Traiteur aux accents plutôt classiques, La Villa Lorraine fait valoir trois enseignes dans le sud de Bruxelles, en plus d'une boutique à Lasne. La bonne nouvelle? Incontestablement le fait que ce soit Mathieu Jacri qui officie désormais derrière les fourneaux. Repéré pour son sens de l'harmonie au restaurant Villa Emily, ce chef signe une série de préparations qui vont dans le sens de la légèreté créative. On pense par exemple à son très aérien dos de lotte curry coco, épinards et pommes de terre. Bien entendu, les classiques de la maison seront également de mise: caviar, foie gras cuit au torchon et autre terrine de homard.
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Traiteur aux accents plutôt classiques, La Villa Lorraine fait valoir trois enseignes dans le sud de Bruxelles, en plus d'une boutique à Lasne. La bonne nouvelle? Incontestablement le fait que ce soit Mathieu Jacri qui officie désormais derrière les fourneaux. Repéré pour son sens de l'harmonie au restaurant Villa Emily, ce chef signe une série de préparations qui vont dans le sens de la légèreté créative. On pense par exemple à son très aérien dos de lotte curry coco, épinards et pommes de terre. Bien entendu, les classiques de la maison seront également de mise: caviar, foie gras cuit au torchon et autre terrine de homard. Envie de changer de la dinde, du foie gras et du saumon? Pourquoi ne pas opter pour du soleil dans l'assiette à la faveur d'un buffet libanais? Une adresse s'impose en la matière: Orientalia. Rien de tel que la générosité d'une table orientale pour un réveillon mémorable. En cuisine, on retrouve Feyrouz, qui a hérité de ces gestes qui se passent de mère en fille. Elle prépare surtout des mets dans la tradition de la cuisine libanaise catholique, soit des plats végétariens: omelettes avec courgettes, ail, persil et menthe, ou salades parfumées de coriandre, d'ail et d'oignons confits. Mais elle travaille aussi les classiques méditerranéens: falafels, taboulés, houmous... Fonteyne, c'est avant tout une histoire de famille. Les grands-parents possédaient, dans les Flandres, un élevage et un abattoir à la maison, c'est dire si la dernière génération familiale est tombée dans la volaille quand elle était petite. Avec le temps, cette affaire est devenue un vrai business, prisé par une clientèle chic qui n'entend pas passer ses réveillons derrière les fourneaux. Avec des magasins aux quatre coins de Bruxelles (Fort Jaco, Wemmel, Woluwe-Saint-Pierre et Etterbeek), cette enseigne s'impose en matière de traiteur. La carte des réjouissances est particulièrement étoffée, des amuse-bouche aux desserts. Les temps forts? La terrine de faisan champignons des bois, la bisque de homard, la caille farcie au foie gras, le chapon farci au foie gras, ainsi que l'excellente pavlova aux fruits rouges, servie en vase. Pas envie de s'attaquer à la réalisation d'un dessert. On peut facilement comprendre. Le tout bon plan? Herman Van Dender, chocolatier-pâtissier fournisseur de la Cour, qui signe l'une des bûches les plus prisées de Bruxelles, soit la Dailly. Composée de mousse au chocolat amer, de crème brûlée à l'orange et de feuillantine croquante, ce gâteau qui ravit les familles a reçu le premier prix lors de la finale de la Coupe du Monde de la Pâtisserie à Lyon en 1995. Un Noël qui le serait aussi pour les animaux? The Vegan Butcher's Choice se découvre comme une plate-forme Internet imaginée par un duo d'artisans bruxellois - Federica Boddi et Benoit Van den Broeck - basé à Saint-Josse mais livrant dans tout le pays. Sur le site, une quarantaine de propositions, allant d'un rôti végétal à de la charcuterie (et du fromage, même du "bleu") fabriqués à partir de soja et autres tempe, en passant par d'autres substituts gustativement boostés avec de la poudre de betterave, de l'ail et des épices. Le tout se réchauffe au four selon des instructions précises. Adresse prisée par les foodies, Rob a su évoluer avec son temps. L'enseigne le prouve avec un menu imaginé pour les fêtes qui évite la carte postale et s'affiche à un prix raisonnable. Pour l'occasion, le chef Alain Bergen offre le choix entre deux entrées (opéra de caille, foie gras et gelée de cerise ou scampis aux agrumes et risotto) et deux plats (dos de cabillaud mi-sel, sauce au vin blanc, fèves des marais et girolles ou suprême de volaille fermière, tartufata, airelles, pommes et céleri-rave). On apprécie le fait que ces propositions soient accompagnées d'une suggestion de vins soufflée par le chef de cave Julien Depaepe, à savoir sauvignon Domaine Les Poëte pour le poisson et Valpolicella Agricola Conati pour la volaille. Tout au long de l'été, dans un contexte où les déplacements étaient restreints, Vincent Gardinal avait imaginé une formule de menus thématiques qui rendaient hommage aux grands cuisiniers d'hier et d'aujourd'hui (Les Chefs du Sud, Mes Maîtres à penser, Le Menu des Parisiens, Les Cheffes en Italie...). Le principe? "Puisqu'il n'est plus possible de voyager et que se déplacer vers les tables prestigieuses est devenu compliqué, j'ai décidé d'en convoquer l'esprit dans mon restaurant", expliquait le chef du Prieuré Saint-Géry, à Solre-Saint-Géry, dans le Hainaut. Face au succès remporté par cette initiative, l'intéressé remet le couvert pour la fin d'année. Pour Noël et Nouvel An, le talent étoilé signe deux menus à emporter, "Hommages aux Chefs", qui convoquent le savoir-faire de maîtres révérés. Au programme, Yannick Alléno, Alain Chapel ou Paul Bocuse, voire, en version plus nationale, Jean-Pierre Bruneau et Pierre Wynants. Les plats en question: coussinet d'aile de raie au homard; lotte cuite doucement, écrasé de pommes de terre au gésier confit; médaillon de biche, salsifis caramélisés, tagliatelle verte à la crème de truffe... On ne dira jamais assez le bien que l'on pense de Stefan Jacobs, jeune chef wallon installé dans une ancienne ferme, à Gembloux. Ce talent a tout compris des circuits courts et de l'importance de valoriser le terroir qui le porte. Passé par Olivier Roellinger à Cancale, l'homme possède une maîtrise épatante des épices. Il excelle également en termes de créativité. On notera qu'il a fait le choix de ne pas rouvrir son restaurant en décembre pour se concentrer sur l'offre traiteur. Fidèle à sa manière de procédé, il fonctionne à la surprise, l'intéressé promet des menus festifs émaillés de saint-jacques, de gibiers et de légumes réinventés. Le tout pour une addition tournant aux alentours de 50 euros par personne. Il proposera dans la foulée une série de préparations annexes: délicieux pain maison, foie gras boosté aux saveurs, voire truite fumée (manière d'éviter le très mauvais réflexe du saumon)... Catherine Mathieu et Benoît Van den Branden ont longtemps fait vibrer Namur avec Cuisinémoi, la seule enseigne étoilée de la ville. Puis, un jour, ce joli tandem s'est séparé. Catherine Mathieu en a profité pour effectuer une reconversion exemplaire - Pépite, un bar à vins inspiré -, tandis que le chef s'est réinventé nomade avec sa Guinguette mobile, un alléchant foodtruck. Bonne nouvelle, l'eau ayant coulé sous les ponts de la Meuse, le duo se reforme à la faveur de collaborations gourmandes. Cela donne un merveilleux pain au levain ainsi que des plats canaille (notamment une blanquette remarquable) soufflés par le marché. A l'occasion des fêtes, le couple promet des plats de grande décontraction, révélés début décembre, qui se tiendront loin des stéréotypes du genre. Amateurs de demi-homard et autre poêlée de saint-jacques, passez votre chemin. En bonus, Catherine Mathieu proposera une série de produits, cadeaux et autres céramiques derrière lesquelles se cache forcément une histoire. Christophe Pauly passe pour un cuisinier à la précision incroyable. L'homme qui officie à Tinlot, en province de Liège, a coutume de signer des cuissons incroyables. Pour Noël, le chef du Coq aux champs, sans doute en réaction à une année pénible, a décidé de mettre le paquet. Soit un menu quatre services articulé autour de produits qui en jettent: saint-jacques de Dieppe, homard (cuisiné en pot-au-feu au vin jaune), poularde et chocolat grand cru Manjari. Le plus? La précision des fiches de l'intéressé pour un repas parfait du début à la fin. Dans son restaurant La Saline, à Plancenoit, près de Waterloo, Bernard Decoux signe une cuisine authentique et généreuse. Pour les fêtes, l'homme a concocté une carte réduite, et donc totalement maîtrisée, de 5 entrées et autant de plats. Le pitch? Des mets sincères accessibles - parmentier, cuisse confite, boudin de Liège... - qui peuvent ou non être rehaussés (truffe, homard, écrevisse...) selon le budget. Connaisseur plus qu'éclairé en matière de flacons, le chef a également sélectionné une série de bouteilles qui épouseront au millimètre les différentes préparations. De cette enseigne, les amateurs retiennent la Montagne de profiteroles, une tuerie qui panache petits choux, crème fraîche, crème pâtissière, chocolat et sablé. Malheureusement les patrons de la Boulangerie française n'en préparent pas pour les fêtes. Pas grave, on retient l'idée pour le reste de l'année. Pour Noël, on se rabattra donc sur le délicieux Merveilleux qui, pour l'occasion, est présenté sous forme de bûche. Au programme, une meringue incroyablement moelleuse, de la crème chantilly et de croquantes paillettes de chocolat. Iain Wittevrongel, le chef de Mondieu, à Coxyde, est né en bord de mer et a grandi dans le commerce de poisson de ses parents. En résulte un don pour mettre en musique tout ce que les flots peuvent nous délivrer de succulent. Pour la fin d'année, l'enseigne propose une carte de poissons, gibier, fromages et desserts. Il est également possible de commander des amuse-bouche. Le bon plan pour ceux qui auront opté pour un réveillon à la côte et ne désirent pas passer leur journée aux fourneaux. En thaïlandais, Boo Raan signifie "selon la tradition". Ce restaurant de Knokke propose donc une cuisine authentique, inspirée des plats d'antan et concoctée par Dokkoon Kapueak. En plus de sa carte classique, le cuisinier fera pour Noël une série de propositions festives. Le tout préparé à la minute et à déguster chaud chez soi. De quoi s'offrir un repas épicé et réconfortant pas loin de la plage. L'évasion sans quitter notre plat pays. Kaay Verachtert a travaillé dans des restaurants étoilés, en Belgique et à l'étranger. Jeroen Meus l'a ensuite pris sous son aile dans son restaurant louvaniste Luzine. Puis il est devenu sous-chef du restaurant Zappaz, toujours dans cette ville. Il est aujourd'hui aux fourneaux du Parlement flamand et cuisine, en parallèle comme traiteur et chef à domicile. Pour passer ces fêtes atypiques, il propose un menu de Noël et de Nouvel An à base de produits régionaux et frais auquel il donnera une touche personnelle. Un festin locavore, qu'il suffira de réchauffer.