Après plusieurs mois de confinement dû à la pandémie de nouveau coronavirus, les professionnels du tourisme, que ce soit les hôtels, campings ou restaurants, avaient peu d'espoirs pour cet été. Ils n'ont été autorisés à rouvrir que tardivement en juillet et la météo capricieuse n'a pas aidé à attirer les touristes étrangers, très rares.

Les affaires reprennent doucement. A Bath (sud-ouest), célèbre pour ses sources chaudes de l'époque romaine, quelques touristes sont au rendez-vous sans se bousculer, loin de la frénésie habituelle dans cette ville qui accueille six millions de visiteurs par an en temps normal.

"On ne fait même pas un quart de l'activité habituelle. Je dirais que c'est 2% ou 3%", s'alarme Marcus Barnes, interrogé par l'AFP pendant qu'il nettoie la devanture de son magasin de souvenirs.

Les quelques vacanciers semblent quant à eux plutôt rassurés.

"On voit que les hôtels sont nettoyés, il y a la distanciation physique", confie Cieran Fowley qui habite dans le grand Londres.

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Les Britanniques se sont souvent résolus à prévoir leur vacances à la dernière minute ou à opter comme ce touriste pour la "staycation", à savoir rester chez eux ou quelque part dans le pays.

Les autorités à Bath se sont d'ailleurs adaptées à la nouvelle donne sanitaire, en limitant la taille des groupes qui visitent la ville par exemple.

"Nous pensons que nous pouvons retrouver un équilibre, avoir moins de gens qui viennent mais qui restent plus longtemps", veut croire Stephen Bird, de la municipalité.

Les professionnels observent quant à eux un effet immédiat de la décision dimanche du gouvernement d'imposer une quarantaine pour les voyageurs en provenance d'Espagne, destination favorite des Britanniques.

D'autres pays pourraient suivre, de quoi refroidir les envies de soleil pour ceux qui ne peuvent pas travailler depuis chez eux.

- Ruée vers les campings -

"Passer ses vacances au Royaume-Uni comporte beaucoup moins de risques. Bien sûr il peut y avoir des hausses des contaminations localement, mais les restrictions imposées seront moins pénibles qu'en revenant de l'étranger", explique à l'AFP Jane Pendlebury, directrice générale de l'Hospitality Professionals Association, une association du secteur hôtelier.

"Même si nous ne pouvons pas offrir la même météo que dans les Baléares ou dans les Canaries, nous pouvons offrir un accueil formidable mais avec les précautions nécessaires", ajoute-t-elle.

Le voyagiste TUI a lui purement et simplement décidé d'annuler tous les séjours prévus en Espagne continentale jusqu'au 9 août.

En parallèle les campings ont profité d'un boom des réservations dans la foulée de l'annonce sur la quarantaine pour l'Espagne samedi soir.

Même tendance pour le site de réservations de maisons de campagnes Skykes Holiday Cottages. "L'annonce sur les restrictions de voyage pour l'Espagne s'est traduite par une hausse de 53% sur un an des réservations", a confié à la BBC son directeur général Graham Donoghue qui estime que les "staycation" ont de beaux jours devant eux et se félicite de performances déjà encourageantes pour 2021.

Déjà début juillet, le groupe Whitbread, qui possède la chaîne d'hôtels Premier Inn, observait une forte demande dans les régions touristiques au Royaume-Uni pour l'été.

Et la très chic enseigne d'épicerie fine Fortnum and Mason propose même désormais une offre dédiée pour une "parfaite staycation", avec panier de pique-nique, champagne et l'incontournable thé.

Mais même si davantage de Britanniques restent dans le pays pour les vacances, cela ne devrait pas suffire à sauver un secteur du tourisme qui appelle à l'aide le gouvernement pour traverser cette crise.

VisitBritain, l'organisme de promotion du tourisme au Royaume-Uni, estime que le nombre de touristes étrangers pourrait chuter de 60% en 2020, en raison de l'impact de la pandémie.

L'opposition travailliste a déjà mis en garde contre une crise de l'emploi, avec un taux de chômage qui progresse plus rapidement que la moyenne nationale dans les régions les plus dépendantes du tourisme comme les Cornouailles (sud-ouest), le Yorkshire (nord) ou le Lake District.

Après plusieurs mois de confinement dû à la pandémie de nouveau coronavirus, les professionnels du tourisme, que ce soit les hôtels, campings ou restaurants, avaient peu d'espoirs pour cet été. Ils n'ont été autorisés à rouvrir que tardivement en juillet et la météo capricieuse n'a pas aidé à attirer les touristes étrangers, très rares.Les affaires reprennent doucement. A Bath (sud-ouest), célèbre pour ses sources chaudes de l'époque romaine, quelques touristes sont au rendez-vous sans se bousculer, loin de la frénésie habituelle dans cette ville qui accueille six millions de visiteurs par an en temps normal."On ne fait même pas un quart de l'activité habituelle. Je dirais que c'est 2% ou 3%", s'alarme Marcus Barnes, interrogé par l'AFP pendant qu'il nettoie la devanture de son magasin de souvenirs.Les quelques vacanciers semblent quant à eux plutôt rassurés."On voit que les hôtels sont nettoyés, il y a la distanciation physique", confie Cieran Fowley qui habite dans le grand Londres.Les Britanniques se sont souvent résolus à prévoir leur vacances à la dernière minute ou à opter comme ce touriste pour la "staycation", à savoir rester chez eux ou quelque part dans le pays.Les autorités à Bath se sont d'ailleurs adaptées à la nouvelle donne sanitaire, en limitant la taille des groupes qui visitent la ville par exemple."Nous pensons que nous pouvons retrouver un équilibre, avoir moins de gens qui viennent mais qui restent plus longtemps", veut croire Stephen Bird, de la municipalité.Les professionnels observent quant à eux un effet immédiat de la décision dimanche du gouvernement d'imposer une quarantaine pour les voyageurs en provenance d'Espagne, destination favorite des Britanniques.D'autres pays pourraient suivre, de quoi refroidir les envies de soleil pour ceux qui ne peuvent pas travailler depuis chez eux."Passer ses vacances au Royaume-Uni comporte beaucoup moins de risques. Bien sûr il peut y avoir des hausses des contaminations localement, mais les restrictions imposées seront moins pénibles qu'en revenant de l'étranger", explique à l'AFP Jane Pendlebury, directrice générale de l'Hospitality Professionals Association, une association du secteur hôtelier."Même si nous ne pouvons pas offrir la même météo que dans les Baléares ou dans les Canaries, nous pouvons offrir un accueil formidable mais avec les précautions nécessaires", ajoute-t-elle.Le voyagiste TUI a lui purement et simplement décidé d'annuler tous les séjours prévus en Espagne continentale jusqu'au 9 août. En parallèle les campings ont profité d'un boom des réservations dans la foulée de l'annonce sur la quarantaine pour l'Espagne samedi soir. Même tendance pour le site de réservations de maisons de campagnes Skykes Holiday Cottages. "L'annonce sur les restrictions de voyage pour l'Espagne s'est traduite par une hausse de 53% sur un an des réservations", a confié à la BBC son directeur général Graham Donoghue qui estime que les "staycation" ont de beaux jours devant eux et se félicite de performances déjà encourageantes pour 2021.Déjà début juillet, le groupe Whitbread, qui possède la chaîne d'hôtels Premier Inn, observait une forte demande dans les régions touristiques au Royaume-Uni pour l'été.Et la très chic enseigne d'épicerie fine Fortnum and Mason propose même désormais une offre dédiée pour une "parfaite staycation", avec panier de pique-nique, champagne et l'incontournable thé.Mais même si davantage de Britanniques restent dans le pays pour les vacances, cela ne devrait pas suffire à sauver un secteur du tourisme qui appelle à l'aide le gouvernement pour traverser cette crise.VisitBritain, l'organisme de promotion du tourisme au Royaume-Uni, estime que le nombre de touristes étrangers pourrait chuter de 60% en 2020, en raison de l'impact de la pandémie.L'opposition travailliste a déjà mis en garde contre une crise de l'emploi, avec un taux de chômage qui progresse plus rapidement que la moyenne nationale dans les régions les plus dépendantes du tourisme comme les Cornouailles (sud-ouest), le Yorkshire (nord) ou le Lake District.