maarten, la partie hollandaise de l'île caribéenne de Saint Martin.

Elle ne dépendra donc pas de la décision des CDC, la principale agence fédérale de santé publique aux Etats-Unis qui n'a pas encore autorisé les paquebots à embarquer de nouveau des passagers depuis les ports américains.

"Je veux retrouver ma vie", déclare M. Butcher, 68 ans, à l'AFP.

James Holcombe, un habitant d'Atlanta de 51 ans, compte, lui, sur une excursion depuis la Jamaïque après avoir passé l'année dernière à "se faire annuler ou modifier" ses réservations.

A défaut de pouvoir embarquer dans des ports américains, les croisiéristes remettent peu à peu leurs bateaux à flot autour des Etats-Unis, souvent à capacité réduite et avec vaccination anti-Covid obligatoire.

La demande est là. Chez le géant du secteur Carnival, les réservations au premier trimestre étaient en hausse de 90% par rapport au quatrième trimestre 2020.

Près de la moitié des visiteurs du site internet spécialisé Cruise Critic sont activement à la recherche d'une croisière à réserver, selon un sondage mené par le site.

- Passeport vaccinal? -

Les assidus des transats sur le pont espèrent que les autorités américaines assoupliront bientôt leur position, grâce notamment à l'avancée rapide de la vaccination aux Etats-Unis.

Mais la principale agence fédérale de santé publique du pays, CDC, a mis en avant début avril le besoin de consignes plus strictes face à l'émergence de variants du Covid-19.

"Il est difficile de naviguer de manière sûre et responsable pendant une pandémie mondiale", a souligné l'agence. "Les efforts de vaccination contre le Covid-19 seront essentiels à la reprise en toute sécurité des opérations", a aussi remarqué le CDC.

Le gouverneur de Floride, Etat qui dépend grandement du tourisme pour ses revenus, a attaqué le gouvernement en justice la semaine dernière pour exiger la reprise des croisières.

Le républicain Ron DeSantis, fervent partisan de l'ex-président Donald Trump et considéré comme un possible candidat à la prochaine présidentielle, a aussi suggéré que l'interdiction contre les "passeports vaccinaux" qu'il a récemment décrété empêcherait les croisiéristes de rendre la vaccination obligatoire.

Carnival "encourage" pour sa part tous ceux qui le peuvent à se faire vacciner, a indiqué son directeur général, Arnold Donald, à l'occasion de la publication des résultats du groupe début avril.

Mais il ne souhaite pas imposer la piqûre à ses passagers, parce que tout le monde n'y a pas encore accès, notamment les enfants, et parce qu'il respecte les "libertés individuelles".

- Risque zéro -

"Nous espérons que les navires de croisière ne seront pas tenus à un risque zéro car, franchement, cela n'est envisagé nulle part ailleurs dans la société", a relevé M. Donald.

Norwegian Cruise Lines, un autre gros croisiériste américain, s'est engagé sur une voie différente en indiquant vouloir rendre la vaccination obligatoire sur ses navires et en poussant pour que les CDC rouvrent les ports américains à ses bateaux à partir du 4 juillet.

Les CDC n'ont pas répondu à une sollicitation de l'AFP.

Selon un sondage de Cruise Critic, 86% des amateurs de croisières seraient prêts à embarquer si la vaccination était obligatoire.

M. Butcher, qui habite dans l'Ohio et a déjà reçu un vaccin, approuve l'idée d'imposer aux passagers le vaccin tout comme le port du masque à bord.

Après des décennies de service dans l'armée, il dit être "habitué à obéir aux règles". Et il reconnaît que la réticence des croisiéristes à suspendre rapidement les voyages au printemps 2020 alors même que plusieurs cas de contaminations à bord étaient avérés incite à la prudence.

Mais les CDC vont trop loin selon lui. "Pour respecter les règles, je suis resté chez moi (...). Je pense qu'il est temps pour les règles de passer à l'étape suivante", dit-il.

M. Holcombe n'est, lui, pas "enthousiaste" à l'idée de se faire vacciner, mais, affirme-t-il, "je le ferai si cela me permet de monter à bord" et d'apprécier une "relaxation totale".

Steve Butcher, qui a essuyé l'annulation d'une dizaine de billets l'an dernier, est cette fois optimiste: il a réservé une croisière partant en juillet de Sint Maarten, la partie hollandaise de l'île caribéenne de Saint Martin.Elle ne dépendra donc pas de la décision des CDC, la principale agence fédérale de santé publique aux Etats-Unis qui n'a pas encore autorisé les paquebots à embarquer de nouveau des passagers depuis les ports américains."Je veux retrouver ma vie", déclare M. Butcher, 68 ans, à l'AFP. James Holcombe, un habitant d'Atlanta de 51 ans, compte, lui, sur une excursion depuis la Jamaïque après avoir passé l'année dernière à "se faire annuler ou modifier" ses réservations. A défaut de pouvoir embarquer dans des ports américains, les croisiéristes remettent peu à peu leurs bateaux à flot autour des Etats-Unis, souvent à capacité réduite et avec vaccination anti-Covid obligatoire. La demande est là. Chez le géant du secteur Carnival, les réservations au premier trimestre étaient en hausse de 90% par rapport au quatrième trimestre 2020.Près de la moitié des visiteurs du site internet spécialisé Cruise Critic sont activement à la recherche d'une croisière à réserver, selon un sondage mené par le site. Les assidus des transats sur le pont espèrent que les autorités américaines assoupliront bientôt leur position, grâce notamment à l'avancée rapide de la vaccination aux Etats-Unis.Mais la principale agence fédérale de santé publique du pays, CDC, a mis en avant début avril le besoin de consignes plus strictes face à l'émergence de variants du Covid-19."Il est difficile de naviguer de manière sûre et responsable pendant une pandémie mondiale", a souligné l'agence. "Les efforts de vaccination contre le Covid-19 seront essentiels à la reprise en toute sécurité des opérations", a aussi remarqué le CDC.Le gouverneur de Floride, Etat qui dépend grandement du tourisme pour ses revenus, a attaqué le gouvernement en justice la semaine dernière pour exiger la reprise des croisières. Le républicain Ron DeSantis, fervent partisan de l'ex-président Donald Trump et considéré comme un possible candidat à la prochaine présidentielle, a aussi suggéré que l'interdiction contre les "passeports vaccinaux" qu'il a récemment décrété empêcherait les croisiéristes de rendre la vaccination obligatoire.Carnival "encourage" pour sa part tous ceux qui le peuvent à se faire vacciner, a indiqué son directeur général, Arnold Donald, à l'occasion de la publication des résultats du groupe début avril.Mais il ne souhaite pas imposer la piqûre à ses passagers, parce que tout le monde n'y a pas encore accès, notamment les enfants, et parce qu'il respecte les "libertés individuelles". "Nous espérons que les navires de croisière ne seront pas tenus à un risque zéro car, franchement, cela n'est envisagé nulle part ailleurs dans la société", a relevé M. Donald. Norwegian Cruise Lines, un autre gros croisiériste américain, s'est engagé sur une voie différente en indiquant vouloir rendre la vaccination obligatoire sur ses navires et en poussant pour que les CDC rouvrent les ports américains à ses bateaux à partir du 4 juillet. Les CDC n'ont pas répondu à une sollicitation de l'AFP.Selon un sondage de Cruise Critic, 86% des amateurs de croisières seraient prêts à embarquer si la vaccination était obligatoire. M. Butcher, qui habite dans l'Ohio et a déjà reçu un vaccin, approuve l'idée d'imposer aux passagers le vaccin tout comme le port du masque à bord. Après des décennies de service dans l'armée, il dit être "habitué à obéir aux règles". Et il reconnaît que la réticence des croisiéristes à suspendre rapidement les voyages au printemps 2020 alors même que plusieurs cas de contaminations à bord étaient avérés incite à la prudence. Mais les CDC vont trop loin selon lui. "Pour respecter les règles, je suis resté chez moi (...). Je pense qu'il est temps pour les règles de passer à l'étape suivante", dit-il.M. Holcombe n'est, lui, pas "enthousiaste" à l'idée de se faire vacciner, mais, affirme-t-il, "je le ferai si cela me permet de monter à bord" et d'apprécier une "relaxation totale".