Tout a commencé sur... Tinder, l'appli qui a scellé la rencontre entre Matt le Néo-Zélandais et Julien le Bruxellois. Leur passion commune pour l'alimentation végétale s'est occupée du reste, les poussant à imaginer ensemble un bar à café végan. C'est, en tous cas, ce qu'ils avaient prévu, avant que le comptoir ne soit enrichi des petits pots de beurre de noix maison qui régalaient jusque-là leurs amis. Un an plus tard, leur cuisine devenait déjà trop petite. Surtout que leur beurre de cacahouètes, leur pâte d'amandes au sel de l'Himalaya et leur préparation de noisettes au cacao sont devenus tellement populaires qu'on les trouve désormais sur les étagères de plus d'une centaine de magasins en Belgique et...

Tout a commencé sur... Tinder, l'appli qui a scellé la rencontre entre Matt le Néo-Zélandais et Julien le Bruxellois. Leur passion commune pour l'alimentation végétale s'est occupée du reste, les poussant à imaginer ensemble un bar à café végan. C'est, en tous cas, ce qu'ils avaient prévu, avant que le comptoir ne soit enrichi des petits pots de beurre de noix maison qui régalaient jusque-là leurs amis. Un an plus tard, leur cuisine devenait déjà trop petite. Surtout que leur beurre de cacahouètes, leur pâte d'amandes au sel de l'Himalaya et leur préparation de noisettes au cacao sont devenus tellement populaires qu'on les trouve désormais sur les étagères de plus d'une centaine de magasins en Belgique et dans les pays voisins... Leur secret? Des noix de première qualité. "Nous utilisons par exemple des noisettes du Piémont bourrées de saveur. Les caisses que vous voyez là valent environ 10 000 euros. Un sérieux investissement pour une petite entreprise", précise Matt en souriant. Ces noix sont délicatement grillées avant d'être moulues pour obtenir une saveur plus intense. "C'est une étape indispensable. Elles sont alors transformées et conditionnées en bocaux le plus rapidement possible afin de préserver ces riches arômes brûlés", ajoute Julien. Pour les amandes, les compères privilégient des produits bio espagnols. "Il n'y a que les arachides que nous allons chercher au-delà de l'Europe, car le marché biologique est minuscule dans ce segment. Cela dit, nous sommes en train de négocier avec des agriculteurs grecs pour qu'ils en produisent pour nous, ce qui nous permettrait d'acheter l'intégralité de nos ingrédients sur le Vieux continent." Jusqu'il y a peu, Matt et Julien remplissaient tous leurs pots à la main. Aujourd'hui, ils disposent d'un atelier sur un site anderlechtois spécialement destiné aux start-up, où trône une machine de remplissage flambant neuve. Un second appareil se charge de coller les étiquettes. "Tout a été très vite, explique Matt. Je crois que le timing était bon: nous nous sommes lancés dans cette aventure au moment où les gens soucieux de leur santé souhaitaient adopter une alimentation davantage axée sur les produits végétaux. Nos beurres de noix offrent un excellent complément de protéines, par exemple..." Le bar du duo est niché dans une paisible rue latérale de l'avenue Louise, à Bruxelles. Dans un décor rouge et blanc, les clients y dégustent pâtisseries et cafés incorporant les beurres de noix maison - comme The Buddy, mélange d'expresso, de lait d'avoine et de sirop d'agave rehaussé d'une cuillerée de beurre de cacahouètes qui s'avère hyper-addictif. "Dans le passé, avec un autre associé, j'exploitais un café où nous servions notamment des oeufs au lard, raconte Julien. Etant passé à une alimentation végétale, cela a commencé à me peser. Aujourd'hui, je suis fier que mon projet professionnel soit à 100% dans la lignée de mes valeurs." Matt enchaîne: "Et le fait d'avoir son compagnon pour associé ne gâche rien. Depuis peu, nous avons quand même passé un accord pour préserver l'équilibre entre boulot et vie privée: après 19 heures, nous ne parlons plus de Buddy Buddy!"