A la Tour Eiffel, où le restaurant Jules Verne affiche complet tous les soirs de juillet, les Français représentent la quasi-totalité des convives, contre la moitié avant la crise sanitaire.

Même constat pour les navettes Batobus et aux Bateaux Parisiens qui sillonnent la Seine, habituellement très prisées des touristes étrangers. "La clientèle française est clairement la première, avec beaucoup de familles dans les croisières l'après-midi, grâce à la gratuité pour les enfants de moins de 12 ans instaurée cet été", précise un porte-parole de Sodexo Sports et Loisirs, qui détient ces activités. Elle compense les touristes provenant des Etats-Unis et d'Amérique latine, "deux grosses clientèles absentes cette année".

Les navettes ont repris du service le 1er juillet après trois mois d'arrêt et un nombre de voyageurs divisé par deux pour respecter les précautions sanitaires. Elles naviguent désormais 7 jours sur 7 depuis le 13 juillet, leur rythme normal, et les croisières avec restauration comprise des Bateaux Parisiens viennent de reprendre.

Pour les Français, cet été sera vraiment l'opportunité d'une vie de profiter pleinement de Paris et de ses hôtels, restaurants, boutiques, parcs d'attraction et musées vidés de leurs touristes étrangers", Vanguélis Panayotis, président du cabinet spécialisé MKG Consulting

Terrasses élargies

Avec le beau temps, les Parisiens profitent également des nombreuses terrasses élargies de la capitale, à l'image des convives du Bistrot d'à côté Flaubert, dans le paisible 17e arrondissement.

Les bars et les restaurants ont le droit de laisser déborder leurs terrasses sur les trottoirs et certaines places de parking, une autorisation exceptionnelle pour l'été, après près de trois mois de fermeture imposés par la pandémie de Covid-19. "Sans la terrasse, on était morts. C'est une bouffée d'oxygène", dit le propriétaire du restaurant, Stéphane Manigold.

"Nous servons 36 couverts dehors. A l'intérieur, avec la distanciation, on tombait à dix ou quinze et on ne rouvrait pas. La terrasse nous a permis de sortir tout le monde du chômage partiel et même d'embaucher un commis de cuisine et un serveur", dit soulagé, M. Manigold.

A la tête de quatre établissements dont la Maison Rostang, doublement étoilée au guide Michelin, ce restaurateur s'est fait connaître en mai grâce à une victoire judiciaire contre Axa, obligeant l'assureur à indemniser les pertes d'exploitation de centaines d'entreprises.

Bordée d'élégantes ferronneries blanches, la terrasse et un menu de midi à 24 euros pour attirer une large clientèle de quartier permettent de générer 70% à 80% du chiffre d'affaires habituel de juillet... Moyennant 15.000 euros d'investissement.

Le dynamisme du secteur est très lié à une clientèle locale. En 2019, les Français ont dépensé 110 milliards d'euros, près de deux fois plus que les visiteurs étrangers.

Si ce restaurateur tire son épingle du jeu, nombre d'hôtels souffrent, avec un taux d'occupation de 18% en juin et 30% les deux premières semaines de juillet: "Du jamais vu", selon Vanguélis Panayotis.

De son côté, le parc de loisirs Disneyland Paris n'a rouvert ses portes au public que mi-juillet, après quatre mois de fermeture, avec des mesures d'hygiène renforcées et une capacité d'accueil réduite. La première destination touristique privée en Europe ne draine donc pas autant de touristes que d'habitude vers la capitale.

Disneyland Paris, à sa réouverture, le 15 juillet 2020, Belga Images
Disneyland Paris, à sa réouverture, le 15 juillet 2020 © Belga Images

Si la France est la première destination touristique mondiale avec 90 millions de visiteurs par an, le dynamisme du secteur est toutefois très lié à une clientèle locale. L'an dernier, les Français ont dépensé 110 milliards d'euros, près de deux fois plus que les visiteurs étrangers.

A la Tour Eiffel, où le restaurant Jules Verne affiche complet tous les soirs de juillet, les Français représentent la quasi-totalité des convives, contre la moitié avant la crise sanitaire.Même constat pour les navettes Batobus et aux Bateaux Parisiens qui sillonnent la Seine, habituellement très prisées des touristes étrangers. "La clientèle française est clairement la première, avec beaucoup de familles dans les croisières l'après-midi, grâce à la gratuité pour les enfants de moins de 12 ans instaurée cet été", précise un porte-parole de Sodexo Sports et Loisirs, qui détient ces activités. Elle compense les touristes provenant des Etats-Unis et d'Amérique latine, "deux grosses clientèles absentes cette année".Les navettes ont repris du service le 1er juillet après trois mois d'arrêt et un nombre de voyageurs divisé par deux pour respecter les précautions sanitaires. Elles naviguent désormais 7 jours sur 7 depuis le 13 juillet, leur rythme normal, et les croisières avec restauration comprise des Bateaux Parisiens viennent de reprendre.Terrasses élargies Avec le beau temps, les Parisiens profitent également des nombreuses terrasses élargies de la capitale, à l'image des convives du Bistrot d'à côté Flaubert, dans le paisible 17e arrondissement.Les bars et les restaurants ont le droit de laisser déborder leurs terrasses sur les trottoirs et certaines places de parking, une autorisation exceptionnelle pour l'été, après près de trois mois de fermeture imposés par la pandémie de Covid-19. "Sans la terrasse, on était morts. C'est une bouffée d'oxygène", dit le propriétaire du restaurant, Stéphane Manigold. "Nous servons 36 couverts dehors. A l'intérieur, avec la distanciation, on tombait à dix ou quinze et on ne rouvrait pas. La terrasse nous a permis de sortir tout le monde du chômage partiel et même d'embaucher un commis de cuisine et un serveur", dit soulagé, M. Manigold.A la tête de quatre établissements dont la Maison Rostang, doublement étoilée au guide Michelin, ce restaurateur s'est fait connaître en mai grâce à une victoire judiciaire contre Axa, obligeant l'assureur à indemniser les pertes d'exploitation de centaines d'entreprises.Bordée d'élégantes ferronneries blanches, la terrasse et un menu de midi à 24 euros pour attirer une large clientèle de quartier permettent de générer 70% à 80% du chiffre d'affaires habituel de juillet... Moyennant 15.000 euros d'investissement.Si ce restaurateur tire son épingle du jeu, nombre d'hôtels souffrent, avec un taux d'occupation de 18% en juin et 30% les deux premières semaines de juillet: "Du jamais vu", selon Vanguélis Panayotis.De son côté, le parc de loisirs Disneyland Paris n'a rouvert ses portes au public que mi-juillet, après quatre mois de fermeture, avec des mesures d'hygiène renforcées et une capacité d'accueil réduite. La première destination touristique privée en Europe ne draine donc pas autant de touristes que d'habitude vers la capitale.Si la France est la première destination touristique mondiale avec 90 millions de visiteurs par an, le dynamisme du secteur est toutefois très lié à une clientèle locale. L'an dernier, les Français ont dépensé 110 milliards d'euros, près de deux fois plus que les visiteurs étrangers.