L'hiver est bien installé, la ronde des fêtes peut commencer. La première à arriver est celle du grand Saint et de son lot de cadeaux et de friandises pour les enfants. Si en tant que parent nous désirons avant tout faire plaisir à nos progénitures, n'oublions pas pour autant de rester raisonnable et de tenter, autant que faire se peut, de ne pas oublier tous nos principes écologistes, comme nous le rappelle l'ASBL Ecoconso.

Des friandises zéro déchet

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La reine de la Saint-Nicolas, c'est sans conteste la mandarine. Parfait, elle ne contient aucun déchet et en plus, elle est saine pour la santé et idéale pour faire le plein de vitamine C. À consommer sans modération, achetée de préférence bio et en vrac.

On peut aussi garnir les "petits souliers" de fruits secs (noisettes, amandes, raisins). Si on compose des assiettes, on opte pour des réutilisables plutôt que des jetables en carton ou en plastique.

On peut aussi préparer ses propres biscuits, spéculoos et bonbons maison. Le web regorge de recettes.

Si vous n'avez pas le temps de vous mettre derrière les fourneaux et que vous préférez acheter vos biscuits, choisissez-les en vrac. Vous pouvez aussi essayer de trouver un artisan biscuitier ou chocolatier qui en fabrique près de chez vous. Pour cela, le site internet LocaLife pourrait vous être très utile.

Lorsqu'on passe commande ou qu'on fait ses achats, pensez à être raisonnable sur les quantités. Trop de sucreries, c'est mauvais pour la santé. On peut ainsi privilégier la qualité des produits, même s'ils sont un peu plus chers que leur pendant industriel. Si on opte quand même pour des bonbons, on préfère ceux avec le moins d'additifs possible.

Des cadeaux immatériels

Si votre enfant est en âge de les apprécier, pourquoi ne pas opter pour un cadeau immatériel ? Par exemple : des places de cinéma, pour un concert ou un spectacle humoristique, une sortie au musée, à la patinoire, un stage pour apprendre à créer ses vêtements ou jongler comme un pro, un week-end dans une cabane perchée. Les possibilités sont infinies. À vous de faire marcher votre imagination, en fonction des goûts de votre enfant.

Des jouets de qualité

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Ici aussi, quitte à limiter la quantité, autant privilégier la qualité. Certes plus chers, les jouets durables sont souvent plus solides et durent plus longtemps. Lors de vos achats, essayez donc de privilégier des jeux qui répondent à des critères écologiques et éthiques. Ardennes Toys propose par exemple des châteaux en bois, modulable et fabriqué en Belgique. MyKabaka est également une entreprise belge qui fabrique des cabanes en carton. Cabane en carton, démontable facilement, créée par une entreprise belge. Il existe différents sites internet qui référencent ces jeux et jouets écoresponsables.

Pensez également qu'un jeu de qualité durera plus longtemps et pourra même être revendu plus tard à un bon prix. Ils sont très recherchés parmi les articles de seconde main.

Acheter du seconde main

Un bon déchet est un déchet qui n'existe pas, aiment affirmer les aficionados du zéro déchet. Le seconde main répond parfaitement à cette maxime.

On trouve de nos jours énormément de jouets en deuxième main. Il faut évidemment s'y prendre un peu à l'avance. Il y a les brocantes, les bourses aux jouets annoncées tous les quinze jours dans Le Ligueur, les magasins de seconde main de plus en plus nombreux, les sites comme 2ememain ou les groupes Facebook - notamment des groupes de quartier - dédiés exclusivement à la vente de jouets utilisés.

Acheter en deuxième main permet de prolonger la vie des jeux et jouets. Et en plus, on fait d'énormes économies.

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Autre avantage auquel on ne pense pas souvent : les jouets de seconde main émettent beaucoup moins de substances dangereuses que les neufs. Car, oui, malheureusement, les jouets peuvent contenir des substances dangereuses, rappelle Ecoconso. Évidemment, il faut choisir des jouets en excellent état et de qualité.

Choisir un jeu ou jouet qui servira longtemps

Un jeu adapté à l'âge éveille l'intérêt et contribue au développement. Il constitue un défi sans mettre l'enfant en échec. On n'hésite pas à demander conseil : dans les bons magasins, les spécialistes du jeu sont là pour renseigner et guider le choix.

Choisissez un jeu qui correspond à ses centres d'intérêt. C'est un artiste en herbe ? On lui offre de quoi stimuler sa créativité. C'est un sportif ? On pense équipement (mais seulement si ce n'est pas une lubie ou un coup de tête). Passionné par les animaux ? Un abonnement à unmagazine adapté à son âge. Tout le temps fourré avec ses copains ? On choisit un jeu collectif.

Oui, tout cela est matériel et a priori pas zéro déchet. Mais si cela sert réellement et longtemps, c'est parfait. Évidemment, on peut faire découvrir des nouveautés et élargir l'horizon de son enfant. Mais pour les premiers essais, autant se tourner vers la location, le prêt ou la seconde main.

On opte aussi pour la simplicité. L'ONE rappelle que quand on offre une poupée à qui on peut donner le biberon et qui fait pipi ensuite, l'enfant tend à ne l'utiliser que pour cela et à répéter toujours la même action. Alors qu'avec un modèle plus simple, l'imagination va travailler et l'enfant va mettre sa poupée en scène de mille façons différentes.

Éviter les piles

Les piles sont un fléau pour l'environnement. On les évite autant que possible, surtout si elles n'apportent aucune plus-value au jeu. Nombre de jouets disposent de sons et de lumières qui peuvent attirer les enfants au début, mais qui vont rapidement les lasser et agacer les parents.

Si vous choisissez tout de même des jouets avec piles, préférez les piles rechargeables. Elles permettent des économies considérables, soit de 150€ à 650€/an par paire de piles, en fonction de l'intensité d'utilisation, selon Ecoconso. Elles diminuent drastiquement la production de petits déchets chimiques.

Il existe des modèles à décharge lente. On les utilise avec un chargeur de qualité qui accepte plusieurs types de piles.

Limiter les emballages

À l'achat, on opte pour des jouets proposés dans une simple boîte en carton que l'on pourra aisément réutiliser. Si possible, on évite les coques en plastique (blisters) ou les boites-présentoir où chaque article est maintenu avec plusieurs fils en plastique et métal.

Le matin du 6 décembre, les enfants peuvent très bien découvrir les jouets apportés par Saint-Nicolas non emballés. Les enfants découvriront leurs cadeaux aussitôt la porte du salon ouverte, mais cela n'enlèvera rien à la magie du moment et de la fête.

Comme emballage, on oublie le papier cadeau (aussi tôt déballé, aussi tôt jeté...). À la place, on opte pour des emballages de récup qu'on décore. De jolies photos découpées dans des revues ou des journaux peuvent aussi faire l'affaire : c'est de la réutilisation et la garantie d'avoir un emballage original.

Ou on réalise un joli furoshiki, un emballage réutilisable japonais fait à partir d'un carré de tissu (foulard, chute de tissu, découpe dans une ancienne taire d'oreiller...).

On fait le tri et on donne

Un bon plan pour préparer la venue de Saint-Nicolas est de trier les jeux et jouets avec les enfants. Cela permet de discuter des vraies envies, de ce qui a vraiment amusé l'enfant, de ce qu'il avait déjà oublié qu'il avait reçu.

C'est aussi l'occasion de donner plus de sens à cette fête en rassemblant des jouets à donner à une association. Ou de les vendre pour remplir la petite tirelire d'économies. Pour les livres, on peut aussi créer ou utiliser une bibliothèque participative. Au lieu de laisser dormir les livres en bon état qu'on ne souhaite pas garder, on les met à disposition dans une armoire publique. Ce n'est pas donnant-donnant : on peut prendre des livres sans rien déposer ou en déposer sans rien prendre.