De nos jours, la viande est fréquemment proposée au consommateur à un prix très bas. Des offres qui ont des conséquences désastreuses pour les agriculteurs qui élèvent des animaux, pour les animaux eux-mêmes, pour le personnel des abattoirs, mais aussi pour la santé publique et pour l'environnement, notamment celui des lieux de production. Pour toutes ces raisons, la ministre allemande de l'Agriculture Julia Klöckner étudie la possibilité d'en augmenter le prix. Deux options sont envisagées.

Interdir et augmenter

La ministre envisage comme première solution l'interdiction de la publicité sur ce qu'elle appelle "Billigfleisch", soit viande à bas prix, à l'instar du tabac qui ne peut plus faire l'objet de campagne publicitaire. Cette interdiction devrait selon elle contribuer à la restructuration du secteur de la viande en Allemagne.

La deuxième option consiste à introduire une taxe supplémentaire sur les produits issus des animaux (donc non seulement la viande, mais aussi les produits laitiers et les oeufs), comme l'a proposé un comité dirigé par l'ancien ministre de l'Agriculture Jochen Borchert. Cette taxe s'élèverait à de 40 cents par kilo de viande. Les bénéfices engrangés serviront à soutenir financièrement les agriculteurs.

Le sujet et les mesures sont délicates, mais la ministre est ferme. "Il n'existe pas de droit à la viande bon marché ("Billingfleisch") quotidienne", a-t-elle déclaré dans Die Zeit .

Avec une consommation moyenne de 60 kilos de viande par an, les Allemands sont parmi les plus gros consommateurs de viande en Europe.

De nos jours, la viande est fréquemment proposée au consommateur à un prix très bas. Des offres qui ont des conséquences désastreuses pour les agriculteurs qui élèvent des animaux, pour les animaux eux-mêmes, pour le personnel des abattoirs, mais aussi pour la santé publique et pour l'environnement, notamment celui des lieux de production. Pour toutes ces raisons, la ministre allemande de l'Agriculture Julia Klöckner étudie la possibilité d'en augmenter le prix. Deux options sont envisagées.Interdir et augmenterLa ministre envisage comme première solution l'interdiction de la publicité sur ce qu'elle appelle "Billigfleisch", soit viande à bas prix, à l'instar du tabac qui ne peut plus faire l'objet de campagne publicitaire. Cette interdiction devrait selon elle contribuer à la restructuration du secteur de la viande en Allemagne.La deuxième option consiste à introduire une taxe supplémentaire sur les produits issus des animaux (donc non seulement la viande, mais aussi les produits laitiers et les oeufs), comme l'a proposé un comité dirigé par l'ancien ministre de l'Agriculture Jochen Borchert. Cette taxe s'élèverait à de 40 cents par kilo de viande. Les bénéfices engrangés serviront à soutenir financièrement les agriculteurs.Le sujet et les mesures sont délicates, mais la ministre est ferme. "Il n'existe pas de droit à la viande bon marché ("Billingfleisch") quotidienne", a-t-elle déclaré dans Die Zeit .Avec une consommation moyenne de 60 kilos de viande par an, les Allemands sont parmi les plus gros consommateurs de viande en Europe.