"Quand on a repris le club il y a 4 ans, on a rapidement réalisé que nous avions un outil sous-utilisé, alors qu'on a un des loyers les plus élevés de France (1 million d'euros par an, ndlr)", a expliqué le président du club, l'homme d'affaires franco-américain Vincent Volpe.

"Pour ce prix-là, on avait l'usage du stade 365 jours par an mais effectivement on ne l'utilisait que deux fois par mois avec les matches", a-t-il poursuivi.

L'idée d'un hôtel dans le stade est née "il y a 3 ans" et les dirigeants ont visité des établissements similaires en Angleterre, notamment le Stadium MK Hotel du club MK Dons (D4), un établissement 4 étoiles géré par Hilton.

Un standard que vise aussi 1872 Stadium Hotel, a indiqué le président, avec produits de bain de marque, surfaces supérieures aux normes 4 étoiles et une literie de type "palace", a souligné Pierre-Yves Le Gal, le consultant en hôtellerie qui a piloté le projet pour le club doyen en France.

Concrètement, des loges louées les soirs de matches seront transformées hors soirs de match en 20 chambres --18 chambres doubles plus deux suites pouvant accueillir quatre personnes-- pour 120 à 210 euros la nuit.

"La clientèle de la semaine, comme nous sommes à mi-chemin entre le centre-ville et la zone industrielle, seront les sociétés qui ont des visiteurs, fournisseurs ou clients, pour leur éviter des allers-retours", a expliqué M. Volpe.

"Nous aurons même des packages avec séminaire la journée, regarder le match le soir et transformer ensuite les loges en chambre (en 30 à 45 minutes) pour la nuit", a-t-il détaillé.

Concernant le montant de l'investissement, M. Volpe est resté très vague.

"Sport, bar et grill"

"Beaucoup plus qu'un petit peu mais pas trop trop", a-t-il plaisanté.

"Le stade existait, les loges existaient déjà, la plomberie était là, donc ce n'est pas un investissement aussi important que si le club avait construit un bâtiment avec 20 chambres", a-t-il ajouté.

Le point d'équilibre de l'établissement, entièrement géré par le club qui a créé 9 emplois dédiés, se situe entre 50% et 60% de taux d'occupation et il espère l'amortir en 5 ou 6 ans.

"Ce n'est pas en deux secondes, mais pas en 20 ans non plus, parce que je n'ai plus qu'un bail de 14 ans", a-t-il rappelé, la concession du stade arrivant à échéance en 2032.

Début 2019, le HAC ouvrira également un restaurant "sport bar et grill" dans le stade, avec 350 couverts et 500 places au bar.

"Ce n'est pas ça qui va changer le modèle économique du club, mais c'est quelque chose de durable, de répétitif (et qui contribuera) à l'objectif d'un budget à l'équilibre hors transferts", a conclu Vincent Volpe.