Depuis le 7 mars et une méga-panne qui avait laissé presque tout le pays dans l'obscurité pendant cinq jours, les coupures d'électricité ont été sporadiques au Venezuela, affectant entre autres les services de distribution d'eau.

Une centaine d'espèces de plantes sont mortes sur ce site de 70 hectares, véritable oasis de verdure et de fraîcheur dans la moiteur de la mégalopole vénézuélienne.

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"Comment demander de l'eau ici, alors que beaucoup de personnes n'en ont pas à leur domicile", déclare à l'AFP Mauricio Krivoy, le directeur du jardin botanique, situé dans l'enceinte de l'Université centrale du Venezuela, dont le campus est classée par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité.

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Pour tenter de survivre, l'institution, qui connaissait déjà des problèmes d'approvisionnement d'eau avant les coupures géantes de courant, a lancé un appel aux dons.

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L'objectif n'est pas de récolter de l'argent mais de l'eau.

Dans ce pays en crise, où la valeur de la monnaie fond à vue d'oeil, le jardin botanique doit composer avec des moyens très limitées: ainsi en 2018, son budget s'est limité à l'équivalent de six dollars, explique l'administratrice Gladys Vergel.

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Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute du PIB de 25% cette année au Venezuela, ainsi qu'une hyper-inflation de 10.000.000% et un taux de chômage de 44,3%.

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Faute d'argent, le jardin n'a pas pu acheter de pesticides, ni de fongicides. Résultat: un champignon est venu à bout de dizaines de palmiers, dont les troncs ont du être brûlés pour éviter la propagation.

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"Ici, c'était un paradis, mais aujourd'hui c'est totalement délabré. C'est triste mais c'est comme ça", déplore Pedro Mattey, jardinier depuis 15 ans.

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Les espèces les plus fragiles ont été cédées temporairement à d'autres institutions.

Chaque week-end, des dizaines de volontaires participent à l'entretien du jardin pour tenter de le sauver.

"Nous faisons face à des difficultés, mais le jardin botanique n'est pas mort. Nous allons continuer", promet Mauricio Krivoy, le directeur.

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