Son bras droit rend hommage à Dalí et Jean-Michel Basquiat. Sa main droite est ornée d'un dessin qui reproduit fidèlement la Pietà de Michel-Ange. Une larme à l'oeil gauche rappelle un événement de sa vie qui l'a rendu inconsolable. Sur ses doigts, on peut lire le prénom de son fils. Il y a aussi un portrait d'Oscar Wilde. Sans oublier ses chevilles qui figurent des dessins de chaînes, celles que l'on appose aux articulations des forçats. Ses genoux, eux, sont marqués de roses des vents. Des phrases se laissent observer: le Wish you were here de Pink Floyd ou le Art never comes from happiness de Chuck Palahniuk. Le corps de Filip...

Son bras droit rend hommage à Dalí et Jean-Michel Basquiat. Sa main droite est ornée d'un dessin qui reproduit fidèlement la Pietà de Michel-Ange. Une larme à l'oeil gauche rappelle un événement de sa vie qui l'a rendu inconsolable. Sur ses doigts, on peut lire le prénom de son fils. Il y a aussi un portrait d'Oscar Wilde. Sans oublier ses chevilles qui figurent des dessins de chaînes, celles que l'on appose aux articulations des forçats. Ses genoux, eux, sont marqués de roses des vents. Des phrases se laissent observer: le Wish you were here de Pink Floyd ou le Art never comes from happiness de Chuck Palahniuk. Le corps de Filippo La Vecchia, 41 ans, est un livre ouvert qui raconte sa vie. Celle d'un fils de bonne famille qui part à 20 ans aux Etats-Unis pour y réaliser son rêve: ouvrir un restaurant. Après deux ans de plonge passés dans les coulisses du rêve américain, il inaugure deux adresses, l'une du côté de Boston, l'autre en Floride. Malheureusement, des soucis d'obtention de Green Card - la carte de résident permanent aux U.S.A. - le ramènent à Rome, la case départ. C'est finalement à Bruxelles, ville qui lui plaît et offre le luxe de la proximité en matière de produits italiens, que le chef s'établit il y a six ans. Avec succès: l'homme n'a pas son pareil pour imaginer des concepts. La meilleure preuve? Le Cave, un ancien kebab qu'il transforme en établissement au décor digne de figurer dans Midnight in Paris, le film de Woody Allen. Et la cuisine? C'est la passion de Filippo La Vecchia. Il la veut simple, précise sur les cuissons et irréprochable sur le produit. Un peu à l'image de ce que fait un Iñaki Aizpitarte à Paris. On en prend la mesure avec le carbonara romain qui fait plus que prétendre au titre de meilleur de la capitale.