L'histoire est celle d'une reconversion osée au bout d'un cursus classique l'ayant mené à un poste à responsabilités dans le secteur sidérurgique et militaire. L'expérience est riche de rencontres passionnantes... mais l'intéressé ne veut pas terminer sa carrière enseveli sous les regrets. Il souhaite laisser s'exprimer cette main dont il réserve habituellement l'intelligence pour ses temps libres à la faveur de créations pâtissières. " On voulait vivre autre chose avant qu'il ne soit trop tard pour faire marche arrière ", explique le Liégeois. En 2005, l'heure est aux " premières recettes dans un garage et aux essais empiriques de transformation de la fève...

L'histoire est celle d'une reconversion osée au bout d'un cursus classique l'ayant mené à un poste à responsabilités dans le secteur sidérurgique et militaire. L'expérience est riche de rencontres passionnantes... mais l'intéressé ne veut pas terminer sa carrière enseveli sous les regrets. Il souhaite laisser s'exprimer cette main dont il réserve habituellement l'intelligence pour ses temps libres à la faveur de créations pâtissières. " On voulait vivre autre chose avant qu'il ne soit trop tard pour faire marche arrière ", explique le Liégeois. En 2005, l'heure est aux " premières recettes dans un garage et aux essais empiriques de transformation de la fève ". Soucieux d'avoir un retour sur son travail, le couple présente sa production confidentielle à Pierre Wynants et Lionel Rigolet du Comme chez soi, à Bruxelles. " L'idée était d'avoir un feed-back... On est ressorti du rendez-vous avec une commande ", se rappelle Benoît Nihant. Il n'en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres. Les choses s'enchaînent. Très vite, le tandem déménage et a la possibilité d'une vitrine, ce qu'il s'était pourtant interdit. Une révélation s'ensuit : ils comprennent l'importance du partage et de l'accompagnement des produits. En 2011, le duo d'artisans commercialise ses premiers chocolats réalisés à partir de la fève de cacao, " Nihant cacaofévier " est né. Aujourd'hui reconnue, la marque, qui refuse de déléguer la confection de son praliné ou de son caramel, compte cinq magasins en Belgique. Le tout pour un rêve qui n'est pas près de s'arrêter quand on sait que la maison possède désormais une plantation au Pérou. L'objectif ? " Vivre et observer cette matière première inouïe au plus proche de sa réalité de terrain ", conclut le passionné. www.benoitnihant.be