Que dénoncez-vous dans votre livre ?
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Que dénoncez-vous dans votre livre ? C'est une invitation qu'on lance aux femmes à, comme le titre l'entend, dire " fuck " à la petite voix qui nous empêche toutes d'avancer. Le but, c'est de donner des clés et des outils faciles à mettre en place pour alléger le quotidien et lâcher prise. Qu'est-ce qui a déclenché cette volonté de pousser un coup de gueule ? Une fois qu'on a calculé le nombre d'heures de prise de tête sur des sujets qui revenaient, on a eu un déclic. Dans un premier temps, on avait décidé, il y a deux ans, de créer une newsletter dédiée au bien-être des femmes. On voulait lancer, tous les lundis matins dans leurs boîtes mail, un appel du pied, un petit clin d'oeil pour bien commencer leur semaine. L'aspect déculpabilisant et décomplexant est apparu par après. C'est un constat de nos vies et d'anecdotes qu'on partage avec nos amies. On se dit qu'on a toutes les mêmes problèmes et c'est de là qu'est venue l'idée de les coucher sur papier. Est-ce un plus d'écrire à quatre mains ? On a cette chance d'être deux et comme on travaille ensemble, on est un peu la vitrine et le miroir l'une de l'autre. On échange beaucoup et ce qu'on met en avant dans le livre, c'est qu'il ne faut pas rester chacune de son côté avec ses soucis. C'est important de communiquer, de ne pas oublier qu'on est toutes dans le même bateau. On parle aussi, à de nombreux endroits dans l'ouvrage, de relativiser et d'arrêter de culpabiliser. Pourquoi avoir mis un cachet féministe à des problèmes qui pourraient être généraux et partagés par des hommes ? L'ouvrage est en effet clairement dédié aux femmes, mais ce n'est pas pour ça que la charge mentale ne peut pas aussi être un sujet masculin. On a rapidement pris le parti d'en faire un journal. C'était plus facile pour nous de parler de quelque chose qu'on maîtrise, mais c'est vrai que beaucoup d'hommes pourraient se retrouver dans pas mal de situations identiques.