Les « arepas » du Venezuela (+ recettes)

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Matin, midi et soir… Chaque jour, une grande majorité de Vénézuéliens consomment des « arepas », ces galettes de farine de maïs à la base de leur alimentation. Voici comment les faire à la maison.

L’arepa est une galette de maïs de couleur blanche ou jaune. L’arepa qui vient du mot « maïs » dans le dialecte des Cumanagotos (une tribu vénézuélienne) originaire. Elle est simplissime à réaliser depuis l’invention de la farine de maïs précuite dont la plus connue est l’Harina PAN. Attention, la simple farine de maïs que l’on trouve dans nos rayons de supermarchés ne convient pas. Il faut vraiment de la farine de « maïs blanc et précuite. »

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L' »arepa » est présente sur toutes les tables au Venezuela, des plus pauvres aux plus riches. Les Vénézueliens ont coutume d’ouvrir cette galette pour la fourrer de ce qu’ils ont sous la main : poulet-avocat, viande hachée, fromage, beurre. Ils peuvent aussi la tremper dans la soupe voire la manger sans accompagnement. Mais, comme disent les Vénézuliens, « il n’y pas de règle pour l’arepa ». L’arepa est aussi très populaire en Colombie, mais avec quelques variantes.

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Au Vénézuela on la sert surtout avec une peu de tout comme de la viande, haricots noirs, plantain, avocat, mais la façon la plus traditionnelle est avec du poulet de l’avocat et de la mayonnaise (la Reina Pepiada) ou farcie de viande râpée et de fromage jaune râpé (la pelúa), en Colombie on la servira plutôt avec du fromage (arepas de queso) pour accompagner un chocolat chaud ou un fameux café colombien.

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Les « arepas » vénézuéliennes en manque de maïs

Touché par une profonde crise économique, le pays aimerait subvenir à ses besoins en maïs mais continue d’en importer toujours davantage. Celso Fantinel prend un épi de maïs, l’ouvre, mord dans un grain et décrète : « On pourra récolter dans dix jours », sur son exploitation de 600 hectares de maïs. Le Venezuela compte aujourd’hui 200.000 hectares de maïs sur son territoire. C’est 30% de plus que l’année dernière, mais toujours insuffisant pour produire la farine nécessaire à la consommation nationale.

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Conséquence : le Venezuela, 30 millions d’habitants, importe le maïs dont il a besoin, essentiellement du Mexique, alors qu’il était autosuffisant il y a 14 ans. Et c’est un véritable casse-tête pour les autorités. Soit elles imposent des taxes sur l’importation pour faire rebondir la production nationale, mais rendent de facto la farine plus chère ; soit elles suppriment les barrières douanières, mais n’encouragent pas la production locale.

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Cette année, 70% du maïs utilisé pour fabriquer de la farine provenait des importations. Les projections pour 2021-2022 sont plus optimistes avec un partage 50/50 importation/production nationale. « On a réussi à enrayer la chute », explique Celso Fantinel, agriculteur aisé, dont l’exploitation se trouve à Taguay, à 170 km au sud de Caracas. Il y a quelques années, il a pu planter jusqu’à 1.000 hectares de maïs, mais il a été obligé de réduire les surfaces en raison de la crise économique sans pareille que connaît le Venezuela depuis 2013. Hyper-inflation, corruption, contrebande, pénurie d’essence, de fertilisants, de semences, de pièces de rechange… ont torpillé la production nationale. « Si on avait des financements, l’assurance d’avoir les produits dont nous avons besoin et qu’on commence à produire des semences et un peu de fertilisants, en cinq ans ont pourrait arriver à produire 100% du maïs » dont le Venezuela a besoin, estime M. Fantinel, qui est aussi le président national du syndicat des producteurs agricoles. Toutefois, Celso Fantinel et d’autres parient sur l’avenir : « Des producteurs mettent la main à la poche pour acheter leurs fournitures pour 2022 alors qu’on ne leur a pas encore acheté leur récolte » 2021.

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