LES U.V. A ET LES U.V. B ONT LE MÊME EFFET SUR LA PEAU FAUX

Les U.V. B sont les mieux connus. Plus violents entre midi et 16 heures, ils provoquent les coups de soleil. Plus dangereux car nocifs à toute heure, les U.V. A ne se sentent pas et pénètrent profondément dans le derme. Déclencheurs de lucites (réactions allergiques au soleil avec éruption de petits boutons qui grattent), ils accélèrent le vieillissement de la peau et l'apparition des taches. Cela dit, U.V. A et U.V. B sont tous deux pointés parmi les causes de cancers cutanés (carcinomes et mélanomes). D'où l'intérêt de se protéger de l'un et l'autre.
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Les U.V. B sont les mieux connus. Plus violents entre midi et 16 heures, ils provoquent les coups de soleil. Plus dangereux car nocifs à toute heure, les U.V. A ne se sentent pas et pénètrent profondément dans le derme. Déclencheurs de lucites (réactions allergiques au soleil avec éruption de petits boutons qui grattent), ils accélèrent le vieillissement de la peau et l'apparition des taches. Cela dit, U.V. A et U.V. B sont tous deux pointés parmi les causes de cancers cutanés (carcinomes et mélanomes). D'où l'intérêt de se protéger de l'un et l'autre. Depuis plusieurs décennies, la pollution urbaine et industrielle détruit l'ozone (écran contre les radiations solaires dangereuses) dans la stratosphère. Les " trous " dans cette couche laissent passer plus de radiations. C'est surtout le cas dans les pays proches de l'Antarctique comme le Chili (à Punta Arenas, notamment) ou l'Australie, où le trou de la couche d'ozone est le plus important. Par ailleurs, au cours de la vie aussi, les effets du rayonnement sur notre peau évoluent. Ainsi, il ne faut jamais exposer les enfants avant l'âge de 3 ans et les expositions répétées altèrent le capital soleil. Au fil du temps, la peau se fragilise et s'amincit. Avec l'âge, une sensibilité plus grande peut s'installer. Les U.V. A sont présents aussi en hiver et il faut se protéger toute l'année contre le photo-vieillissement. En effet, 80 % du vieillissement de la peau est en relation avec les U.V. Cela dit, une protection SPF 15 est largement suffisante durant la saison froide. Le plus souvent, elle est incorporée dans une BB cream, un fond de teint...Celles qui ont l'habitude de prendre des gélules en cure, deux ou trois semaines avant le départ, en témoignent : ça marche ! Riches en vitamines E et C, en bêta-carotène, en sélénium, en lycopène, en zinc et en acides gras essentiels indispensables à la santé des membranes cellulaires, elles renforcent les défenses de la peau et lui donnent une légère couleur dorée. Attention, cette préparation ne permet pas d'éviter les coups de soleil et ne remplace pas les crèmes protectrices. Mais elle multiplie leur efficacité par deux. Le hâle est plus beau, plus uni. Elle améliore aussi la tolérance au soleil, diminue le stress oxydatif, augmente la mélanogenèse mais n'induit pas la synthèse de la mélanine. Quant aux crèmes starters, elles renferment des vitamines antioxydantes et un activateur de bronzage. Grâce à lui, les mélanocytes commencent à fabriquer de la mélanine avant l'exposition. Cela ne se voit pas car, sans les U.V., ce pigment protecteur ne peut pas atteindre la surface de l'épiderme. En revanche, on bronze plus rapidement. Ces crèmes sont recommandées aux peaux les plus fragiles.Le hâle provoque un épaississement de la peau, ce qui constitue une légère barrière de protection. La mélanine se comporte comme un filtre et absorbe plus de 70 % des U.V. Reste le " solde " : 30 % de rayons, dont les U.V. A qui vieillissent la peau insidieusement. Le bronzage naturel est donc une petite protection contre les effets pointus (les coups de soleil) mais pas contre les effets chroniques (vieillissement, altération de l'ADN des cellules... ) du soleil. Moralité : il ne faut jamais baisser la garde. On se tartine sur toutes les zones exposées avant de partir pour la plage. Le soleil rencontré en chemin brûle tout autant. Ensuite, il est recommandé de réappliquer le produit toutes les deux heures, de s'essuyer après le bain pour éviter la réverbération des gouttelettes, et de remettre une couche de crème même si on utilise des produits waterproof car le frottement de la serviette les fait disparaître. Les autobronzants contiennent de la DHA (dihydroxyacétone), un sucre fabriqué par la biotechnologie. Au contact des acides aminés de la peau, cette molécule s'oxyde et brunit la couche cornée en quelques heures. La couleur s'estompe en quatre ou cinq jours. Cette coloration superficielle n'a rien à voir avec le vrai bronzage et ne protège pas des U.V. Sauf si la formule contient un SPF (et c'est rare).Une prévention étant plus efficace qu'une correction, l'été, on couvre systématiquement sa peau avec un écran total, même pour faire son marché le matin, car le moindre rayon U.V. sollicite la mélanine. Pour atténuer les taches existantes, on peut aussi appliquer des crèmes dépigmentantes spécifiques avant la crème solaire. Elles renforcent la protection en bloquant les enzymes responsables de la synthèse de mélanine. Il faut savoir aussi que certaines taches sont d'origine hormonale et même un indice 50 ne les atténuera pas.La couleur est perméable aux rayons. Ils pénètrent jusqu'aux mélanocytes (situés dans la couche basale de l'épiderme) et vont déclencher le hâle. Dans les laits pour le corps, il n'y a pas de principes actifs qui répondent à cet état temporaire de sensibilité que connaît la peau après une exposition solaire. Cette fragilité est due à plusieurs facteurs : inflammation (les U.V.), stress oxydatifs (les radicaux libres) et déshydratation. En plus d'une réhydratation intensive, les formules après-soleil associent des actifs apaisants et des actifs " fraîcheur " qui calment efficacement les coups de soleil et les sensations d'échauffement. Merci à Isabelle Wailliez, responsable scientifique de Cosmétique Active pour son aimable collaboration.PAR BARBARA WITKOWSKA