Opinion

Fanny Bouvry

Objectif: Un été sans prise de tête

A l’idée de devoir écrire cet édito estival, celui qui allait clore ces temps difficiles et donner l’envie de savourer chaque bouchée de cette période de vacances, nous avons d’abord cherché du côté des librairies.

Avec l’objectif de dénicher la dernière bible bien-être inspirante à bouquiner sous le parasol, les doigts de pieds déconfinés. Mais force est de constater que nombre de ces recueils, qui visent à donner la banane, s’inscrivent dans une optique d’injonction au bonheur bien pesante. Car même si après un an et demi de vie mise entre parenthèses, on aspire tous à autre chose, tout le monde n’est peut-être pas pour autant capable d’appuyer sur la touche « on » et d’afficher immédiatement le smiley.

D’ailleurs, à en croire Tal Ben-Shahar, qui lança à Harvard, en 2006 déjà, un cours de Psychologie positive, devenu ultrapopulaire, le bonheur, ça se travaille. Notamment en cherchant ce qu’on aime vraiment, ce qui donne de la douceur à son quotidien, selon sa personnalité et le mood du moment. Pour ce professeur, pas question de méthode générique, mais une équation: sens + plaisir = bonheur. Et d’insister surtout sur le fait qu’il ne faut pas culpabiliser si on tarde à résoudre ce calcul.

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« Etre ou devenir heureux est devenu une injonction alimentée par un déluge de livres et méthodes (…). 2020, année de la survie, de peur sur toutes les vies, de l’adaptation au jour le jour ou presque. Et il faudrait prouver son aptitude au bonheur, s’efforcer d’être positif? On va plutôt se faire ça, comme cadeau: assumer de grommeler, déprimer, vaciller. D’être imparfait, en clair », chroniquait la journaliste Sabrina Champenois, fin de l’année dernière dans le journal français Libération.

Et c’est ce qu’on vous propose, nous aussi, pour ces deux mois de pause: chercher le bonheur sans obstination, le (re)trouver… ou pas encore, ne pas passer à côté de toutes les occasions de vous sentir bien, ronchonner à votre guise, et surtout ne pas vous prendre la tête avec ça! Vive l’été!

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