Opinion

Fanny Bouvry

Edito | Nos maisons ont un puissant pouvoir sur notre bien-être

«Le discours architectural se fraie toujours un chemin à travers les théories du corps et de l’esprit, faisant de l’architecte une sorte de médecin et du client un patient.» C’est le propos défendu par le Centre d’architecture bruxellois CIVA qui inaugurait ce 5 mai l’expo Sick Architecture.

L’idée: mettre en avant des bâtiments pensés pour soigner les gens – du sanatorium de Paimio signé Aino et Alvar Aalto dans les années 30 à l’institut psychiatrique de Melle dessiné récemment par le bureau de vylder vinck taillieu – mais aussi insister sur l’aspect thérapeutique, au sens large, de l’art de bâtir. Car en effet, les murs qui nous entourent ont un impact sur la façon dont nous nous sentons.

«Cet endroit nous apaise», nous a confié Caroline Fiers, CEO de la Biennale Interieur à Courtrai, lorsqu’elle nous a ouvert, pour ce numéro, les portes de sa maison. Un logis baigné de lumière et d’une blancheur éclatante qui agit sur l’esprit comme un cocon.

Dans ce Spécial Déco également, Florence Marchal nous parle de la conceptrice moderniste Eileen Gray, qui érigeait des lieux pour se sentir libre et en phase avec elle-même, elle qui était lesbienne, aventurière et osa tenir tête au Corbusier: «Dans ses projets, il y a toujours des échappatoires. On ne rentre jamais dans une pièce de manière frontale. Je pense que comme sa sexualité et son rapport à la féminité n’étaient pas hétéronormés, ses projets sont beaucoup plus évasifs, elle n’est pas dans le cadre et le refuse.»

De quoi nous convaincre que nos intérieurs ont un puissant pouvoir sur notre bien-être. Puissiez-vous trouver dans ces pages de l’inspiration pour prendre soin de vous, à consommer sans avis médical.

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