1. Se mettre au vert. Peintures, dessins et meubles, mis en scène de façon théâtrale, transportent le visiteur vers des horizons où l'homme frôle l'harmonie parfaite avec la nature. Avec, en toile de fond, la campagne suédoise de la fin du XIXe siècle fleurant un bonheur simple, à l'image de celui des classiques de la littérature enfantine scandinave.
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1. Se mettre au vert. Peintures, dessins et meubles, mis en scène de façon théâtrale, transportent le visiteur vers des horizons où l'homme frôle l'harmonie parfaite avec la nature. Avec, en toile de fond, la campagne suédoise de la fin du XIXe siècle fleurant un bonheur simple, à l'image de celui des classiques de la littérature enfantine scandinave. 2. S'inspirer. Dans ses jeunes années, Carl Larsson (1853-1919) a tenté sa chance en France au côté des impressionnistes, mais la concurrence était rude. Lui qui se rêvait peintre historique sera peintre de son histoire. Lorsque son beau-père lui offre une petite maison en Dalécarlie, il se reconvertit en artiste champêtre peignant la nature, sa famille et sa maison, qu'il décore avec sa femme Karin. Ce qui lui vaudra enfin le succès. 3. Percer le secret du style suédois. Les Larsson ont mis beaucoup d'ardeur à transformer leur nid, figé par Carl pour la postérité. Le livre Notre Maison, illustré par l'artiste, a même servi de bible de la déco intérieure et posé les bases du fameux style suédois. Ainsi, Ikea, sponsor de l'exposition, revendique l'héritage spirituel. Une famille de huit enfants force l'imagination lorsqu'il s'agit de partager un même espace. Rangements cachés, meubles adaptables, utilisation réfléchie de la couleur... tout est là. 4. Titiller les artistes en herbe. Homme polyvalent, Carl Larsson aimait composer ses tableaux en mêlant les inspirations. Il se servira par exemple de la photographie pour varier les plans de reproduction de son univers familial et croquer une certaine instantanéité qui colle merveilleusement à l'enfance. De quoi nourrir la réflexion lors de l'atelier d'aquarelle qui sera proposé chaque vendredi après-midi. 5. Sauter sur l'occasion. Cette exposition n'aurait sans doute pas été possible sans la fermeture pour quatre ans du musée national de Stockholm qui possède de nombreuses oeuvres de Carl Larsson. La maison-musée des Larsson, dans la lointaine Dalécarlie, a également accepté de prêter plusieurs pièces exclusives dont des meubles fabriqués ou transformés par cet infatigable touche-à-tout. Ce printemps, la Suède profonde sera à portée de Thalys. Carl Larsson, l'imagier de la Suède, Petit Palais, avenue Winston Churchill, à 75008 Paris. petitpalais.paris.fr. Du 7 mars au 7 juin prochain.M.F.