Justine Leupe

Edito | “Dans un jardin, il y a toujours des échecs”

Les Serres royales de Laeken ouvrent leurs portes du 18 avril au 11 mai. En deux jours, tous les créneaux des visites étaient sold out! Rien d’étonnant, il s’agit de s’immiscer dans un bâtiment royal, clos 341 jours par an. Et c’est surtout l’occasion d’admirer l’une des œuvres de l’architecte Alphonse Balat (le maître de Victor Horta), ainsi que la collection de végétaux (en partie) plantée jadis par le roi Léopold II. On y découvre des plantes, des fleurs et des arbustes exotiques, impossibles à faire pousser chez soi. A dire vrai, chez moi, même un plant de basilic n’a jamais fait long feu… Mais Jeroen Provoost, architecte paysagiste interviewé dans ces pages, dévoile la raison de cette perte précoce et répétée: «La survie des plantes ne dépend pas que de soi. Dans un jardin, il y a toujours des échecs.» Ah voilà! La mort de ce basilic ne provient pas d’une quelconque incompétence de ma part, mais du bon vouloir de cette plante. Oserais-je donc qualifier cette perte de suicide? Et ce qui est dingue, c’est qu’il semblerait qu’on ait affaire à un complot: même scénario pour ma ciboulette, mon pilea… Seule ma menthe résiste fièrement sur mon appui de fenêtre. Blague à part, si j’avais la main verte (et les moyens) d’acquérir la terrasse de Jeroen Provoost, je m’émerveillerais tous les jours devant cette oasis de verdure en plein cœur de la capitale. Apaisement garanti!

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