"L'année dernière, 51% des entreprises de restauration ont été confrontées au moins une fois à un cas de resto-basket. C'est une augmentation de 33 % par rapport à il y a cinq ans", déclare Christine Mattheeuws du SNI. Le Syndicat neutre pour Indépendants a mené une enquête auprès de 562 établissements sur ce phénomène. Un quart de l'industrie de l'hôtellerie et de la restauration est confronté à cette plaie sur une base mensuelle, et pour 2% des établissements, il est même quotidien.

Les statistiques de la police indiquent la même tendance. En 2017, la police a constaté 567 cas, contre 471 en 2014. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg, puisque seulement 16 % des faits sont réellement rapportés. "Nous demandons donc aux établissements de restauration de déposer autant de plaintes officielles que possible. De cette manière, nous pouvons prendre davantage de mesures pour protéger les victimes", demande le SNI.

Entre-temps, 7 établissements de restauration sur 10 prennent des mesures pour prévenir ce problème. Par exemple, la plupart des établissements demandent aux clients attablés en terrasse de payer sur-le-champ.