Les glaces orientales, ça vous parle? Si la réponse est non, imaginez une douce combinaison d'eau de rose et de safran, ou une glace au tahini rehaussée de pépites de chocolat croustillantes. Pensez aussi à Setareh Pourjavan qui, tous les soirs, après avoir mis ses kids au lit, enfourche son vélo et file dans son atelier anversois pour y préparer la base de ses délicieuses créations.
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Les glaces orientales, ça vous parle? Si la réponse est non, imaginez une douce combinaison d'eau de rose et de safran, ou une glace au tahini rehaussée de pépites de chocolat croustillantes. Pensez aussi à Setareh Pourjavan qui, tous les soirs, après avoir mis ses kids au lit, enfourche son vélo et file dans son atelier anversois pour y préparer la base de ses délicieuses créations. "Comme je n'aime pas les glaces trop doucereuses, ma recette repose sur un minimum de sucre et une dose de graisse provenant du lait entier pour obtenir un résultat crémeux qui fond dans la bouche. C'est intentionnellement très subtil afin de laisser pleinement s'exprimer d'autres arômes comme la pistache, le sésame, la cardamome, etc." Sa glace à l'eau de rose et au safran est un hommage aux talents culinaires de sa maman, qui l'a élevée parmi les saveurs de la cuisine iranienne. "Il s'agit d'un parfum de glace très populaire en Iran. Lors du premier confinement, je m'y suis essayée avec succès à la maison, et c'est ainsi qu'est née l'idée de lancer ma propre marque." L'atelier Milad propose aujourd'hui des boîtes à emporter, mais dès ce printemps, tous les goûts de la gamme seront disponibles en cornets. L'attraction phare? "L'autel de la pistache", le meuble où les glaces seront habillées de leur croûte de précieuses pistaches iraniennes, qui remplacent ici les nonpareilles. "C'est un concept que j'ai découvert au café-glacier libanais Bachir à Paris. Le résultat est somptueux!" Jusqu'il y a peu, Setareh exploitait une entreprise de technologie avec son époux. Sitôt la décision prise, la transition vers son propre atelier a été très rapide. Elle a commencé par suivre une formation accélérée auprès de la branche belge de la Gelato University italienne. "Les débuts d'une grande aventure! J'avais déjà caressé l'idée de lancer un projet culinaire, mais là, c'est devenu très concret. J'ai ouvert mon atelier juste avant les vacances de Noël, en me disant que mes produits étaient suffisamment originaux pour un dessert de fête... et j'avais raison: tant à Noël qu'au Nouvel An, j'ai écoulé mes stocks. Aujourd'hui, je m'apprête à acheter un nouveau surgélateur afin de doubler ma production, et je rêve de voir un jour mes glaces dans les commerces de tout le pays. Peut-être pas demain, mais je suis certaine que c'est possible!"