Lorsqu'il quitte Anvers et s'installe dans la capitale pour étudier l'histoire contemporaine, Hendrik Opdebeek est loin de s'imaginer qu'il fera carrière dans la mode. Il a bien eu sa période punk, au collège, un peu comme tout le monde, c'était les années Thatcher après tout, jusqu'à ce que ça " devienne in ", la cooptation d'un clan, cela n'a jamais été son truc. " Quand je suis sorti en 1988, la crise était aussi grave que celle que nous connaissons aujourd'hui, se souvient-il. Le taux de chômage était au plus haut. Comme tous les jeunes de mon âge, j'ai accepté tout un tas de petits boulots. " C'est en jouant les extras lors de la soirée anniversaire des 5 ans de la boutique Stijl qu'il croise la route de Sonja Noël. Quelques jours plus tard, il troque son plateau de zakouskis pour un job de vendeur ad interim qui, peu à peu, se transfor...