Les cosmétiques renfermant de l'octocrylène peuvent parfois encore contenir des traces de benzophénone. "Il s'agit, d'une quantité infime", assure le professeur Vera Rogiers, vice-présidente du CSSC, le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs dans l'UE, et ex-chef du département de toxicologie in vitro et de dermato-cosmétologie à la VUB. Cette information n'est néanmoins pas neuve.

En revanche, le fait que la quantité de benzophénone dans une crème solaire contenant de l'octocrylène augmente avec le temps est une nouvelle découverte. "Cependant, selon les recherches toxicologiques, même ces concentrations ne sont pas nocives pour le consommateur", affirme Frédérick Warzee, porte-parole de Detic, l'association belgo-luxembourgeoise des producteurs et distributeurs de cosmétiques.

L'octocrylène est autorisé dans l'Union européenne comme filtre UV dans les cosmétiques à une concentration maximale de 10%. Mais il est sujet à débat. Jetske Ultee, médecin chercheur en dermatologie cosmétique, précise: "Les recherches montrent que le filtre peut être un perturbateur endocrinien. En outre, il peut pénétrer assez profondément dans la peau et provoquer des réactions cutanées, surtout chez les enfants. C'est pourquoi je déconseille son utilisation dans les crèmes solaires."

Selon le CSSC, il n'y a pas assez de preuves qui démontrent que le filtre solaire est un perturbateur endocrinien. Il préconise par contre une baisse à 9% de la concentration maximale dans les produits aérosols. "Avec les sprays, il existe un risque que vous inhaliez du produit, explique Vera Rogiers. Nous avons calculé très largement ce que cela peut représenter, mais personne n'utilise autant de produit. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour les cosmétiques tant que l'on achète des produits de marques et dans des points de vente conformes à la législation européenne sur les cosmétiques."

Vera Rogiers et Frédérick Warzee évoquent également l'importance des indications de date limite d'utilisation sur les cosmétiques. La première développe: "Sur les produits qui se conservent moins de 30 mois, il y a une date de péremption. Au-delà de 30 mois, la "période après ouverture" indique combien de temps vous pouvez l'utiliser en toute sécurité une fois ouvert. Vous devez suivre ces deux indications. N'utilisez pas une crème solaire de l'été passé, car elle n'aura pas été conservée de manière optimale." Après la date limite d'utilisation, le fabricant ne peut garantir la sécurité du produit. Cependant, les filtres solaires ne diminuent pas avec le temps.

Surtout, continuez à appliquer de la crème solaire. Frédérick Warzee met en garde: "Les perturbateurs endocriniens potentiellement présents dans les cosmétiques peuvent entraîner un cancer. Par contre, pour les rayons UV, nous sommes sûrs qu'ils provoquent des cancers. Ainsi, la crème solaire est essentielle dans la prévention du cancer de la peau"

Conclusion? Les concentrations d'octocrylène et de benzophénone autorisées par l'UE dans les cosmétiques ne menacent pas notre santé.

Les cosmétiques renfermant de l'octocrylène peuvent parfois encore contenir des traces de benzophénone. "Il s'agit, d'une quantité infime", assure le professeur Vera Rogiers, vice-présidente du CSSC, le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs dans l'UE, et ex-chef du département de toxicologie in vitro et de dermato-cosmétologie à la VUB. Cette information n'est néanmoins pas neuve. En revanche, le fait que la quantité de benzophénone dans une crème solaire contenant de l'octocrylène augmente avec le temps est une nouvelle découverte. "Cependant, selon les recherches toxicologiques, même ces concentrations ne sont pas nocives pour le consommateur", affirme Frédérick Warzee, porte-parole de Detic, l'association belgo-luxembourgeoise des producteurs et distributeurs de cosmétiques. L'octocrylène est autorisé dans l'Union européenne comme filtre UV dans les cosmétiques à une concentration maximale de 10%. Mais il est sujet à débat. Jetske Ultee, médecin chercheur en dermatologie cosmétique, précise: "Les recherches montrent que le filtre peut être un perturbateur endocrinien. En outre, il peut pénétrer assez profondément dans la peau et provoquer des réactions cutanées, surtout chez les enfants. C'est pourquoi je déconseille son utilisation dans les crèmes solaires." Selon le CSSC, il n'y a pas assez de preuves qui démontrent que le filtre solaire est un perturbateur endocrinien. Il préconise par contre une baisse à 9% de la concentration maximale dans les produits aérosols. "Avec les sprays, il existe un risque que vous inhaliez du produit, explique Vera Rogiers. Nous avons calculé très largement ce que cela peut représenter, mais personne n'utilise autant de produit. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour les cosmétiques tant que l'on achète des produits de marques et dans des points de vente conformes à la législation européenne sur les cosmétiques." Vera Rogiers et Frédérick Warzee évoquent également l'importance des indications de date limite d'utilisation sur les cosmétiques. La première développe: "Sur les produits qui se conservent moins de 30 mois, il y a une date de péremption. Au-delà de 30 mois, la "période après ouverture" indique combien de temps vous pouvez l'utiliser en toute sécurité une fois ouvert. Vous devez suivre ces deux indications. N'utilisez pas une crème solaire de l'été passé, car elle n'aura pas été conservée de manière optimale." Après la date limite d'utilisation, le fabricant ne peut garantir la sécurité du produit. Cependant, les filtres solaires ne diminuent pas avec le temps. Surtout, continuez à appliquer de la crème solaire. Frédérick Warzee met en garde: "Les perturbateurs endocriniens potentiellement présents dans les cosmétiques peuvent entraîner un cancer. Par contre, pour les rayons UV, nous sommes sûrs qu'ils provoquent des cancers. Ainsi, la crème solaire est essentielle dans la prévention du cancer de la peau"