Toutefois, les discussions entre la France et la Russie à ce sujet se poursuivent, Paris espérant finir par convaincre à terme Moscou de reconnaître l'appellation d'origine.

Depuis le 2 juillet, une modification de la loi russe sur le commerce des produits alcoolisés oblige les distributeurs de champagne à troquer le titre prestigieux de "champagne" contre celui de "vin mousseux" sur la contre-étiquette des bouteilles écrite en cyrillique, réservant la dénomination en cyrillique "Champanskoïe" aux producteurs russes de vins pétillants.

Cette disposition avait suscité cet été une forte indignation des producteurs et distributeurs de champagne, pris de court par cette mesure soudaine et soucieux de protéger leur appellation d'origine. Plusieurs ministres français avaient vivement protesté.

Paris avait fini par obtenir de Moscou, fin octobre, un moratoire de deux mois sur l'application des nouvelles règles russes, afin notamment d'écouler leurs stocks déjà étiquetés et parfois déjà expédiés.

La Russie est le quinzième marché d'exportation du champagne avec 1,8 million de bouteilles vendues en 2019, ce qui représente 1,5% des ventes totales de champagne, selon le Comité Champagne. Mais "c'est un marché porteur et valorisant. Les consommateurs russes aiment les grandes cuvées et ils dégustent également du champagne à l'occasion de leurs voyages" en France, souligne-t-il.

Toutefois, les discussions entre la France et la Russie à ce sujet se poursuivent, Paris espérant finir par convaincre à terme Moscou de reconnaître l'appellation d'origine.Depuis le 2 juillet, une modification de la loi russe sur le commerce des produits alcoolisés oblige les distributeurs de champagne à troquer le titre prestigieux de "champagne" contre celui de "vin mousseux" sur la contre-étiquette des bouteilles écrite en cyrillique, réservant la dénomination en cyrillique "Champanskoïe" aux producteurs russes de vins pétillants. Cette disposition avait suscité cet été une forte indignation des producteurs et distributeurs de champagne, pris de court par cette mesure soudaine et soucieux de protéger leur appellation d'origine. Plusieurs ministres français avaient vivement protesté. Paris avait fini par obtenir de Moscou, fin octobre, un moratoire de deux mois sur l'application des nouvelles règles russes, afin notamment d'écouler leurs stocks déjà étiquetés et parfois déjà expédiés.La Russie est le quinzième marché d'exportation du champagne avec 1,8 million de bouteilles vendues en 2019, ce qui représente 1,5% des ventes totales de champagne, selon le Comité Champagne. Mais "c'est un marché porteur et valorisant. Les consommateurs russes aiment les grandes cuvées et ils dégustent également du champagne à l'occasion de leurs voyages" en France, souligne-t-il.